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Région Réunion : l'avis mitigé du Céser sur les Orientations budgétaires et sur la route du Littoral


Politique
Mercredi 14 Novembre 2012

C'est un euphémisme de dire que le Conseil économique social et environnemental de La Réunion (Céser) "s'interroge et s'inquiète" de la situation financière de la Région Réunion, à moyen et long terme. La réalisation de la future route du Littoral fait craindre un déséquilibre financier dans les années à venir. "Le Céser est dans son rôle", a dit le président du Conseil régional, Didier Robert qui lui, maintient le cap.


"La route du Littoral doit passer en tunnel ou par le haut. Une de ces options permettra à la Région Réunion de faire des économies substantielles". Hier au Céser, ils ont été plusieurs à évoquer cette hypothèse. C'est sûr, ça va faire Paul Vergès qui au départ était contre un tunnel, et qui aujourd'hui, a - encore - changé d'avis sur l'itinéraire. "Le passage en haut ou en tunnel aurait évité que ce projet atteigne les 3 milliards d'euros d'investissements. "S'il y a un surcoût, nous pouvons compter un excédent de 200 millions d'euros", a répliqué Didier Robert.

Aussi, le Céser "note la volonté de la Région Réunion de "maintenir un haut niveau d'autofinancement pour ses grands projets, particulièrement pour la nouvelle route du Littoral". Le Conseil économique, social et environnemental a également demandé "à avoir davantage précisions sur le recensement des autres projets pris en compte. L'organisme "attire l'attention du Conseil régional sur la simultanéité de l'augmentation des emprunts à partir de 2015 - et ce jusqu'en 2020". Sur cette même période, l'épargne nette devrait diminuer. La Région Réunion devra alors tout assumer seule.

Le Ceser devra aussi faire des propositions en ce qui concerne le devenir de l'octroi de mer : "L'évolution du dispositif de l'Octroi de Mer doit, selon la Commission, permettre de maintenir et développer des conditions économiques favorables pour la compétitivité des entreprises réunionnaises et l'attractivité du territoire. Dans le contexte général de décentralisation et le futur acte III, elle estime que tous les outils doivent être maximisés dans leur effet afin de garantir, d'une part, l'autonomie financière des collectivités locales et, d'autre part, agir en tant qu'instrument de politique économique".

Jismy Ramoudou


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