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Un populisme qui a bon dos...


Politique
Mardi 16 Avril 2013

Qu'il est caustique de voir tous ces hommes politiques de l'UMP et du PS national, tous pro-européen convaincus, se déchirer sur la moralité des élus, chacun y allant de sa petite verve et de son avis personnel, concernant la parution des patrimoines de chacun. Il n'ont apparemment rien compris de leurs électeurs. Il feignent d'ignorer que là ne réside pas le problème.


Tellement focalisés sur leur intérêts professionnels et personnels, ils tentent, avec l'aide d'une presse télévisuelle unanime, acquise à leur cause, aux ordres du pouvoir politique et de la gauche en général, de justifier l'injustifiable. Il n'est besoin que de regarder France 24, entre autres, pour s'apercevoir de l'omniprésence sur l'antenne, des pseudo intellectuels de cette gauche "bobo",  et de l'inutilité d'un certain CSA, en dehors des périodes électorales.

Il semble tous ensemble complètement déconnectés des vrais problèmes des Français, qu'ils tentent cependant d'amalgamer à ceux de l'Europe toute entière. Pour parfaire leurs analyses, ils invitent moult journalistes et spécialistes d'une certaine gauche complètement asservis à la cause européenne, dans toute sa dimension, y compris celle de la négation des droits des citoyens.

Pourtant, malgré le travail de sape réalisé par ces partis au pouvoir alternativement depuis 40 ans en France et qui finalement appliquent aux mêmes maux, les mêmes remèdes sans succès, l'on en conviendra aisément, semble apparaître une lueur d'espoir émanant de la locomotive européenne elle-même. A peine né, un mouvement politique allemand, nommé "AFD", réunissant des experts économiques et des élus, remettant en question les dogmes de l'Europe de la bureaucratie, de la gabegie bruxelloise et  la monnaie européenne aussi, est-il déjà taxé de parti populiste par les médias et les partis politiques européens.

Il précise pourtant, que ses adhérents n'ont rien d'extrémistes, ni à gauche (il y en a autant qu'à droite...), ni à droite. Il y a quinzaine, j'avais dans ces colonnes, exprimé déjà mon aversion pour cette Europe "budgétivore", dévoreuse de pouvoirs et d'identités culturelles.

Avez-vous remarqué que dès que l'on s'écarte du chemin initié et balisé, par nos politiques au pouvoir depuis 2 générations, concernant cette Europe de fonctionnaires commissaires, de députés européens grassement rémunérés, de cette Europe qui obère de dizaines de milliards, notre budget (alors que tant de nos concitoyens sont au chômage...), on nous tient toujours le même discours ?... On ne peut émettre un avis ou une opinion, encore moins créer un mouvement ou un parti qui voudrait une autre Europe, sans être qualifié de populiste !... C'est le qualificatif à la mode en ce moment. Usité par la gauche "caviar", mais aussi par cette droite, qui en France à la réputation d'être la plus bête du monde.

A ce titre, je le crois volontiers. D'un côté, Nous avons en France une gauche qui se dit vertueuse et morale, mais  pour qui un parchemin ne suffirait pas à lister le nom de leurs responsables mis en examen. De l'autre, une droite UMP qui se confond d'excuses dès qu'on le lui demande et qui est tellement complexée, qu'elle s'explique avant même qu'on le lui ait reproché quoi que ce soit.

Pourtant selon certaines analyses et sondages effectués dernièrement, il apparaîtrait que les grands victorieux de ce déballage médiatique sur la moralité ou plutôt l'immoralité des élus, du "tous pourris", profitent majoritairement aux centristes !... De là à dire que les centristes soient des populistes, il n'y a qu'un pas.

Dans ce microcosme politique français et européen, seuls semblent pouvoir s'exprimer de manière égale, démocratiquement et alternativement, toujours les deux mêmes formations avec leurs "agrégats » des centres,  utiles au bon moment des élections. Des courants (PS/UMP) sont cependant admis, tant qu'ils peuvent faire illusion auprès des électeurs. C'est d 'ailleurs aussi le cas localement ( Le PS de Leconstant sous la houlette de Gilbert Annette et le "Progrès" de Patrick Lebreton). Aucun cependant, n'oserait, sous peine d'hérésie, se déclarer contre cette Europe mercantile et mal calibrée et que l'on veut nous imposer par la force.

Alors, bravo à cette "outrecuidance" teutonne, félicitations à ces citoyens allemands pour oser braver cette classe politique, plus intéressée par "l'européanisation" de sa carrière et ses avantages pécuniaires, que par le bien des citoyens. Toute ma sympathie à ce mouvement "populiste" allemand, déjà crédité, à peine né, d'un vote sur quatre, provenant des électeurs de gauche comme de droite. La France, ne devrait pas tarder à suivre...Mais, provenant de l'Allemagne, véritable locomotive financière de l'Europe, c'est un signe extrêmement positif.

Ne pas être pour cette Europe du chômage, de la crise et vouloir en sortir ne signifie nullement vouloir vivre en vase clos ou en autarcie. C'est ce que se plaisent à nous répéter nos gouvernants. De même, ne plus vouloir de l'Euro comme monnaie unique, n'est pas non plus une hérésie. Le président Hollande, lui même nous le confirme involontairement, dans ses toutes dernières déclarations portant sur la nécessité de devoir attendre la reprise de la croissance en Europe pour pouvoir aussi en France en profiter. Confirmant ainsi, notre position de dépendance envers cette Europe, après nous être débarrassés de nos instruments politiques (suprématie du droit européen sur le droit national) et financiers (monnaie nationale et Banque de France).    

Je revendique donc le droit de pouvoir dire ne pas être populiste, parce que je ne suis pas d'accord avec cette Europe, et n'en déplaise à certains, déclarer aimer mon pays parce que je veux le retrouver totalement libre de ses choix, sans que les Français n'aient sans arrêt à payer, les errements économiques des autres pays membres.

Franck Sanson


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