sak ifé nout jordu ék nout demin

Du mensonge en politique...


Dans la presse
Dimanche 28 Avril 2013

Il est cocasse de constater aujourd'hui à la Réunion, que nos édiles de gauche, qui nous avaient vivement recommandé de voter pour François Hollande à la Présidentielle et son fameux changement et massivement pour le PS aux élections législatives quelques semaines plus tard, apparaissent ces jours-ci bien discrets sur l'action et le bilan du gouvernement.


Du mensonge en politique...
Tout ce petit monde semble vouloir oublier bien vite toutes ces promesses faites aux citoyens français et réunionnais. Mais qu'à cela ne tienne, les municipales arrivent et il faut en remettre une couche au populo dont ils se fichent éperdument comme de leur 1er mandat...

Cette crise et cette défiance des citoyens envers les politiques, est totalement fondée. Elle n'est pas le fruit du hasard non plus. Elle ne prend pas sa source dans le montant de leur patrimoine, dont on se fiche éperdument, si ce n'est par voyeurisme. Des avoirs qui ne sont en rien synonyme de compétence, voire plutôt d'incompétence en ce qui les concernent. Comme le dit l'adage : "on n'a pas besoin d'être pauvre pour être honnête".

Cette défiance vient d'ailleurs. Elle provient du mensonge, tout simplement. Depuis les années 1975, les politiques de droite et de gauche n'ont fait que mentir aux Français et localement aux Réunionnais. Dès l'instant où le pays « France » a commencé à créer de la dette pour financer un niveau de vie toujours en augmentation, malgré la crise économique qui pointait son nez, on a menti sur tous les tons et à tous les niveaux aux citoyens.

C'est assurément encore, ce que font nos responsables politiques au gouvernement, au parlement, aux régions et aux départements. Les mairies ne sont pas épargnées même si les conséquences restent localement limitées (et tant pis pour Saint Louis !...).

Le mensonge est devenu chez l'homme politique un outil indispensable mais banal. Certains à les entendre dernièrement, ont même toute la caisse à outils nécessaire au mensonge, déclinée dans toutes ses variantes économiques, politiques et sociales. Les électeurs-citoyens sont désabusés de constater avec quel aplomb et culot, ces « professionnels du pipeau » nous promettent monts et merveilles, pour finalement une fois élus, se rétracter ou tout simplement oublier.

Certaines promesses en matière de droit notamment, engagent le promettant, celui qui fait la promesse. Il n'en est rien en matière politique, ce qui est dommageable, les conséquences étant parfois catastrophiques pour la situation et l'avenir du pays. On ne peut être un élu responsable sans avoir un profond respect et une connaissance certaine de la problématique des citoyens qui vous ont porté aux responsabilités. Pour cela, il ne faut rien promettre que l'on ne puisse tenir. C'est tout !...

Voilà où se situe le véritable problème, le nœud gordien de cette crise de confiance du "Citoyen" envers le "politique". Certaines personnalités et intellectuels ont ciblé le problème mais ne sont guère écoutés. On ne les invite pas forcément sur les plateaux télé non plus. La presse dans son ensemble se nourrissant elle-même de ces toujours nouvelles promesses des candidats. Promesses qui nourrissent le débat. Un débat mensonger cependant.

Il suffirait pourtant simplement d'un peu de sérieux et d'objectivité dans les programmes et les promesses des candidats. Les obliger à une obligation de résultats, sinon de moyens au pire. Une promesse étant suffisante en droit,  devrait aussi pourvoir l'être à fortiori en politique. Sans cela, il est à craindre que la désaffection des citoyens vis à vis des politiques ne s'intensifie. Les citoyens devraient dans certains cas et certaines conditions pouvoir poursuivre par des "cals actions", les élus hâbleurs.

Henri Queuille, président du Conseil sous la troisième République, ancien ministre et secrétaire d'Etat plus de trente fois, l'avait bien compris en affirmant que : "Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent..". A nous ne ne plus les écouter...

Franck Sanson



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Les commentaires

1.Posté par Franck SANSON le 29/04/2013 10:33
Correctif.

"Les citoyens devraient dans certains cas et certaines conditions pouvoir poursuivre par des "class actions" (actions de groupes), les élus hâbleurs"

Cordialement,

Franck SANSON

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