Didier Robert, président de la Région Réunion et président de la Conférence des présidents des Régions ultrapériphériques a fait parvenir à la Commission européenne une position commune de la Conférence réaffirmant la place prépondérante qu'occupe le secteur de l'agriculture dans les économies des Régions ultrapériphériques ainsi que l'impérieuse nécessité de préserver les instruments de soutien pour la période à venir.
L'essentiel du débat qui s'est tenu à Bruxelles a porté sur les nouvelles orientations que le Commissaire souhaite porter dans le cadre de la réforme de la Politique agricole commune (PAC) pour la période 2014-2020. La réflexion menée sur le développement de l'agriculture des RUP a permis de réaliser un large tour d'horizon des principaux enjeux auxquels font face les productions traditionnelles de ces territoires.
Le Commissaire Dacian Ciolos a notamment insisté sur la nécessité de réformer le programme POSEI en prenant en considération les résultats de la réforme de la PAC et en encourageant davantage les secteurs émergents et les filières de diversification. Il a également présenté la révision du POSEI comme une occasion de s’interroger dans une perspective à moyen et long terme, sur la meilleure stratégie à retenir pour développer l’emploi et l’activité économique dans les RUP.
Face à ces nouvelles orientations, les représentants des RUP ont réaffirmé la nécessité d'un dialogue constant et d'une concertation approfondie tant avec les autorités publiques locales qu'avec les professionnelles agricoles. C'est l'une des voies à suivre pour que la politique agricole des RUP soit portée par les agriculteurs eux-mêmes et comprise par les Régions ultrapériphériques.
Dans ce contexte, Frédéric Cadet, vice-président de la Région Réunion a rappelé que le programme POSEI est, depuis 20 ans, l’expression réussie de l’adaptation des politiques européennes à la réalité des RUP, qu’il a permis le maintien et la modernisation des filières traditionnelles tournées vers l'exportation, ainsi que l'émergence de filières locales dont les productions se sont substituées progressivement aux importations.
Aujourd’hui la production locale couvre près de 75% de la consommation de produits frais avec des résultats remarquables dans certaines filières, celle des fruits et légumes, des œufs, de la filière viande et du lait notamment
Sur la base de ces résultats positifs, le représentant de la Région a estimé que le programme POSEI répond aujourd'hui pleinement à des logiques territoriales fortes qui font que les productions agricole, agroalimentaire ainsi que agro-industrielle réunionnaises se maintiennent, préservent les emplois dans un contexte de crise sans précédent.
Dans cette perspective, tout en se félicitant que cette réunion ait permis aux 8 RUP de rappeler de façon solidaire et unanime qu’il convenait d’appréhender les filières d’exportation et celles de diversification (à finalité de consommation locale) en termes de complémentarité et non en termes de concurrence, le Vice-président a également plaidé pour que le cadre POSEI soit préservé dans son esprit afin de lui permettre d’assurer la poursuite des objectifs qui leur ont été assignés, en particulier en termes d’accompagnement et de structuration de toutes les filières.
Les représentants des RUP ont rappelé à l'unanimité qu’une réforme qui ne respecterait pas cet équilibre ne serait pas acceptable. Le traitement différencié dont ont toujours bénéficié les RUP doit être maintenu dans le cadre d’une politique de compensation des surcoûts de production de l’agriculture des RUP.
Les Régions ultrapériphériques ont manifesté leurs inquiétudes, à juste titre, du degré de prise en compte de leur situation par la Commission européenne, en particulier en ce qui concerne la remise à plat des dispositifs d'aide aux filières traditionnelles. Il s'agit là d'un élément essentiel qui, s’il devait être remis en question, provoquerait la disparition pure et simple des productions traditionnelles, supprimerait des dizaines de milliers d'emplois, non seulement chez les agriculteurs mais aussi dans nos industries de transformation relevant notamment de la filière « canne-sucre-rhum-énergie ».
Sur tous ces points, la Région Réunion qui assume depuis quelques mois la Présidence de la Conférence des RUP, sera particulièrement vigilante, convaincue que le Programme POSEI reste l’instrument incontournable pour faire de l’agriculture des RUP un modèle d’excellence : excellence en termes de qualité, excellence en termes de diversification, excellence en termes de normes environnementales et sociales.
Une consultation publique sera prochainement lancée par la Commission européenne pour une durée de 3 mois. Elle devra être l’occasion pour tous les acteurs locaux de définir une position commune et de proposer de façon concertée une vision forte et crédible de l’avenir de l’agriculture réunionnaise.
