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Fonction publique : on va s'gêner !


Invité(e)
Mercredi 6 Juillet 2011

Pour une « réorganisation » libérale des services publics.
L’argumentaire en kit.


Le bien-fondé des réformes radicales

Fonction publique : on va s'gêner !
Il est manifeste qu’aux yeux des néo-libéraux qui dominent l’actuelle majorité gouvernementale, les fonctionnaires, qu’ils dépendent de l’État ou des collectivités locales, qu’ils soient actifs ou retraités de la fonction publique, apparaissent dans leur ensemble comme des poids morts coûteux pour les finances de la nation. Trop nombreux, inefficaces lorsqu’ils consentent à travailler, tatillons, rétrogrades, budgétivores, incapables d’évoluer, ils sont les représentants d’une forme politique de gestion de l’économie totalement sclérosée et, par suite, dépassée. Il faut donc, sinon s’en débarrasser totalement, tâche impossible sans contradiction avec la notion même d’État, du moins en « dégraisser les effectifs » de manière significative. La métaphore est signifiante. Il convient de liquider au plus vite ces surplus de « mauvaise graisse » si on veut retrouver un équilibre budgétaire et une efficacité productive dignes des nations développées, c’est-à-dire des pays solidement  armés dans la lutte dérégulée pour la conquête économique des marchés mondialisés. Voilà en résumé le fonds de commerce du discours officiel concernant la « réorganisation » libérale des services publics.

Démolir globalement et systématiquement l’image de l’ensemble des fonctionnaires

 La question ici n’est pas de savoir si cette analyse est justifiée , ni même de savoir comment le ministre de la fonction publique compte s’y prendre pour combattre les « lourdeurs et les rigidités » de sa propre main-d’œuvre , mais de percevoir par quelles manœuvres, quels arguments, avec quelles directives « idéologiques » il compte convaincre le public du bien-fondé des réformes radicales qu’il préconise. 
L’ensemble de l’argumentaire tactique, son axe principal, consiste, non pas à tenter de séparer le « bon grain de l’ivraie » pour filer une tout autre métaphore, mais à démolir globalement et systématiquement l’image de l’ensemble des fonctionnaires et des ex-fonctionnaires auprès du public. Il est plus facile de brouiller la cible que de viser juste, c’est-à-dire de viser ceux qui, de l’intérieur déconsidèrent la fonction publique…ministres compris.

Surfer sur la faiblesse actuelle des syndicats coincés entre la défense des régimes spéciaux et leur condamnation

La tâche paraît à la fois facile et difficile. Facile à cause de la faiblesse actuelle des syndicats coincés entre la défense des régimes spéciaux et leur condamnation, à cause aussi de l’individualisme général florissant qui conduit au « chacun pour soi, pousse-toi de là que je m’y mettre ! » plutôt qu’aux mobilisations solidaires. Facile aussi à cause de la crise économique mondiale majeure qui semble justifier les économies les plus drastiques « dans tous les domaines » . Facile encore puisque les fonctionnaires, qui ont perdu 4,5 % de leur pouvoir d’achat depuis 2000, paraissent sans réaction déterminée, comme anesthésiés de constater que leur propre ministre est le premier à sonner la charge. Facile enfin par l’efficacité des menaces de délocalisations et de privatisation des derniers services qui restent encore publics. Difficile en revanche parce que, en dépit des critiques moqueuses des humoristes pour qui les fonctionnaires restent des boucs émissaires faciles, les gens sont globalement satisfaits des services de l’État, comme en témoigne la récente « votation » concernant la Poste. En comparaison des pays ultra-libéraux comme les États-Unis par exemple et au dire des dernières enquêtes d’opinion, en France l’Hôpital fonctionne «  plutôt bien », l’Ecole ne s’en sort pas si mal, la Police reste majoritairement respectable, la Justice est reconnue intègre, tout comme les services des Impôts. Les ministres les plus hostiles aux fonctionnaires ont bien été obligés de le reconnaître : les Français sont globalement « plutôt satisfaits », voire « très satisfaits » de leurs services publics comme disent les enquêtes menées auprès de l’ensemble de la population, en dépit de certains disfonctionnements. Dans l’opinion, les fonctionnaires, quels qu’ils soient, sont « plutôt perçus comme des gens honnêtes, dévoués et travailleurs ».

