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Les aquaculteurs Réunionnais sont en grand danger


Économie
Mercredi 15 Janvier 2014

Les aquaculteurs Réunionnais soulèvent un certain nombre de dysfonctionnements au sein de l’ARDA (Association Réunionnaise pour le Développement de l’Aquaculture), entraînant des préjudices importants pour le fonctionnement de leurs exploitations.
Et de ce fait, ils se retrouvent au bord de la faillite, sans revenus depuis quelques mois.


Hervé Sinama, producteur à Sainte-Suzanne
Hervé Sinama, producteur à Sainte-Suzanne
Quels sont les dysfonctionnements de l’ARDA qui ont mené à la perte totale de confiance entre la direction de cette association et l’ensemble des producteurs ?
 
Les relations tendues des aquaculteurs et du directeur de l'ARDA  ont commencé quand les producteurs ont dénoncé la quantité insuffisante et la mauvaise qualité des alevins qui leur étaient livrées. Ces problèmes seraient directement liés au nombre insuffisant de géniteurs.
 
Il faut savoir que pour avoir la rentabilité nécessaire à l'entreprise, il faut un maximum d'alevins mâles. Au-delà d'un certain pourcentage de femelles dans les bassins la rentabilité de l'élevage n'est plus assurée. Les femelles étant plus petites que les mâles.
 
La qualité du tri dans l'écloserie est donc primordiale à la bonne santé économique des producteurs en aval.
 
Une des fonctions de l'ARDA est l'écloserie et donc de la fourniture d'alevins aux producteurs qui eux les mettent en bassin et amènent les poissons jusqu'à l'étalage du vendeur.
 
Suite à des dysfonctionnements internes à l'ARDA il n'y a plus de livraison d'alevins depuis quelques mois. 
 
L'Arda est dans l'impossibilité de remplir sa mission première et vitale pour la filière aquacole Réunionnaise.
 
L'importation d'alevins ne pouvant être faite par les producteurs pour des raisons sanitaires.
 
La situation de de monopole de l'ARDA pour la fourniture d'alevins condamne cette filière.

Des bassins vides
Des bassins vides
Au-delà du mot filière ce sont des hommes, des femmes, des familles qui se retrouvent privés de leurs revenus. Sans pour autant que la qualité de leur travail soit remise en cause.
 
Aujourd'hui deux problèmes graves se posent :
1 comment sauvegarder l'outil de travail de ces familles ?
2 comment relancer cette filière ?
 
Les responsables de ce chaos économique dans le monde de l'aquaculture ne doivent-ils pas rendre des comptes devant les Réunionnais? Peuvent-ils continuer à chasser les primes pour créer de nouvelles filières, spiruline, aquaponie,… en laissant ceux qui y ont cru dans le canal, sur le bas côté de la route ?

INFO REUNION



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