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Zamal : "Elargir le champ des libertés sans suivi ou accompagnement, c'est aussi créer plus de prison"


Édito
Mardi 16 Octobre 2012

Nathalie Bassire, conseillère générale et municipale du Tampon, est contre la dépénalisation de la consommation du zamal (ou cannabis). Résolument contre. La Tamponnaise, mère de trois enfants, ne comprend pas que comment le gouvernement confond "élargissement du champ des libertés individuelles et anarchie". "Une fois encore, certains élus de la Gauche sont en train de proposer une liberté sans les responsabilités que cela incombe…"


Zamal : "Elargir le champ des libertés sans suivi ou accompagnement, c'est aussi créer plus de prison"
La conseillère générale du Tampon n'en démord pas. "Mais qu'est-ce qui peut bien passer par la tête de ces représentants de la Gauche, qui annoncent des projets de loi sans en mesurer les répercussions et les effets néfastes sur notre société". Car, pour Nathalie Bassire, la dépénalisation de la consommation du cannabis, proposer hier par le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, est avant tout une évolution des mœurs.

"C'est une excellente chose lorsque notre société évolue de manière positive. Mais offrir des libertés individuelles nouvelles, tous azimuts, sans garde-fous et sans responsabilisation, ce n'est pas une évolution positive. C'est une régression. Si après 1981, la libéralisation des ondes et des réseaux d'information et de communication, a été unanimement saluée, il n'y a pas eu pour autant un cadre suffisamment solide et formateur, pour éviter tous les excès que l'on a aujourd'hui, via les radios et depuis sur la toile".

"Comment des parents peuvent-ils lutter contre internet qui s'évertue à faire l'amalgame entre rapports sexuels précoces et les sentiments ? Ces images sont sur d'innombrables sites, ordinateurs ou téléphones portables. Comment convaincre des ados, nos enfants, des adultes en devenir, qu'ils ne doivent pas confondre sexe et amour. L'amour, c'est d'abord des sentiments, le sexe n'est qu'une façon d'exprimer ces mêmes sentiments".

Nathalie Bassire va plus loin. "L'éducation est de plus en plus complexe. Les parents doivent répondre à de plus en plus de questions, souvent difficiles. Et nous parents, nous ne sommes pas aidés par ce contexte socio-économique et politique qui ne cesse de se dégrader. Et que fait le gouvernement par la voix de Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale, il ajoute encore à la complexité de notre tâche".

"La dépénalisation de la consommation du cannabis est une erreur. Sans doute, c'est élargir le champ des libertés individuelles, mais avec quel suivi ? Quel accompagnement ? Quel cadre ? Quels moyens de régulation et de contrôle ? Combien de joints pourraient fumer un jeune avant de rentrer en classe, ou prendre le volant ? L'enseignant doit-il accepter en classe tout élève, qu'importe le nombre de joints qu'il a fumé à l'extérieur de l'établissement ?"

"Quelle est la capacité d'un ado à prévenir sa dépendance au zamal ? Quelle est sa responsabilité lorsqu'il est/sera prisonnier de cette addiction. Ainsi, cette nouvelle liberté individuelle s'est transformée en une prison. Une autre prison contre laquelle il faudra mobiliser parents, médecins et psychothérapeutes pour l'en sortir. Vincent Peillon en est-il conscient de ces conséquences ? Je ne le crois pas".

"J'ai surtout la certitude que le ministre de l'Education nationale confond l'élargissement du champ des libertés individuelles et l'anarchie. Une fois de plus, la Gauche se trompe…"
 




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Les commentaires

1.Posté par Que de bêtises… le 16/10/2012 08:26
Rappelons-nous quand même que cette dame n'a pas réussi à se présenter aux dernières élections au Tampon, les sondages lui donnait un peu moins de 16% et donc la claque magistrale à son parti et ses amis… Lui demander son avis ne peut donc être que consultatif et poli…

"Comment des parents peuvent-ils lutter contre internet qui s'évertue à faire l'amalgame entre rapports sexuels précoces et les sentiments ?" s'inquiète-t'elle ?
Mais jamais ne remet en cause les aberrations du culte catholique concernant le préservatif et l'interruption volontaire de grossesse. Phénomènes bien plus graves pour notre société réunionnaise…

Quand on a rien à dire et que l'on ne représente rien on ferme sa bouche…

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