Faire que l’image « plutôt positive » se renverse le plus rapidement possible en image franchement négative

La première tâche consistera alors à faire que cette image « plutôt positive » se renverse le plus rapidement possible en image franchement négative. Ainsi, les mesures les plus drastiques prises à l’encontre de la fonction publique paraîtront-elles justifiées. La vraie question devient alors : quelle stratégie convient-il alors d’adopter si on veut parvenir à déconsidérer la fonction publique ? La déconsidération massive apparaît comme la condition première qui permettra de justifier des réformes et d’éviter ainsi des réactions hostiles de l’opinion. Le ministre en charge du public a été parfaitement clair à ce propos lors d’une réunion de la Fondation Concorde, proche de la majorité actuelle, qui s’était tenue le 20 octobre 2007 à Paris. Il s’agira de monter en épingle les disfonctionnements du public et de taire les errances du privé. La stratégie est en place et, poursuivie par ses successeurs, elle s’applique déjà avec détermination, bien relayée par les médias auxquels l’argumentaire est quasiment fourni en kit.

Faire répéter par tous les canaux d’information possible que nous sommes au cœur d’une crise majeure

Il conviendra parallèlement de répéter sans cesse et de faire répéter par tous les canaux d’information possible que nous sommes au cœur d’une crise majeure, que la conjoncture économique est très défavorable, que la mondialisation entraîne des difficultés considérables.  Les fonctionnaires en général en demandent toujours plus, ils coûtent trop cher. Leurs grèves sont ruineuses et leur efficacité toute relative. Il est temps qu’ils apprennent à se serrer la ceinture et à se mettre au travail. L’État se doit de donner l’exemple en commençant pas ses propres troupes. 

Les retraités de la fonction publique quant à eux sont des bouches inutiles, quant aux actifs ce sont des « planqués budgétivores » inefficaces

Les retraités de la fonction publique quant à eux sont des bouches inutiles ; ils ne rendent plus « aucun service à la Nation ». Ils pèsent « presque 75 % du coût des fonctionnaires actifs ». Ils sont une lourde charge pour les finances qui en garantissent l’entretien. Par suite, toute argumentation qui justifierait l’allongement du temps de travail, la diminution des pensions et le passage des retraites par répartition aux retraites par capitalisation est bonne à prendre. On insinuera dans l’opinion l’idée que les retraites versées aux fonctionnaires sont au mieux une sorte d’aumône avantageuse, un privilège gracieusement octroyé à des inactifs, au pire un versement indu qui pénalise les vrais travailleurs . 
Quant aux actifs, quand ils ne sont pas chargés de missions le plus souvent inutiles que des audits à répétition devraient dévoiler et qu’une remise à plat des processus de production devrait améliorer, ce sont des « planqués budgétivores » inefficaces. On n’oubliera pas, de plus, d’insister sur l’inadaptation du fonctionnaire, nécessairement routinier, en face de la concurrence stimulante de l’univers compétitif libéral, protégé qu’il est par son statut «inamovible». Un bon management de type ultra libéral anglo-saxon devrait mettre bon ordre à tout  ça. Il conviendra parallèlement de toujours mettre en avant, par contraste, l’efficacité, la souplesse, la disponibilité, la flexibilité, l’efficacité du modèle privé. L’image active de l’employé libéral, toujours souriant, devant contraster avec celle, vieillotte et grincheuse, de l’agent de l’État. S’il est besoin d’exemples a contrario, on s’appuiera sur celui de l’efficacité  anglo-saxonne. Les plus dynamiques de nos diplômés ne s’enfuient-ils pas outre-manche vers des carrières plus gratifiantes ? Il conviendra donc d’opposer systématiquement le modèle économique et gestionnaire libéral anglo-saxon, positif, réactif, stimulant et dynamique, au modèle « étatique » français pesant, lent, passéiste, de type « socialo-communiste », voire « soviéto-stalinien ». C’est alors l’image vivante de la jeunesse libérale que l’on oppose à la décrépitude fonctionnarisée.

