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"La déroute du PS aux prochaines élections municipales de 2014 ?"


Dans la presse
Lundi 24 Septembre 2012

Alors que la côte de popularité de François Hollande et de celle de son Premier ministre ne cessent de chuter dans les sondages (43 % des français interrogés sont satisfaits soit l'une des plus fortes baisses enregistrées dans ce baromètre depuis 1958 au 23/09/12), il est intéressant dès lors de s’interroger sur les raisons de cette  rapide défiance qui s’installe subrepticement mais sûrement.


"La déroute du PS aux prochaines élections municipales de 2014 ?"
"Selon l’Express et les Echos du 23/09/12, l'écart entre confiance et défiance est négatif de 11 points pour F. Hollande, de 7 pour Jean-Marc Ayrault. La baisse de confiance envers François Hollande est surtout sensible chez les ouvriers (35 %, – 21 points), les cadres et les professions libérales (–12), ainsi que chez les sympathisants du Front de Gauche (–15).

Le Président "normal" attribue sa baisse de popularité à l'«inquiétude» née de la crise et  des difficultés financières des autres pays européens. Dans ce contexte d’incertitude et de morosité, le PS se prépare- t-il déjà à une raclée électorale pour les prochaines municipales ?
 
Non, car tous conviennent que le PS dispose d’une machine de guerre composée d’une armada de militants qui sait s’organiser quantitativement pour quadriller des quartiers entiers : l’effet nombre est important.
Non, car l’utilisation "abusive" et massive des moyens municipaux : humains, matériels, financiers et logistiques (et les dernières élections  législatives à la Réunion l’ont bien démontré) permettra aux maires socialistes de partir "à la guerre" sereinement sur le plan financier.

Non, car la distribution encore massive des contrats aidés facilitera, encore l’achat de voix de milliers d’électeurs fragilisés par la détresse sociale.
Non car le recours aux promesses farfelues sera une fois de plus pratiqué donnant ainsi une majorité aux maires socialistes.
Cependant, l’impopularité grandissante du PS favorisera incontestablement la méfiance des électeurs face au PS aux prochaines municipales de 2014.
 
Oui, si les français continuent à douter de la stratégie de  F. Hollande et si la colère et l’amertume des électeurs floués s’accroissent en raison de l’omerta affligeante de l’Elysée, notamment sur les recrutements au sein de l’Education Nationale et de l’augmentation prochaine de l’imposition des retraités les plus « aisés » et de l’impôt en général.

Oui, si les 60 propositions – plutôt rassurantes en période électorale - paraissent être des semi-mensonges au fil des mois. Oui, si le terrain continue à être favorable à la désillusion. Il ne faut pas oublier que beaucoup de français avaient voté pour Hollande, sans trop de convictions, juste pour éjecter Sarkozy.

Oui, si le slogan « le changement, c’est maintenant » se transforme en "le changement, c’est pas pour demain" conformément à la maxime mitterrandienne, "il est urgent de donner du temps au temps"….
 
Oui, si des réponses concrètes ne sont pas apportées concernant la baisse du taux de chômage et si le contexte socio-économique se dégrade davantage notamment face aux inquiétudes sur la zone euro.
 
Du national au local, il n’y a qu’un pas. Tout porte à croire que la poursuite de la dégradation de l’image du PS national risque d’entacher l’image du PS sur le plan local. Les dommages collatéraux mettront à mal les collectivités locales. La Réunion ne sera pas épargnée et  il est fort à parier que le Parti Socialiste risque de perdre plusieurs municipalités réunionnaises en 2014 notamment dans les communes où les tensions sociales sont récurrentes et où les insatisfactions grandissantes favoriseront un contexte déprimant et anxiogène.

La prochaine échéance est déjà demain. Il est impératif de porter ses regards, dès à présent, vers l’avenir. Qu’en est-il pour Saint-Denis ?

L’examen des parties prenantes en présence permet de considérer les caractéristiques de cette nécessaire ligne d’opposition. L’UMP, par la voix du président de la Région Réunion, a laissé tout récemment entendre qu’elle présenterait une liste aux prochaines municipales. L’UMP réunit-elle les conditions nécessaires et absolues de réussite ? Non, si elle persiste à maintenir sa rigidité et ses lignes de conduite anti-sociales éloignées de cette posture humaniste….  Comme le PS, elle distillera davantage de méfiance que de confiance. L’UMP gagnerait dès aujourd’hui à faire émerger une alternative intelligente, plus citoyenne, plus solidaire voire plus humaine qu’une ligne de démarcation politisée à outrance et où la guerre des chefs est prépondérante.

