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Vers un autre "Cospar" pour dire stop aux blocages des routes ?


Politique
Mardi 23 Juillet 2013

Les anti-transporteurs responsables de barrages filtrants ou bloquants, les anti-Caroupaye, les anti-Thierry Robert et de son frère, ont désormais les moyens d'agir contre "ceux qui prennent en otages les automobilistes et les Réunionnais" et ce à chaque fois que les professionnels de la route réclament l'étalement de leurs dettes sociales et fiscales. Les initiateurs de ce nouveau mouvement ont sorti l'artillerie lourde.


C'est fait ! Le Collectif de plusieurs organisations syndicales, politiques, associatives et de chefs d'entreprises, a vu le jour. Il y a eu le Cospar, voici le "Cospace". Ce "Cospace" a pour socle l'article premier de la Constitution de 1958 : "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion… Et aussi l'article premier de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune".

En clair, l'objectif du nouveau mouvement est de veiller à ce que tous les Français de La Réunion, bénéficient des mêmes droits… que le Comité de suivi d'étalement des dettes des entreprises, pourrait accorder aux professionnels de la route et à de multiples entreprises. Mardi dernier, les transporteurs ont bloqué le passage du Barachois à Saint-Denis, et le pont de la Rivière Saint-Etienne, entre Saint-Louis et Saint-Pierre, et ce pour obtenir le droit de siéger au sein du Comité de suivi, et ainsi étaler au mieux leurs dettes.

Le mouvement revendicatif des professionnels de la route, de la semaine précédente, et toutes les conséquences qui en ont découlé (embouteillages, ralentissement ou blocage de l'activité économique), ont exaspéré, sans doute bien plus que d'habitude une grande partie de la population (active ou non, les politiques et les chefs d'entreprises) coincée dans leur véhicule, au bureau, ou chez elle, et empêchée de vaquer à ses occupations.

En un mot, cette "population" souvent otage des opérations-escargot, des barrages filtrants ou bloquants et des revendications de toutes sortes, en a marre d'être les bouc-émissaires des corporations "victimes de la crise", et de la mauvaise politiques des élus en matière de projets structurants et de la commande publique. Aujourd'hui, elle veut surtout s'exprimer à travers le nouveau collectif. Pour ce faire, elle aura trois porte-paroles. Paul Junot qui a acquis une grande notoriété pour avoir défendu le dossier de l'Arast, est l'un des trois "porte-voix".



Jismy Ramoudou


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