Promouvoir l’image active de l’employé libéral, toujours souriant, devant contraster avec celle, vieillotte et grincheuse, de l’agent de l’État.

Il va de soi que ces messages doivent êtres relayés ad nauseam par toutes les voies  possibles (presse écrite, télévision, radio). On doit noter que la quasi totalité de quotidiens, certains hebdomadaires, tels Le Point, L’express, Valeurs actuelles, Management, pour ne citer qu’eux, ainsi que les Journaux télévisés des chaînes les plus regardées, ont parfaitement compris la leçon : les fonctionnaires, quotidiennement ou à longueur de page, y apparaissent comme des fainéants, des inutiles à la limite du crétinisme et les retraités comme les crétins égoïstes. Les images de manifestations et les interviews sont triées avec soin pour déconsidérer les représentants des manifestants, les opposants ou les grévistes. On choisit systématiquement d’illustrer les journaux télévisés par les propos de quelque débile ou de quelque « agité du bocal » pour illustrer les revendications, par essence confuses, des fonctionnaires déjà tellement avantagés par la sécurité de l’emploi. Les présenter comme  anti-jeunes peut donne un supplément négatif à leur image déjà écornée. Le message est relayé semaine après semaine, parfois assez subtilement lorsque les directeurs de rédaction interviennent sous couvert  d’enquêtes spéciales en radio ou en télévision, de documentaires ciblés visant les « avantages » de tel « régime spécial » ou telle catégorie de fonctionnaires que l’on s’empresse de généraliser à l’ensemble de la fonction publique. A longueur d’enquêtes, invités sur les « plateaux télé », les responsables d’instituts de sondages, nouveaux grands prêtres de ma grand’ messe libérale, cassent de la fonction publique. Avec le temps, ce qui est explicitement visé n’est rien d’autre qu’une fragilisation massive de son image dans l’opinion. 

Que les médias présentent les fonctionnaires, quotidiennement ou à longueur de page, comme des fainéants, des inutiles à la limite du crétinisme et les retraités comme les crétins égoïstes.

Mais, en dépit de ce harcèlement, le dénigrement répétitif ne semble pas suffire. Ses effets corrosifs ne se font pas sentir assez rapidement aux yeux de nos réformateurs « thatchérisants ». Il convient donc conjointement d’agir de l’intérieur en dégradant la fonction publique dans son fonctionnement même. C’est alors au sein de l’institution qu’il faut porter le fer. Pour ce faire, il est urgent d’entreprendre un certain nombre de mesures fragilisant les services de l’Etat afin que les Français soient « moins satisfaits » de leur travail, voire « plus satisfaits » du tout, pour conserver la langue de bois des enquêteurs-fabriquants d’opinion qui viennent en renfort (ou en embuscade) pour participer à la curée. En rendant leurs tâches plus difficiles par exemple, voire impossibles, on a de fortes chances de faire apparaître les fonctionnaires comme des gens incompétents, et par suite impopulaires. Ces mesures de dégradation de la qualité des services, actuellement à l’œuvre dans toutes les administrations, vont de la baisse générale des investissements lourds à la diminution des effectifs en passant par des « restructurations » dont l’efficacité pratique reste le plus souvent douteuse, y compris sur certains postes clefs, précisément ceux qui mettent les agents au contact direct du public. Le calcul est simple : l’impopularité qui devrait s’ensuivre assez rapidement sera un bon prétexte pour justifier les privatisations à venir, sans risque de résistance sociale. Tout mouvement de contestation ne pouvant alors apparaître que comme impopulaire.

