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Thierry Robert (LPA) : "Pour une décolonisation équitable"


Politique
Dimanche 10 Mars 2013

Le député-maire de Saint-Leu a lancé son "printemps réunionnais" (le terme est de Anne-Marie Papy du Collectif femmes en politique). Le parlementaire propose un pétition à tous les élus, pour La Réunion "parle d'une seule et forte voix à Paris". Le président de "La politique autrement" veut que la classe politique dans son ensemble, "s'engage à mieux défendre les spécifiés de La Réunion".


Depuis des décennies déjà la question récurrente est : "quelle est l'évolution statutaire la mieux adaptée, la plus pratique et la plus efficace d'un point de vue politique, économique et social pour La Réunion ?" Hier à Saint-Leu, Thierry Robert a donné un "visage, une forme, un objectif plus précis" à cette interrogation : "Défendre les spécificités de La Réunion", lors d'un forum organisé par son parti "La politique autrement", sous les filaos de sa commune.

Une centaine de personnes, environ, a participé à la discussion. Certaines interventions contre la Réserve marine et le Parc national, ont été virulentes. Tatiana, venue de Saint-Paul avec une pétition "pour revoir la règlementation trop contraignante de la Réserve marine", et Antoine Fontaine, porte-parole du C.mac (association qui milite contre le contenu du Charte du Pac National qui "ne respecte pas l'espace de vie des Réunionnais" et qui sera entériné fin mars), ont donné du grain à moudre, à des pêcheurs, des agriculteurs, des artisans et des interlocuteurs en colère contre la Réserve marine et le Parc national.

Certaines critiques ont été cinglantes à l'image des propos de Christophe Mulquin, éducateur de surf, qui a laissé parler sa passion. L'entraîneur a alterné l'ironie et les "incohérences" de l'Etat dans sa gestion de la crise des requins. Raoul Lucas, professeur d'université et historien, a été aussi mordant, tel un requin-bouledogue. "Les requins ne sont pas que dans la mer. Et les petits poissons qui attirent puis que mangent les requins, c'est nous".

"Nous", "ce sont les "locaux" qui ne sont pas des enfants de profs de la fac, ces enfants qui  vont faire leurs études en métropole. "Nous", ce sont les jeunes formés à l'Université de La Réunion, et à qui au terme de leur cursus, des responsables expliquent qu'ils ne peuvent être embauchés dans leur île". La question de la journée : "Pourquoi l'évolution et le développement de La Réunion, échappent aux Réunionnais". "Un Réunionnais par définition, c'est un individu qui vit à la Réunion", a précisé Thierry Robert.

Jismy Ramoudou


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