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"Le CDI ne va pas disparaître avec la loi sur la sécurisation de l'emploi !"


Politique
Mercredi 1 Mai 2013

Depuis quelques temps circule dans les boîtes électroniques et sur les réseaux sociaux un message qui révèlerait le "véritable" objectif de l'Accord National Interprofessionnel de janvier dernier: mettre un terme au CDI. Le message, pour décrédibiliser l'action du gouvernement, dispense 4 contre-vérités. Décryptage.


"Le CDI ne va pas disparaître avec la loi sur la sécurisation de l'emploi !"
Le CDI est remplacé par le CDII : FAUX

Le message évoque en premier lieu le remplacement (et donc la fin) du CDI par le CDII (contrat de travail à durée indéterminée intermittent). Or ni l'ANI ni le projet de loi de sécurisation de l'emploi ne prévoient la fin du CDI : bien au contraire, il s'agit bien d'en faire la norme !

Les entreprises seront encouragées à embaucher en CDI par la loi de sécurisation de l’emploi. En effet, elle prévoit :
- Une hausse des cotisations patronales sur les contrats courts ;
- Un allègement temporaire des cotisations patronales pour les jeunes embauchés en CDI ;
- Un meilleur encadrement du travail partiel.
 
Qu'est-ce que le CDII ?
Le CDII permet de créer un contrat de travail durable conclu sur la base d'un CDI par les salariés de secteurs très spécifiques qui connaissent des variations d’activité importantes durant l’année : tourisme, productions saisonnières, formation, etc. Il ouvre donc les mêmes droits que le CDI aux salariés qui en bénéficient.

Les entreprises pouvant conclure des CDII sont soit :
- les entreprises décrites par l'article L5213-13 du code du Travail (entreprises adaptées et centres de distribution de travail à domicile)
- les entreprises pour lesquelles une convention ou un accord collectif de travail étendu ou une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement le prévoit dans les conditions prévues par l'article L3123-31 du code du travail.

L'ANI de janvier en porte l'extension expérimentale aux PME de moins de 50 salariés dans 3 secteurs : les organismes de formation, le commerce des équipements de sport et de loisirs et les chocolatiers.
 

Les contrats de travail pourront être modifiés et rompus unilatéralement par l'employeur : FAUX
La loi de sécurisation de l'emploi renforce la protection de tous les salariés, dont les CDI, contre les licenciements notamment en poussant les entreprises en difficultés à privilégier les solutions qui préservent l’emploi – chômage partiel et accord de maintien de l’emploi – plutôt que des plans sociaux.

Elle rend  également plus difficiles les licenciements abusifs en conditionnant les plans sociaux à un accord majoritaire des syndicats ou à l’homologation par le juge administratif, qui pourra renchérir le coût des licenciements et imposer des mesures de reclassement et de recréation d’emplois dans les entreprises qui disposent de moyens financiers importants.

Pour préserver l’emploi dans les entreprises en difficultés conjoncturelles, la loi de sécurisation de l’emploi prévoit des accords de maintien de l’emploi qui permettront d’aménager les salaires et le temps de travail pour une période limitée à deux ans. Ces accords de maintien de l’emploi devront obligatoirement être signés par les syndicats majoritaires. Les salariés qui refuseront les conditions d’un accord de maintien de l’emploi bénéficieront de l’ensemble des garanties associées à un licenciement économique individuel.

Enfin la loi de sécurisation de l'emploi garantit à tous les salariés une complémentaire santé collective et met en place des droits rechargeables à l'assurance-chômage.
 

L'ANI a été négocié "en catimini" : FAUX
L'ANI a fait l'objet d'une concertation entre tous les syndicats et la loi fait l'objet d'une discussion parlementaire

L'Accord National Interprofessionnel qui a servi de base au projet de loi de sécurisation de l'emploi a fait l'objet d'une concertation entre tous les syndicats: le MEDEF, la CGPME, l’UPA, mais aussi la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT et FO. Le gouvernement et les socialistes ont relayé les résultats de l'accord dans les médias.

De plus le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi a bien fait l'objet de discussions publiques au Parlement. Son adoption définitive à l'Assemblée nationale n'a pas encore eu lieu et donnera lieu à nouveau à des explications de texte publiques.
 
Il y a collusion entre François Hollande et "les marchés financiers" : FAUX
Le message sous-tend l'idée d'une collusion entre François Hollande et "les marchés financiers". Outre le flou de l'expression, la conclusion tirée de la démonstration invite à une suspiscion malvenue: les taux d'intérêts sont imposés par la banque centrale européenne et la «confiance des marchés», pour artificielle qu'elle soit, est avant tout le signe d'une confiance dans la stabilité d'un pays.

Enfin, il paraît curieux de porter ces accusations contre François Hollande alors même qu'il a annoncé la mise en place de sanctions renforcées contre la délinquance économique et financière et la lutte contre les paradis fiscaux il y a peu.

PS



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Les commentaires

1.Posté par Le grand Jacques le 01/05/2013 16:36
Les socialos !

Les socialos ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des lèvres
Même les vrais n’y croient plus, ils n´ont plus d´illusions et n´ont plus’que des regrets
Chez eux ça sent la déception, la corruption et les méthodes d´antan
Que l´on vive à Paris on vivra démunis avec ces socialos
Est-ce d´avoir trop menti que leur voix se lézarde quand ils parlent d’Hollande
Ou alors trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières ?
Et s´ils tremblent un peu est-ce de voir mourir notre France si fière
Qui ronronne en Europe qui dit oui qui dit non, qui dit : je ne sais pas ?

Les socialos ne rêvent plus, leur programme s´ensommeille, leur pipo est cassé
Le mariage gay est triste, les promesses de campagne ne les font plus chanter
Les socialos ne parlent plus, leurs langues sont trop de bois, leurs idées trop médiocres
Du «ché-pas » à « pas maintenant » puis de « pas maintenant » à l’indécision
Et s´ils sortent encore bras dessus, bras dessous, tout habillés de honte
C´est pour suivre ek la presse l´enterrement d´un pays, l´enterrement d’un ami
Et le temps d´un sanglot, oublier toute une heure notre France qui gronde
Qui recule, qui s’enfonce, ek celui qui dit oui ek celui qui dit non, et surtout qui attend
Les socialos ne gèrent pas, ils s’occupent de leurs affaires et ce pour plus longtemps
Ils se tiennent la main, ils ont peur de se perdre et se perdront pourtant
Et la France reste là, au meilleur c’est le pire, au doux c’est le sévère
Cela ne leur importe guère, celle de ceux qui restent c’est la France en enfer
Vous les verrez peut-être, vous les verrez parfois déguisés en chagrin
Traverser le présent en s´excusant déjà de n´être pas plus loin
Et puis fuir devant vous une dernière fois le quinquennat d´argent
Qui ronronne à l’Elysée, qui dit oui qui dit non, qui nous dit : Moi j’attends
Qui ronronne à l’Elysée, qui dit oui qui dit non et puis qui nous descend.

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