Renforcer la langue de bois des enquêteurs-fabriquants d’opinion qui viennent en renfort.

Comme si cela ne suffisait pas, il n’est pas mauvais de jeter le discrédit sur les organisations syndicales de fonctionnaires en laissant  entendre qu’elles ne sont plus représentatives (le nombre des syndiqués est, de fait, en baisse constante) et que leur honnêteté est plus que discutable : les caisses noires du patronat n’ont-elles pas servi à « fluidifier » les relations sociales, entendons clairement « à acheter des syndicalistes ouvriers » ? Certes, de telles accusations sont rarement formulées de manière explicite, mais adroitement suggérées, durcissant  ainsi sans qu’on puisse s’en défendre, les attaques à l’œuvre. Aux désormais traditionnels : « tous fainéants » et « tous inutiles » s’ajoute alors le « tous pourris ! », au risque que l’accusation se retourne contre ceux qui la formulent : s’il est des vendus c’est bien qu’il existe des acheteurs qui ne valent guère mieux ! Encore une fois, le but n’est que de dégrader l’image qualitative des services publics aux yeux des usagers.

Aux désormais traditionnels : « tous fainéants » et « tous inutiles » s’ajoute alors le « tous pourris ! »

Lorsqu’on prétend gouverner, il faut agir avec prudence cependant. Certains ministères sont plus fragiles que d’autres ou plus exposés. Par suite, on peut s’y attaquer plus aisément.  Pour ce qui touche à l’ordre des priorités, si certains domaines de la fonction publique semblent momentanément épargnés, comme la Police (émeutes électoralement utiles oblige, avec, au besoin, leurs « casseurs » téléguidés ; politique sécuritaire à l’approche des élections), d’autres en revanche semblent dans le collimateur : la Justice, l’Education, l’Armée, la Santé, la Poste, qui coûtent cher et que certains groupes privés verraient bien basculer en entreprises libérales, comme cela s’est fait pour France-télécom et comme cela se fait massivement aux États-Unis pour ce qui est des prisons, des universités ou d’une partie importante des soldats engagés en Irak. Les maisons de retraite, baptisées pompeusement  « Hôtels du troisième âge »  ou « Résidences de vie », sans doute par antiphrase, ne sont-elles pas déjà devenues en France de vrais pactoles pour les investisseurs privés ? Il n’est pas certain que les vieux retraités y soient mieux soignés, et à moindre coût pour l’État, que dans les structures traditionnelles.

L’attaque porte aussi sur la stabilité du statut même de fonctionnaire.

L’attaque porte aussi sur le monde du travail. Ce qui est alors directement visé dans tous les cas, c’est la stabilité du statut même de fonctionnaire. Il faut mettre en avant dans l’opinion la plus grande souplesse des contrats hors statut, leur adaptabilité, leur moindre pesanteur salariale,  afin d’en augmenter progressivement le nombre sans douleur. Pour ce faire, par-delà l’efficacité qui reste discutable, on développera des arguments d’apparence démocratique comme le suivant, d’une rare hypocrisie: les contrats hors statut permettent de recruter des « populations défavorisées », c’est-à-dire des gens qui ont difficilement accès aux concours de la fonction publique. On insistera sur la possibilité de recruter grâce à ces contrats à temps partiel, en fonction de besoins limités, des personnes ayant déjà une expérience professionnelle dans le privé, l’entretien direct et ciblé se substituant au concours anonyme. On soulignera la mobilité des employés privés qui permet surtout de recruter un personnel à la tête du client, ignorant de ses droits, obéissant et révocable à tout moment. Sous couvert d’égalité ou de souci démocratique, c’est à l’instauration du passe-droit, de l’arbitraire et du népotisme le plus cynique que l’on assiste alors.

