sak ifé nout jordu ék nout demin

Femmes en politique OI : "Mesdames, vigilance et persévérance !"


Invité(e)
Jeudi 6 Octobre 2011


Femmes en politique OI : "Mesdames, vigilance et persévérance !"
Depuis l’annonce des résultats des élections sénatoriales, l’ensemble des regards sont tournés vers le basculement à gauche de la Haute assemblée.

Cette alternance politique, inédite sous la Ve République, marque bel et bien un tournant historique. Mais elle ne doit pas pour autant faire passer sous silence un autre enseignement majeur de ce scrutin : la masculinisation persistante des hautes sphères de la République.

En effet, face aux résultats de ce dimanche 25 septembre, force est de constater que la parité, pourtant favorisée par la loi, peine à trouver ancrage dans la réalité politique française.

L’association Femmes en politique de l’Océan Indien – Réunion (FPOI-R) que nous avons constituée en mars dernier afin de plaidoyer et d’agir en faveur d’une plus grande participation des femmes à la prise de décision publique, entend dénoncer avec vigueur cette situation insoutenable où la parité peine à se développer, voire même régresse sensiblement à y regarder de plus près.

A la veille du renouvellement, 80 femmes siégeaient au Palais du Luxembourg. Désormais, elles ne seront plus que 77 sénatrices (sur un total de 348 sièges).

Ces résultats nous permettent de mesurer l’ampleur de la marge de progression que notre démocratie a encore devant elle en matière de parité.

Cela d’autant plus que, pour la énième fois, après des élections cantonales où seules 280 conseillères générales ont été élues sur 2026 conseillers généraux, ces élections sénatoriales de septembre 2011 ont mis en lumière le jeu insidieux des partis politiques et ses effets pervers sur la représentation des femmes. Les partis politiques rechignent encore à nommer des femmes têtes de liste, surtout lorsqu’un seul siège est estimé "gagnable".

Or, nous avons l’intime conviction que tête de liste ne se conjugue pas qu’au masculin et que le féminin de candidat n’est pas suppléante mais bel et bien candidate.

Alors Mesdames, redoublons de vigilance, persévérons et fédérons nos énergies pour prendre toute notre place dans la vie publique locale et nationale !




      Partager Partager

Les commentaires

1.Posté par TEGO le 07/10/2011 08:14
Mesdames , personne ne vous empêchent de vous porter à toutes élections cessez de regarder la paille dans l'oeil de l'Elu mâle . Je vous rappelle que nous sommes en démocratie et vous avez le droit d'être présente à tout scrutin . Sans être médisant en politique il faut être disponible à chaque instant de sa vie familiale , professionnelle , et le temps de se consacrer aux autres c'est le prix à payer pour se faire élire . Le système pousse toi de là pour m'y mettre parce que je suis une femme en démocratie il n'y a pas de quota entre Homme et Femme , si la Femme est capable de rassembler les électeurs qu'elle le fasse sans attendre que tout tombe du ciel ! Voilà qui est dit .

2.Posté par MCB le 07/10/2011 09:53
"Case à lire" ou comment réviser ses fondamentaux.
Si une tête (de liste) doit se conjuguer au masculin, soit la personne est frappée de la tête, soit elle est tombée dessus, soit elle n'a plus toute sa tête (ce qui revient au même).
De même si le féminin de candidat est "suppléante", il y a tout à revoir au niveau des règles, des accords, des synonymes, des homonymes...
C'est peut-être pour ça qu'on a créé des "Cases à lire". Vous me direz qu'il y a bien "un rougail, des rougaux", version Marta, Léonus!

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 27 Décembre 2013 - 01:00 Carburants : plus de 1000 emplois en danger