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Risque requin : "Déplacer la ferme aquacole et fermer certaines zones de la Réserve marine"


Politique
Vendredi 31 Aout 2012

La polémique se poursuit sur le net. Alors qu'un surfeur a été grièvement mordu en Australie, il y a deux jours, et qu'à La Réunion Sea Sheperd se bat contre tout prélèvement de squales dans la Réserve naturelle marine, Jérémy Florès, champion international de surf, s'est exprimé sur le sujet sur son blog. Le Réunionnais de 24 ans, avec ses mots, sa passion et son cœur de surfeur, défend son amour de la nature. Et de la vie.


Jérémy Florès reconnaît en premier que le requin est victime du "shark finning". "Cette pêche intense et la pollution peuvent être une des causes du rapprochement des requins de nos côtes". Le surfeur propose comme solution la pêche raisonnée "comme pour tout autre poisson". L'autre proposition pourrait faire débat : "Pourquoi ne pas faire simple et fermer certaines zones de la Réserve marine, et déplacer la ferme aquacole". Selon Jérémy Florès, "c'est l'une des causes de la sédentarisation des requins, contrairement à ce que l'on veut faire croire".

Il s'agit pour le champion de surf de ramener "l'homme dans un écosystème auquel il appartient. La fermeture de certaines zones de la Réserve naturelle marine pourrait réguler le flux de poissons. "La présence de l'homme telle qu'elle était auparavant, avec bien sûr un contrôle adéquat pour éviter" tous excès et exactions. "Ces solutions sont peu coûteuses et ramèneront un équilibre certain, et cela sans massacre de requins".

"Le contraire pourrait justement amener des gens exaspérés par l'inertie ambiante, à pratiquer une pêche intensive de requins non protégés, hors Réserve marine, une pêche donc légale". Jérémy Florès insiste sur la nécessité de réduire au maximum les risques. "Il faut tout mettre en place "pour éviter un massacre de requins qui coûterait bien moins cher aux contribuables, que ces millions d'euros de subventions pour des recherches scientifiques sur un problème que tout le monde connaît depuis longtemps".

L'ambassadeur de l'IRT se demande "qui a intérêt à ce que la situation actuelle ne change pas ?" "Que fait-on des commerces et leurs emplois liés à cette zone à risques ?"  "Que fait-on de ces centaines de surfeurs qui préfèrent passer des heures dans l'eau et pratiquer un sport en harmonie avec la nature, au lieu de rester à ne rien faire et à devenir des délinquants ?" Jérémy Florès insiste aussi sur le fait que le surf, fait partie de l'école de la vie...

Jismy Ramoudou


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