La Réunion aura deux incinérateurs. C'est une certitude. L'un sera pour le Sud. Le second sera dans l'Est. Il est vrai que les incinérateurs ne figurent pas dans le dernier PDEDMA (Plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés). Il est vrai aussi que le seul terme "incinérateur", est tabou dans le langage des politiques depuis 2006, année où la ministre de l'Ecologie de l'époque, Nelly Olin, a proposé l'implantation deux incinérateurs à La Réunion, comme cela était écrit dans le PDEDMA validé en 1996 et révisé en 2002..
Il est vrai enfin que comme en 2006, la proximité des Municipales 2008 et aujourd'hui celles de 2014 (et aussi les Cantonales et les Régionales 2015), ajoutent à l'embarras des politiques. Si en 2006, le PCR a mené une fronde surprenante contre le projet de la ministre, et André Thien-Ah-Koon et Didier Robert se sont également prononcés contre cette méthode de traitement et d'élimination des déchets, en six ans la situation s'est aggravée puisque aucun protocole n'est venu suppléer aux incinérateurs programmés, mais jamais construits.
La prolongation d'exploitation de 2014 à 2016, du Centre d'enfouissement de Sainte-Suzanne et de l'Installation de stockage de déchets non dangereux de la rivière Saint-Etienne, à St-Louis, révèle en partie l'échec du PDEDMA de 1996 et 2002. Aucune décision n'a été prise de manière officielle à ce jour. Au Conseil général, tous les élus sont conscients de la nécessité d'implanter deux incinérateurs, mais rares sont ceux qui affichent leur approbation. Cyrille Hamilcaro lui, ne se cache pas. En juin 2011 au moment du PDEDMA, il affichait publiquement sa position.
Samedi, Michel Fontaine, président de la Civis et sénateur-maire de Saint-Pierre, entouré des maires de la Communauté d'agglomération, a surtout lancé un appel au secours, pour qu'enfin une décision soit prise. Le site de la rivière Saint-Louis est déjà saturé depuis longtemps. Si la plupart des maires de La Réunion est d'accord sur l'implantation d'un incinérateur, d'une part, aucun ne le dit haut et fort, et d'autre part, tous craignent que ce point précis ne soit à nouveau un enjeu électoral lors des Municipales de 2014, mais aussi des Cantonales et des Régionales 2015.
Ce statu quo qui perdure depuis une vingtaine d'années, fait que La Réunion entasse chaque année près de 500.000 tonnes de déchets. Le tri et le recyclage ne suffisent plus, il faut en éliminer… Et c'est urgent !
Il est vrai enfin que comme en 2006, la proximité des Municipales 2008 et aujourd'hui celles de 2014 (et aussi les Cantonales et les Régionales 2015), ajoutent à l'embarras des politiques. Si en 2006, le PCR a mené une fronde surprenante contre le projet de la ministre, et André Thien-Ah-Koon et Didier Robert se sont également prononcés contre cette méthode de traitement et d'élimination des déchets, en six ans la situation s'est aggravée puisque aucun protocole n'est venu suppléer aux incinérateurs programmés, mais jamais construits.
La prolongation d'exploitation de 2014 à 2016, du Centre d'enfouissement de Sainte-Suzanne et de l'Installation de stockage de déchets non dangereux de la rivière Saint-Etienne, à St-Louis, révèle en partie l'échec du PDEDMA de 1996 et 2002. Aucune décision n'a été prise de manière officielle à ce jour. Au Conseil général, tous les élus sont conscients de la nécessité d'implanter deux incinérateurs, mais rares sont ceux qui affichent leur approbation. Cyrille Hamilcaro lui, ne se cache pas. En juin 2011 au moment du PDEDMA, il affichait publiquement sa position.
Samedi, Michel Fontaine, président de la Civis et sénateur-maire de Saint-Pierre, entouré des maires de la Communauté d'agglomération, a surtout lancé un appel au secours, pour qu'enfin une décision soit prise. Le site de la rivière Saint-Louis est déjà saturé depuis longtemps. Si la plupart des maires de La Réunion est d'accord sur l'implantation d'un incinérateur, d'une part, aucun ne le dit haut et fort, et d'autre part, tous craignent que ce point précis ne soit à nouveau un enjeu électoral lors des Municipales de 2014, mais aussi des Cantonales et des Régionales 2015.
Ce statu quo qui perdure depuis une vingtaine d'années, fait que La Réunion entasse chaque année près de 500.000 tonnes de déchets. Le tri et le recyclage ne suffisent plus, il faut en éliminer… Et c'est urgent !