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La revanche du camp de René-Paul Victoria sur Nassimah Dindar


Édito
Mardi 17 Janvier 2012

Le député sortant a chez lui, une photo particulière : celle où Nassimah Dindar réélue présidente du Conseil général (son deuxième mandat), lui fait l'accolade et l'embrasse sur les deux joues. Ce jour-là, le dimanche 23 mars 2008, René-Paul Victoria, battu aux Municipales de Saint-Denis, "recevait le baiser de Judas", a dit l'un de ses proches.


La revanche du camp de René-Paul Victoria sur Nassimah Dindar
La relation Dindar - Victoria s'était beaucoup dégradée en fin de mandat de l'ancien maire. René-Paul Victoria avait écarté son premier adjoint à l'époque, Jean-Jacques Morel. Nassimah et Ibrahim Dindar étaient également privés de délégation. Et au Conseil général, "Serge Hoarau, proche du maire en place, nous menait la vie dure", disait la présidente.

La rupture survenue au sein de la majorité municipale dionysienne, et ce avant les Municipales 2008, a conduit les Dindar à s'allier avec le socialiste Gilbert Annette. Et lors de la campagne électorale et du scrutin, une partie des salariés de l'Arast avait choisi de militer pour les socialistes.

C'est même l'intervention de l'un des cadres de la structure sociale qui a travaillé d'abord au rapprochement des deux parties pourtant politiquement opposées (Dindar : UMP et Annette : PS), puis à la mise en place d'une vraie stratégie sur le terrain, et ce pour faire basculer la majorité municipale dans le camp PS. A l'issue du second tour, Gilbert Annette a gagné avec plus de 4.000 voix d'écart.

Ce résultat s'est confirmé avec des écarts probants entre les concurrents de Gauche et de Droite lors des Cantonales sur Saint-Denis. Sauf pour Ibrahim Dindar, son seul charisme, son sourire enjôleur et son air faussement naïf ont suffi à convaincre le candidat socialiste, Philippe Naillet, à se retirer du deuxième tour et de le laisser gagner.

Et cerise sur le gâteau pour les Dindar, ils ont construit une majorité "arc-en-ciel" avec la Gauche. Ce jour-là, René-Paul Victoria a assisté impuissant au triomphe des Dindar. Hier, l'ancien maire avec une forte délégation, a fait le déplacement devant les grilles du palais de La Source.

Le député a salué tout le monde. Il a pris des nouvelles de chacun. Il a échangé avec Paul Junot, le père Stéphane Nicaise et Raoul Lucas. Bien sûr, il aurait aimé rentrer, faire la bise à Nassimah et Ibrahim, surtout à Nassimah. "Les grilles sont toujours fermées". Et, il y avait une lueur particulière dans les yeux de René-Paul Victoria… La vengeance a souvent un goût spécial. Piquant. Pétillant. Enivrant.

Une indicible délectation…




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