Afin d’achever la bête

Afin d’achever la bête, il conviendra de mettre en avant les difficultés, les exemples de brebis galeuses, les dérapages ou les défaillances qui peuvent apparaître dans la fonction publique. Il faudra surtout les monter en épingle. On insistera particulièrement sur les absences injustifiées et les « congés de maladie », dont la généralisation des abus dans la fonction publique reste pourtant à démontrer. Il va  de soi qu’on passera sous silence la complicité active du monde médical, libéral pourtant, mais si utile en période électorale.
Pour ce qui est de la Sécurité Sociale, si chère aux Français et plus encore, peut-être, à ceux des libéraux qui en profitent directement ou indirectement, le mieux est de laisser « se creuser » les déficits jusqu’à l’effondrement final dont on fera porter la responsabilité aux cotisants. Il sera temps alors de passer à l’assurance privée plus juteuse et moins coûteuse pour la collectivité. Cette dernière s’imposera alors d’elle-même sans trop de douleur.

Les rendre aussi dociles que ces immigrés sans papiers

Concluons. Les ministres « de » la fonction publique sont devenus en quelques années les ministres « anti » fonction publique. Ils n’ont plus la charge de défendre le public dans l’intérêt des usagers mais de le liquider les services de l’État au profit de futurs clients du Privé. Si possible à moindre coût et sans douleur.  Faut-il s’en étonner ? « A l’intérieur, trop de travail ; à l’extérieur, trop de chômeurs ! » scandaient les manifestants hospitaliers devant la mairie de Paris. La réponse du ministre est claire : « À l’intérieur, toujours plus de travail avec moins de personnel ; à l’extérieur encore plus de chômeurs », c’est ce qui permettra au privé d’obtenir à moindre coût une main-d’œuvre disponible, soumise, peu exigeante et souple. Commençons donc par casser l’image encore trop positive de la fonction publique ; la privatisation annoncée de l’ensemble des services publics suivra d’elle-même. Au-delà, cette mise à mal des fonctionnaires, à l’évidence économique, vise à détruire l’idée même de citoyenneté, de service public ou d’assurance sociale. En lieu et place de ces modèles « obsolètes et ringards » fondés sur la solidarité sociale, c’est le consommateur isolé, le service privé et l’assuré solitaire qui pointent le nez. Ne seront-ils pas aussi dociles que ces immigrés sans papiers que l’on fait semblant de harceler mais que l’on conserve jalousement tant ils arrangent le monde, jamais assez souple mais toujours plus flexible, du travail.
Il n’est pas certain qu’à la longue, au-delà de l’image négative du fonctionnaire lambda, cette stratégie de dénigrement systématique de la fonction publique ne devienne contre-productive pour les services de l’État dans leur ensemble, y compris pour la classe politico-économique dominante, composée, comme chacun sait, de nombreux ex-fonctionnaires, classe politique de plus en plus « fonctionnarisée » elle même. 
À force de se dépouiller, il vient un temps où le roi est nu et n’a plus que ses nervis pour le défendre.

Bernard JOLIBERT



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Les commentaires

1.Posté par Marie Claude Barbin le 24/04/2011 08:52
Les clochettes de Pâques!
Même aujourd'hui, jour de Pâques, on nous sonne les cloches, à propos de ces cloches qui.... je vous laisse le soin d'imaginer ce qui vous plaît! Vous allez me dire, oui, c'est le jour! Pourquoi pas un grand jeu où les politiques et bon peuple se mettraient à 4 pattes, (c'est déjà fait), pour chercher des oeufs cachés dans les jardins du Conseil Général ou Régional ou ailleurs... Bon! C'est peut-être trop tard à organiser pour aujourd'hui. Alors, "L'année prochaine si tout va bien!". Ca ne vous rappelle rien? Mais si: un film français de Jean Loup Hubert où Isabelle se brouille avec Maxime... En politiK: y a toujours comme un brouillage...
NB. Bonnes fêtes de Pâques à tous. Attention à la crise de "FOI"!

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