sak ifé nout jordu ék nout demin

Derrière le cimetière de Saint Paul


Politiblog
Lundi 14 Novembre 2011

“On n’a pas fini d’en voir des surprises !”, s’exclamait Bernard Marek, historien Saint-Paulois, en 2007.
Désormais toute la zone située entre le bord de mer et le mur d'enceinte du cimetière Marin de Saint Paul est classée site historique.
En effet la découverte des ossements humains sur cette plage a permis aux archéologues et aux historiens de dire que plusieurs esclaves auraient été enterrés à cet endroit au XVIII siècle.


Devoir de mémoire Saint Paulois. Quel a pu être  la vie de cet être humain qui nous a laissé ce crane?
Devoir de mémoire Saint Paulois. Quel a pu être la vie de cet être humain qui nous a laissé ce crane?

Le samedi 12 novembre plusieurs personnalités et associations ont rendu un hommage à ces hommes pour qui l'humanité a été bafouée, la liberté volée.

Pendant que certains, émus ont laissé un bouquet de fleurs à la mémoire de leurs ancêtres,d'autres personnes encadrées par l'association Miaro ont rendu un hommage selon les croyances et  les coutumes funéraires des esclaves.


Photos OF
Photos OF

En effet la mort est sacrée dans les traditions malgaches. Et ce rituel doit être respecté.

Le plus souvent les ancêtres décédés deviennent des intercesseurs entre le divin et la communauté qui remet son sort entre leurs mains.

A travers ce rituel, ces personnes ont rappelé que les esclaves malgaches constituaient plus de 70% du peuplement servile du quartier de Saint Paul et sont peut être  liés à ce cimetière.

Ces esclaves arrivés dans l'île ont dû abandonné leur culture, leur culte et leur rituel pour épouser celle des maîtres.

Dans une grande majorité des cas, ils ont été ensevelis sans aucun respect de leur croyance d'origine au mieux selon la religion ségrégationniste des maîtres.

La découverte de ces sépultures ouvre une nouvelle page de questionnement sur l'histoire de la Réunion.

Que ce lieu devienne désormais un lieu de recueillement, de respect et d'humilité pour honorer nos ancêtres  selon nos  traditions spirituelles.

Ces restes humains qui ressurgissent  du sable nous réconcilie avec notre histoire.

Une histoire où chaque Réunionnais descendants des blancs, de noirs, des Malgaches, d'Indiens partagent dans la fraternité l'héritage culturel, cultuel de leurs ancêtres.

Sé dann nout kér ék nout souvnans, ke  nou pé trouv kouraj pou alé débat dann malizé.

 

 


En mars 2007, après le passage du cyclone Gamède, Bernard Marek au commande avec l'équipe municipale et la Drac pour écrire une nouvelle page de notre histoire.
En mars 2007, après le passage du cyclone Gamède, Bernard Marek au commande avec l'équipe municipale et la Drac pour écrire une nouvelle page de notre histoire.
 Au nom du refus de l'oubli: respék tout de moune ék son manyér koz ék son léspri, servis kaf osi na son sans.

INFO REUNION



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