Il faut qu’elle se fasse à l’idée que le score de son représentant lors des dernières législatives laisse  présager une cuisante défaite lors des prochaines municipales.
 
Quant au PCR peu représentatif sur le chef-lieu réunionnais, mériterait de re-visiter en profondeur ses fondements en matière d’enjeux stratégiques. L’amélioration de son image sociale extérieure passe par une prise en compte rapide du rôle essentiel de la femme et des jeunes sur l’échiquier politique. Une optimisation de sa pyramide des âges dans le sommet stratégique est à envisager rapidement. A moins qu’une "alliance dionysienne" inopinée ne vienne bousculer les cartes et créer ainsi la surprise. Quant aux Centristes, les contours de cette ligne de démarcation semble bien floue. Les accords conclus lors des dernières législatives résisteront-ils à l’assaut des velléités individuelles ?
 
Au demeurant, un conglomérat de « bâtisseurs » est hautement salutaire. Mais où trouver cette liste pour un Saint-Denis renouvelé ? L’opposition actuelle, morcelée, écartelée entre les querelles de chapelles et le jeu de pouvoir, n’a pas les capacités de monter au créneau avec l’ardeur et la rage nécessaires pour battre les forces socialistes en présence. D’autant qu’il faudrait une personnalité –un leader charismatique- qui puisse conduire cette liste et là …quid de la représentativité légitime. L’opposition doit apprendre que la vie politique à Saint-Denis n’est pas uniquement rythmée par des séances du conseil municipal, mais par une opposition proactive à moins qu’un accord tacite entre les deux groupes PS/UMP, ne vienne affermir, cette position silencieuse  synonyme  d’une « paresse inacceptable » ?
 
Oui, le maire socialiste actuel de Saint-Denis risque de prendre un "tacle" ou un « bèzement dans deux ans » si une ligne d’opposition forte, cohérente, rassemblée autour d’objectifs partagés et d’un projet ambitieux et  avant-gardiste pour le Chef-lieu et ensuite pour la Réunion.
 
Oui, car les nombreuses promesses électorales -et notamment les grands chantiers- ne seront jamais tenues, ou sans doute, elles émergeront, comme par enchantement, à la veille des élections pour tenter d’aveugler une fois de plus les électeurs. Oui, si les employés communaux récemment floués par le nombre trop restreint de titularisations (30) et ses critères d’éligibilité, se démobilisent … et la démotivation est déjà palpable… Un conflit social d’envergure est même sur le point d’apparaître au sein de la Mairie de Saint-Denis. Seulement, il y a urgence. La prochaine échéance est  proche… Et il ne s’agit pas de récolter avant d’avoir labouré le terrain…

Pour 2014, Saint-Denis a besoin de promoteurs ou de développeurs pour son territoire. Ces derniers agiront en intelligence de situation et non plus en politiciens opportunistes, alimentaires, assoiffés par le pouvoir et par l’appât du gain. Pour remporter les élections municipales de 2014 de la 1ère ville de l’Outre-Mer, la liste charismatique doit impérativement se composer d’une équipe fédérée autour d’ un projet municipal – avec des valeurs essentielles d’honnêteté,  de probité, de partage et de visions partagées- et non pas sur un projet politique commun et stérile.

Il s’agira d’une liste d’ouverture à composante plurielle – allant au-delà de la dichotomie droite/gauche-,  avec des femmes et des hommes de bonne volonté, compétents, volontaires, désintéressés par l’esprit du lucre et partageant une vision de solidarité et de renouveau pour Saint-Denis.

Saint-Denis a besoin de se reconstruire une image qui va  au-delà de considérations exclusivement politiciennes. Elle a besoin d’une cohérence, d’un travail de fond sur ce qu’elle est et sur l’idée qu’on s’en fait à l’extérieur et surtout d’une image saine et enfin restaurée.
 
Pour Saint-Denis, un autre visage de la gouvernance urbaine doit  rayonner et l’arrivée d’une équipe nouvelle demeure  indispensable et salutaire. L’alternance est souhaitée et attendue par des milliers de dionysiens. Mais vous, êtes-vous disposés à  façonner ensemble cette alternance intelligente ?"

Margaret Robert Mucy, Parti Génération solidaire



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