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L'automobiliste, la vache à lait du gouvernement


Édito
Dimanche 31 Juillet 2011

La route rapporte des milliards d'euros au gouvernement. De l'apprentissage à l'obtention du permis de conduire, de l'achat de la voiture à chaque déplacement, aussi petit soit-il, l'Etat engrange des recettes à chaque kilomètre. L'automobiliste est sans doute l'individu le plus taxé en France.


L'automobiliste, la vache à lait du gouvernement
Passer son permis de conduire, coûte entre 750 euros et 1.500 €, et ce quel que soit le niveau social de la famille de l'apprenti-conducteur. Le gouvernement perçoit de l'argent sur chaque kilomètre effectué et 179 € lors de la délivrance du permis probatoire de trois ans.

Il y a après l'achat de la voiture, la carte grise et l'assurance annuelle (tout est question de cylindrées). Dans le prix d'acquisition de l'automobile, il y a la taxe carbone. Il y a le prix du carburant très fluctuant. Quand le prix du baril grimpe, le prix à la pompe, monte très vite. Et quand ça descend, l'Etat met du temps à ajuster les prix. C'est congénital.

A chaque kilomètre roulé, en métropole, il y a le TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers), à La Réunion, il y a le FIRT (Fonds d'investissement routier et transport), environ 200 millions d'€ pour les collectivités locales.

Pour l'automobiliste, il y a aussi l'entretien de son auto. A lui seul, le propriétaire d'un véhicule garantit des milliers d'emplois directs et indirects. Mieux encore, c'est aussi l'argent de ces usagers de la route qui est utilisé par l'Etat pour soutenir l'industrie automobile… qui souvent se délocalise et crée des emplois dans les pays de l'Est et en Asie.

En France, c'est un fait : rouler n'est plus un plaisir : péage en métropole, embouteillage, stationnement difficile et en constante augmentation, radars automatiques et mobiles, code de la route de plus en plus contraignant, amendes de plus en plus nombreuses et de plus en plus chères, permis à points, stages de récupération de points…

Cette attitude répressive de l'Etat repose sur un objectif ô combien louable : diminuer le nombre d'accidents et de victimes de la route. Qui peut s'élever contre un Etat qui pense d'abord à la santé de ses concitoyens ? Et si ça peut également faire du bien à la santé des finances publiques, faut-il s'en plaindre ?

A quand une assurance-vie pour chaque conducteur et sa famille ? (J'espère que je n'ai pas fait une gaffe)




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Les commentaires

1.Posté par MCB le 02/08/2011 19:28
Dans un objectif économique et écologique, nous proposons le retour à carriole bourrique ou à la charrette boeuf. Mais là encore, problème! Pollution. Il faudra s'acquitter de la taxe carbone pour émission de gaz méthane, causant des trous dans la couche d'ozone, à moins d'empêcher les boeufs de péter...

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