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Florent Hurhungee : "Du développement endogène, à La Réunion"


Dans la presse
Mardi 28 Février 2012

"Il y a maintenant quelques temps nous avons entendu parler du concept de développement endogène. Il y a même eu la nomination d'un commissaire au développement endogène pour chaque territoire ultra-marin : la Guyane, les Antilles, (Martinique, et Guadeloupe), et la Réunion et Mayotte".


Florent Hurhungee : "Du développement endogène, à La Réunion"
"Voilà un beau concept économique puisqu'il s'agit de s'appuyer sur les forces locales pour assurer le développement du territoire. En d'autre terme faire confiance à une stratégie basé sur la micro économie afin de générer de la croissance sur le territoire, et de la richesse, source de progrès pour tous. L'enjeu est clair pour ces régions : favoriser la production locale en structurant les filières et faire en sorte que le territoire s'insère dans son environnement local.

Si l'idée est séduisante, certains s’interrogeaient déjà à l'époque sur les réelles motivations de Paris au travers de ce concept de développement endogène. N'était-ce pas encore un gadget sans réel volonté de s'attaquer aux problèmes de fond, comme la création d'emploi et la construction de logement ? Où un prétexte pour réduire les moyens financiers et organiser le désengagement progressif de l'Etat ?

Alors après 1 an et demi de fonctionnement que peut on dire en terme de réalisations. Nous constatons que les actions phares sont passées inaperçus pour le grand public, par exemple : la cession gratuite des terrains du domaine privé de l’Etat dans les 5 DOM pour favoriser la construction de logements sociaux (décret d'application signé le 31 décembre 2011).

Même si c'est une mesure intéressante, cela reste un peu mince quand on sait que ces commissaires perçoivent au alentour de 15 000* euros par mois (budget salaire sur une année 15 000 euros x 3 x 12 = 540 000 €).

D'autant que nous avons vu sur un an la progression du nombre de demandeur d'emploi de +7 % ainsi que les fermetures chroniques d'entreprises. Nous avons toujours autant de mal à exporter les produits frais en particulier les fruits de saison comme les letchis et les ananas. Notre capacité à commercialiser nos produits à l’extérieur constitue un enjeux majeur pour notre île.

Le potentiel humain est pourtant présent localement (plus de 300 jeunes diplômés de bac+4 et plus au chômage), nous avons des technologies de pointe et d'innovation (par exemple : le cyclotron), et nous sommes dans une des régions du monde avec les plus forts taux de croissance (la Chine, l'Inde, l'île Maurice ...). Alors comment exporter nos productions et nos savoir-faire dans la zone, de façon suffisamment efficace et concurrentielle, pour générer une croissance forte localement et créatrice d'emploi ?"

Florent Hurhungee



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Les commentaires

1.Posté par la folle le 28/02/2012 19:29
mr florent après la politique avec mme pausé va nous faire des cours sur l'environnement local et sur le développement endogène à la reunion bravo mr l'intello!

2.Posté par FOUTOR le 03/03/2012 18:00
Vas demander a ta copine Yolande, elle doit bien le savoir.

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