Enfin, au nom du Président de Région, Frédéric Cadet a transmis au Commissaire Dacian Ciolos, une invitation à se rendre dans les prochaines semaines à La Réunion.
L'essentiel du débat qui s'est tenu à Bruxelles a porté sur les nouvelles orientations que le Commissaire souhaite porter dans le cadre de la réforme de la Politique agricole commune (PAC) pour la période 2014-2020. La réflexion menée sur le développement de l'agriculture des RUP a permis de réaliser un large tour d'horizon des principaux enjeux auxquels font face les productions traditionnelles de ces territoires.
Le Commissaire Dacian Ciolos a notamment insisté sur la nécessité de réformer le programme POSEI en prenant en considération les résultats de la réforme de la PAC et en encourageant davantage les secteurs émergents et les filières de diversification. Il a également présenté la révision du POSEI comme une occasion de s’interroger dans une perspective à moyen et long terme, sur la meilleure stratégie à retenir pour développer l’emploi et l’activité économique dans les RUP.
Face à ces nouvelles orientations, les représentants des RUP ont réaffirmé la nécessité d'un dialogue constant et d'une concertation approfondie tant avec les autorités publiques locales qu'avec les professionnelles agricoles. C'est l'une des voies à suivre pour que la politique agricole des RUP soit portée par les agriculteurs eux-mêmes et comprise par les Régions ultrapériphériques.
Dans ce contexte, Frédéric Cadet, vice-président de la Région Réunion a rappelé que le programme POSEI est, depuis 20 ans, l’expression réussie de l’adaptation des politiques européennes à la réalité des RUP, qu’il a permis le maintien et la modernisation des filières traditionnelles tournées vers l'exportation, ainsi que l'émergence de filières locales dont les productions se sont substituées progressivement aux importations.
Aujourd’hui la production locale couvre près de 75% de la consommation de produits frais avec des résultats remarquables dans certaines filières, celle des fruits et légumes, des œufs, de la filière viande et du lait notamment
Sur la base de ces résultats positifs, le représentant de la Région a estimé que le programme POSEI répond aujourd'hui pleinement à des logiques territoriales fortes qui font que les productions agricole, agroalimentaire ainsi que agro-industrielle réunionnaises se maintiennent, préservent les emplois dans un contexte de crise sans précédent.
Dans cette perspective, tout en se félicitant que cette réunion ait permis aux 8 RUP de rappeler de façon solidaire et unanime qu’il convenait d’appréhender les filières d’exportation et celles de diversification (à finalité de consommation locale) en termes de complémentarité et non en termes de concurrence, le Vice-président a également plaidé pour que le cadre POSEI soit préservé dans son esprit afin de lui permettre d’assurer la poursuite des objectifs qui leur ont été assignés, en particulier en termes d’accompagnement et de structuration de toutes les filières.
Les représentants des RUP ont rappelé à l'unanimité qu’une réforme qui ne respecterait pas cet équilibre ne serait pas acceptable. Le traitement différencié dont ont toujours bénéficié les RUP doit être maintenu dans le cadre d’une politique de compensation des surcoûts de production de l’agriculture des RUP.
Les Régions ultrapériphériques ont manifesté leurs inquiétudes, à juste titre, du degré de prise en compte de leur situation par la Commission européenne, en particulier en ce qui concerne la remise à plat des dispositifs d'aide aux filières traditionnelles. Il s'agit là d'un élément essentiel qui, s’il devait être remis en question, provoquerait la disparition pure et simple des productions traditionnelles, supprimerait des dizaines de milliers d'emplois, non seulement chez les agriculteurs mais aussi dans nos industries de transformation relevant notamment de la filière « canne-sucre-rhum-énergie ».
Sur tous ces points, la Région Réunion qui assume depuis quelques mois la Présidence de la Conférence des RUP, sera particulièrement vigilante, convaincue que le Programme POSEI reste l’instrument incontournable pour faire de l’agriculture des RUP un modèle d’excellence : excellence en termes de qualité, excellence en termes de diversification, excellence en termes de normes environnementales et sociales.
Une consultation publique sera prochainement lancée par la Commission européenne pour une durée de 3 mois. Elle devra être l’occasion pour tous les acteurs locaux de définir une position commune et de proposer de façon concertée une vision forte et crédible de l’avenir de l’agriculture réunionnaise.
Enfin, au nom du Président de Région, Frédéric Cadet a transmis au Commissaire Dacian Ciolos, une invitation à se rendre dans les prochaines semaines à La Réunion.