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Ibrahim Patel : "Il faut passer le logement social au privé"


Invité(e)
Vendredi 15 Avril 2011

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion, souhaite que l'Etat revoit certaines règles dans la mise en place des programmes de logements sociaux. L'un des objectifs : mieux engager les 250 millions de la Ligne budgétaire unique.


Ibrahim Patel : "Il faut passer le logement social au privé"
Quelles sont les modalités pour une relance probante de la commande publique ?
Il faut partir d'abord de notre environnement et des moyens définis par la loi. L'Etat a naturellement le rôle prépondérant. Le rôle de la Région Réunion, du Département et des communes, est aussi essentiel. Les leviers restent la défiscalisation, les programmes de logement social et les grands chantiers. Toutefois aujourd'hui, il est indispensable de revoir certaines règles.

C'est-à-dire…
Les différents partenaires un assouplissement ou une évolution de la règlementation, c'est-à-dire réduire les contraintes dans la mise en place et la réalisation des programmes de logements sociaux. Il faut passer le logement social au privé. Il faut graduer le logement social en trois parties : très social, social et intermédiaire. Cette graduation permet de différencier le public. Il faut enfin que l'Etat libère le foncier comme il l'a dit.

Cela n'occulte en rien la nécessité de professionnalisation des méthodes et de beaucoup d'entreprises ?
Bien sûr qu'il s'agit ici d'une question de méthodes. D'abord, il faut arrêter de dire que les seules grosses entreprises obtiennent les marchés publics. Les artisans, les petites entreprises et les petites et moyennes entreprises peuvent avoir les mêmes opportunités, si elles se regroupent en GIE, c'est-à-dire en Groupement d'intérêt économique.

Ce schéma se heurte souvent à des conflits d'intérêts ?
C'est une hypothèse plausible, mais c'est un schéma de fonctionnement qu'il faut prendre . Nous devons faire évoluer les mentalités, pour y parvenir, il faut à chaque fois mettre en exergue les intérêts communs plutôt que les différences ou les divergences. C'est un travail que nous avons commencé avec les commerçants. Il y a une dizaine de jours nous avons réuni 85 présidents et vice-présidents d'associations.

La CCIR va s'inscrire dans cette même démarche pour le BTP ?
Nous allons consulter tous les professionnels, nous allons définir le cahier des charges le plus approprié et efficace pour la création de GIE. L'outil de travail doit être professionnel. C'est ainsi que toutes les entreprises parviendront à créer les conditions pour réussir ou se maintenir.

Jismy Ramoudou



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