Constats. La reconstruction du PCR, la création de nouveaux partis, et le renouvellement et le rajeunissement de la classe politiques, à Droite comme à Gauche, va s'accélèrer dans les semaines et les mois à venir. La seule et principale cause : les Municipales de 2014 et les Cantonales et les Régionales 2015. Il s'agit avant tout d'être prêt et de pouvoir négocier en position de force lors de la définition des stratégies futures. Une équation à de multiples inconnues.
Paradoxes. Le contexte est complexe. A Gauche comme à Droite. Cela peut surprendre après le triomphe de la Gauche (majorité présidentielle) et la déroute de la Droite (UMP et Sarkozy). Affaiblis par plusieurs revers électoraux successifs, le départ de Huguette Bello, un Eric Fruteau en retrait et un Paul Vergès vieillissant, le PCR a l'opportunité ce week-end de créer une nouvelle dynamique. C'est ce que devait réussir le Conseil de reconstruction qui rendra sa copie dimanche. Ça c'est pour la forme.
Concrètement qui va prendre les rênes du PCR ? Le plus plausible et sans doute le plus crédible, c'est le tandem Claude Hoarau/Pierre Vergès. C'est deux hommes avec une forte personnalité, forment un duo cohérent, sorte de passerelle entre le passé, le présent et l'avenir. A terme, Pierre Vergès sera ce qu'il a souvent annoncé, l'un des principaux "animateurs" d'une direction collégiale du parti communiste réunionnais.
Si au PCR, l'union sera maintenue, le PS s'expose aujourd'hui à une prochaine division. Gilbert Annette, premier secrétaire fédéral du parti, veut à tout prix empêcher Patrick Lebreton, de prendre la tête du parti socialiste local. Sachant que Jean-Claude Fruteau soutiendra "les socialistes des champs" lors du prochain congrès en octobre, il propose comme successeur Philippe Leconstant… premier adjoint au maire de Jean-Claude Fruteau.
Patrick Lebreton ne se formalise pas pour autant. S'il ne peut pas diriger le PS, il gèrera son propre parti politique. Le député-maire de Saint-Joseph a un objectif bien défini, conquérir Saint-Pierre et donner rapidement à son prochain parti, une grande dimension.
C'est cette même dimension que Didier Robert et Thierry Robert souhaitent pour leur futur parti politique. Sans doute sans l'UMP et le Nouveau centre, le parti politique de Didier Robert aura à porter la vision politique régionale et européenne du nouveau président de la Conférence des RUP. L'actuel président de la Région Réunion a déjà développé quelques pistes : la régionalisation et l'adaptation de certaines lois nationales et européennes aux spécificités locales.
Thierry Robert, lui, veut aller plus loin. "Li veut tire malole dan z'yeux créole". Portés par les actions et les événements survenus devant la préfecture, le député-maire de Saint-Leu ne veut plus s'agenouiller devant quiconque. Et que ce soit pour Thierry Robert, Didier Robert et Patrick Lebreton, les Régionales 2015 seront un test grandeur nature. Un an avant, les Municipales 2014 auront sans doute déjà donné, une première tendance. Et quelques alliances...
Paradoxes. Le contexte est complexe. A Gauche comme à Droite. Cela peut surprendre après le triomphe de la Gauche (majorité présidentielle) et la déroute de la Droite (UMP et Sarkozy). Affaiblis par plusieurs revers électoraux successifs, le départ de Huguette Bello, un Eric Fruteau en retrait et un Paul Vergès vieillissant, le PCR a l'opportunité ce week-end de créer une nouvelle dynamique. C'est ce que devait réussir le Conseil de reconstruction qui rendra sa copie dimanche. Ça c'est pour la forme.
Concrètement qui va prendre les rênes du PCR ? Le plus plausible et sans doute le plus crédible, c'est le tandem Claude Hoarau/Pierre Vergès. C'est deux hommes avec une forte personnalité, forment un duo cohérent, sorte de passerelle entre le passé, le présent et l'avenir. A terme, Pierre Vergès sera ce qu'il a souvent annoncé, l'un des principaux "animateurs" d'une direction collégiale du parti communiste réunionnais.
Si au PCR, l'union sera maintenue, le PS s'expose aujourd'hui à une prochaine division. Gilbert Annette, premier secrétaire fédéral du parti, veut à tout prix empêcher Patrick Lebreton, de prendre la tête du parti socialiste local. Sachant que Jean-Claude Fruteau soutiendra "les socialistes des champs" lors du prochain congrès en octobre, il propose comme successeur Philippe Leconstant… premier adjoint au maire de Jean-Claude Fruteau.
Patrick Lebreton ne se formalise pas pour autant. S'il ne peut pas diriger le PS, il gèrera son propre parti politique. Le député-maire de Saint-Joseph a un objectif bien défini, conquérir Saint-Pierre et donner rapidement à son prochain parti, une grande dimension.
C'est cette même dimension que Didier Robert et Thierry Robert souhaitent pour leur futur parti politique. Sans doute sans l'UMP et le Nouveau centre, le parti politique de Didier Robert aura à porter la vision politique régionale et européenne du nouveau président de la Conférence des RUP. L'actuel président de la Région Réunion a déjà développé quelques pistes : la régionalisation et l'adaptation de certaines lois nationales et européennes aux spécificités locales.
Thierry Robert, lui, veut aller plus loin. "Li veut tire malole dan z'yeux créole". Portés par les actions et les événements survenus devant la préfecture, le député-maire de Saint-Leu ne veut plus s'agenouiller devant quiconque. Et que ce soit pour Thierry Robert, Didier Robert et Patrick Lebreton, les Régionales 2015 seront un test grandeur nature. Un an avant, les Municipales 2014 auront sans doute déjà donné, une première tendance. Et quelques alliances...