sak ifé nout jordu ék nout demin

Coût de la vie et embauche locale : Mon point de vue.


Dans la presse
Vendredi 20 Juillet 2012

Je souhaite réagir sur deux points de l'actualité marquante pour notre pays: d'une part, le contenu du rapport élaboré par la Commission sénatoriale dirigée par M. Sueur, président de la Commission des Lois du Sénat, plus particulièrement dans ses conclusions relatives au coût de la vie. D'autre part, la réponse apportée par M. Peillon, Ministre de l'Education, à M. Alfred Marie-Jeanne, député, sur la question de l'affectation prioritaire en Martinique des fonctionnaires martiniquais.


Présenté par la presse, le rapport parlementaire dit 'Sueur" propose des pistes pour lutter contre la vie chère. Si l'on peut se féliciter de cet intérêt renouvelé pour ce véritable problème des Réunionnais, force est de constater que trop de zones d'ombres et de contradictions marquent ce nouveau document pour qu'il puisse être considéré comme satisfaisant.
 
- S'agissant de la proposition visant à "acheter dans la zone", il faut rappeler que cette nécessaire diversification des approvisionnements doit s'appliquer à des produits de qualité égale à ceux que consomment les Réunionnais, sans que ceux-ci ne déstabilisent, par le dumping, les productions de notre pays.
 
- Sur la proposition relative à un octroi de mer à 0% sur les produits dits de première nécessité, il est à remarquer que cette mesure existe déjà, et touche un millier de produits.
 
- Enfin, si l'on peut se féliciter de la volonté de transparence qui anime la commission sénatoriale, notamment sur la formation des prix, le « rapport Sueur » souligne en conséquence les défaillances actuelles de l'Observatoire des prix et des revenus.

S'agissant de l'affectation prioritaire des fonctionnaires ultramarins dans leur région d'origine, la réponse favorable apportée par M. Peillon à la question de M. Marie-Jeanne, député martiniquais, soulève la question essentielle de l'Egalité de traitement entre les ressortissants des outremers. On ne voit en effet pas pourquoi ce qui est possible et admissible en Martinique ne le serait pas ailleurs et en particulier, à la Réunion. La revendication de l'embauche prioritaire des Réunionnais, exprimée par divers corps de la société, ne saurait être otage du manque de zèle des parlementaires. 

Yvan Dejean



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