sak ifé nout jordu ék nout demin

La Région Réunion pousse les forces vives en dehors de leur île.


Politiblog
Dimanche 2 Septembre 2012

Malgré les efforts financiers de la Région, le dispositif des aides à la mobilité ne fonctionne pas. Les jeunes réunionnais ne veulent pas partir.
La Région souhaite connaître les causes qui empêchent les jeunes réunionnais de partir pour une formation ou trouver de l'emploi.


La Région Réunion demande à l’INSEE Réunion de mener une enquête sur les « freins à la mobilité des jeunes réunionnais vers la Métropole ».

Mais quel est l’objectif qui se cache derrière cette enquête?

Certains jeunes Réunionnais ne veulent pas aller travailler en Métropole.

Didier Robert veut-il lever Les «freins» à la mobilité ou veut-il remettre en cause le libre choix?

Quitter son île doit être un acte volontaire, non subi ou contraint.

La Réunion a connu des périodes douloureuses dans son histoire qui doivent servir de leçon pour lavenir.

Ne serait-il pas plus pertinent de comprendre les causes historiques, sociales, culturelles et surtout humaines qui nincitent pas le jeune Réunionnais à vouloir quitter son île?

Comment peut-on convaincre nos jeunes à chercher du travail en France ou en Europe, continent frappé aujourdhui par la crise?
Alors que dans le même temps nos jeunes assistent impuissants au débarquement dans notre île plusieurs personnes dans léducation nationale et dans des entreprises privées.

En lançant cette enquête, la Région donne l’impression d'une part qu’elle n’accepte pas que les jeunes Réunionnais font le choix de vivre et travailler au pays et d'autre part que le dispositif d'aides à la mobilité ne fonctionne pas.

Pourtant chaque année plusieurs milliers de jeunes réunionnais quittent volontairement La Réunion pour suivre un parcours de mobilité.

Il suffit de prendre l’exemple des jeunes qui vont au Québec.

 

Respectons les choix des jeunes qui veulent partir comme ceux qui veulent rester.

Concentrons plutôt nos efforts pour développer l’économie de notre île et créer des emplois.

Faisons de l'embauche locale une priorité.

Ouvrons un véritable débat sur la régionalisation de l'emploi dans l’île.

Considérons la mobilité comme une chance supplémentaire offerte aux jeunes et non comme une obligation.

 

Et ne devrait on pas également identifier les feins au retour des Réunionnais dans leurs pays?

 

 

 


Aline Murin Hoarau



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