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"Ethylotest et Ligue contre la violence routière"


Dans la presse
Lundi 9 Juillet 2012


"Ethylotest et Ligue contre la violence routière"
A partir du 1er juillet, les éthylotests sont obligatoires dans tous les véhicules autorisés. Cette mesure a inspiré à la Ligue Contre la Violence Routière (LCVR) les quelques lignes suivantes, où deux sujets ont attiré son attention : la toxicité du produit et son utilité.

Toxicité
"Plus de 20 millions de tests vont se trouver chaque année, dispersés en déchets ou « dans la nature. Or chaque échantillon contient du dichromate de potassium, très "toxique par inhalation ou ingestion et très nocif par contact, la dose mortelle pour un homme est de 0,5 g/l.

L’élément chrome peut être accumulé par divers organismes vivants, dont les végétaux lorsqu’il est présent dans les eaux" d’irrigation et peut ainsi se retrouver dans la chaîne alimentaire. De plus, il ne faut "pas le laisser à la portée des enfants, le protéger de la lumière et éviter les températures supérieures à 40°C. Sa durée de vie est de 2 ans. Les pouvoirs publics  ne semblent pas avoir pris conscience de cette dangerosité et de cette "pollution probable".

Utilité
Un éthylotest placé dans la boite à gants est-il de nature à développer l'autocontrôle systématique ? On peut en douter, les conducteurs responsables « ont depuis longtemps adopté la bonne conduite et n'ont pas besoin d‘une obligation. Doit-on pour pallier l’incivisme de quelques-uns, appliquer à tous – abstinents compris- une mesure individuellement contraignante, coûteuse, difficilement contrôlable et dont il serait bon de connaître l'impact environnemental ? Un gagnant à coup sûr, le seul fabricant français qui a obtenu le  marché.

On peut également s’interroger sur la fiabilité : le changement de teinte indique approximativement la présence d'alcool chez le conducteur. Enfin l’interprétation et la lecture pour des taux d’alcool proches de la limite légale tolérée sont difficilement décelables. En cas de contrôle routier, la mesure doit être vérifiée par un éthylomètre. La LCVR n’a jamais préconisé cette obligation. Elle demande l’installation d’éthylomètres anti-démarrage sur tous les véhicules neufs et sur « ceux des contrevenants. Cette obligation existe déjà pour les véhicules de transports en commun.

Enfin, au cours des stages de récupération de points de permis, il est clairement indiqué de disposer de deux éthylotests, pour le cas où l’on devrait se servir de l’un d’eux dans un autocontrôle au sortir de discothèques ou de restaurants. Deux fois plus de bénéfices pour le fabricant. Mais un seul suffit lors des contrôles routiers.



Bruno Bourgeon membre EELVR



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