sak ifé nout jordu ék nout demin

​Le PCR appelle à la solidarité avec les travailleurs du BTP


Politique
Mardi 12 Avril 2016

Depuis 4 jours, le secteur du BTP est touché par une grève. Dans sa conférence de presse de vendredi dernier, le PCR avait souligné que la revendication des travailleurs est légitime. Ils demandent 3 % d'augmentation, ce qui est une bouffée d'oxygène pour des milliers de Réunionnais confrontés à la vie chère.


Contrairement aux affirmations du patronat, cette augmentation est réaliste. Le secteur du BTP est dominé à La Réunion par des filiales d'entreprises françaises. Les bénéfices repartent à 10000 kilomètres d'ici. Pour le PCR, cet argent des majors du BTP, acquis grâce au travail des Réunionnais, doit rester à La Réunion. Il doit servir à financer l'augmentation de salaire que les petites entreprises n'ont pas les moyens d'accorder. En 2009 lors des manifestations du COSPAR, cette proposition de solidarité était d'ailleurs le sens du plan de sortie de crise de l'intersyndicale, refusé à l'époque par l'État.

Face à l'intransigeance des représentants des chefs d'entreprise du BTP, les travailleurs ont été obligés d'intensifier leur mouvement. D'autres patrons ne restent pas inactifs. Des transporteurs appellent le préfet à prendre des dispositions pour faire cesser la grève. Le maire du Port a demandé au représentant de l'État d'intervenir pour le rétablissement de l'ordre public dans l'attente d'une issue au conflit social. Ces attitudes rappellent la coupure profonde qui existe entre la population et ceux qui la dirigent. Dès qu'elle s'exprime, des élus et des patrons exigent l'intervention de l'État pour la faire taire.

Le PCR réaffirme sa solidarité avec les forces vives en mouvement, aussi bien contre la loi El- Khomri que contre l'intransigeance patronale. Il appelle également à écouter les jeunes qui ont manifesté aujourd'hui au rond-point de la rivière des Galets au Port.

Le PCR souligne l'urgence du dialogue et appelle à la recherche d'une solution guidée par le principe de la solidarité.

Le Bureau de presse du PCR



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Les commentaires

1.Posté par J. Claude Barret MAR/LPLP le 13/04/2016 07:34
Ah qu'il est loin quand au Port, un chef de bande pousuivait les manifestants, les capturait pour les livrer à la police. Sans aucun grief, les jeunes étaient libérés. Wèè, zot i rapèle petèt pu de ce maire qui disait à la TV "na monte azot koté brinzèle i sarze!!!" en parlant des jeunes qui manifestaient leur colère d'être laissé pour contre. Biiynsir i fo romonte dan lo temps, mé na ankor bann zansiyin i ar souviyin de cette arrogance et mépris pour la jeunesse réniyonèz du Port.

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