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"La responsabilité, c’est de ne pas fuir face à l’urgence"


Dans la presse
Vendredi 2 Mars 2012

"J’ai entendu avec beaucoup de surprise le commentaire d’Ericka Bareigts suite à l’annonce des mesures d’urgence prises contre la vie chère, grâce notamment à la participation financière des collectivités locales que sont le Conseil Général et le Conseil Régional. L'élue de Saint-Denis estime qu’il s’agit d’un «choix dangereux» car engageant les fonds des collectivités locales au détriment d’autres projets".  


"La responsabilité, c’est de ne pas fuir face à l’urgence"
"Pourtant, ce jeudi, j’ai entendu Philippe Naillet, porte-parole du parti socialiste dont Ericka Bareigts est membre, juger sur une radio locale, que les mesures prises sont «de bonnes mesures d’urgence». Je salue son honnêteté intellectuelle de reconnaître que lorsque des quartiers de La Réunion s’embrasent, lorsque les Réunionnais crient leur détresse, et lorsqu’on est un représentant du peuple, la responsabilité, c’est de ne pas fuir face à l’urgence et d’apporter des réponses concrètes aux problèmes des Réunionnais.

Je constate qu'Ericka Bareigts ne partage pas le point de vue de son parti et préfère se rapprocher dangereusement du PCR qui joue ces derniers jours le rôle de pyromane plutôt que celui de pompier.

Bien sûr qu’il faut revoir notre modèle économique et social et sur ce point, je rejoins la démonstration de certaines personnalités politiques. Trop longtemps, La Réunion a misé sur la performance économique au lieu de miser sur le capital humain que sont nos jeunes, mais aussi les moins jeunes.

Depuis trop longtemps, La Réunion est dépendante du marché européen et a laissé régner les monopoles et les oligopoles. Aujourd’hui, ce sont tous ces modèles qu’il faut revoir. Il faut remettre l’humain au centre du développement de l’île.
 
Mais contrairement à ce que dit Ericka Bareigts, candidate aux élections législatives, les Réunionnais ne vont pas se contenter de discours dans lesquels on dit «il faut changer de modèle», s’asseoir autour d’une table et réfléchir pendant que La Réunion souffre. Il fallait proposer des mesures d’urgence afin que les Réunionnais puissent respirer un peu le temps que la réflexion sur notre modèle puisse aboutir. Et pour cela, je salue l’action de la présidente du Département, Nassimah Dindar,  du président de Région, Didier Robert et du préfet de La Réunion, Michel Lalande.
 
Les deux collectivités se sont engagées à financer la baisse de plusieurs produits, elles ont également  participé à la baisse du prix de la bouteille de gaz à 15 euros ainsi que des carburants. Ce sont des efforts considérables au profit de la population réunionnaise. Je tiens aussi à saluer l’initiative du Conseil Général de mettre en place un chèque électricité en faveur des publics qui perçoivent jusqu’à 1,4 Smic. On oublie trop souvent que la classe moyenne est redevable devant l’impôt mais ne bénéficie que trop peu de la solidarité nationale. Cette population a droit elle aussi à cette mesure de justice sociale.
 
Alors, Madame Bareigts, je vous répondrai qu’il ne s’agit pas d’un choix «dangereux» mais NECESSAIRE et RESPONSABLE. Les Réunionnais attendent des élus de la République des réponses concrètes à leurs problèmes du quotidien.  Et je constate malheureusement que vous n’êtes pas en mesure de leur en apporter, ce qui ne présage rien de bon pour une candidate au poste de députée !"

Fabien



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