sak ifé nout jordu ék nout demin

"Refondation" de l’école : les langues régionales ignorées !", selon le Partit occitan


Dans la presse
Jeudi 17 Janvier 2013

Le Partit Occitan appelle les parlementaires à amender le projet de loi pour mentionner explicitement les langues régionales et donner des perspectives claires à leur enseignement. Le Partit occitan a participé au débat sur la refondation de l’école en soulignant la nécessité de donner toute sa place à la langue et à la culture occitane.


"Refondation" de l’école : les langues régionales ignorées !", selon le Partit occitan
Nous avons formalisé une liste de propositions dont l’objectif prioritaire est de consolider les racines occitanes des enfants (quelle que soit leur origine), de favoriser leur réussite scolaire et l’apprentissage de plusieurs langues.

Il existe plusieurs modalités pour y parvenir dont par exemple l’enseignement bilingue français-occitan qui donne d’excellents résultats dans toutes les matières.

Mais aujourd’hui nous constatons que le projet de loi sur l’école ignore complètement les langues régionales !

Nous sommes extrêmement surpris par ce manquement qui hypothèque l’avenir de la jeunesse et de nos régions. Alors que va s’ouvrir le débat parlementaire, nous demandons à ce que les langues régionales soient vraiment prises en compte et explicitement mentionnées dans la loi.

Cela correspond aux aspirations de la population, et cela donnerait une perspective claire à tous les professeurs qui œuvrent dans cette discipline.

Contribution du Partit Occitan – Octobre 2012

"Enseigner en deux langues"

Développer le bilinguisme français/occitan est un choix pédagogique présentant de nombreux avantages :
- Pour les élèves : savoir utiliser la langue occitane, diversifier le parcours culturel, faciliter l’apprentissage d’autres langues.
- Pour l’Etat et les collectivités : préparer la jeunesse à la mondialisation et aux échanges culturels, stimuler l’économie culturelle en région (internet, arts, édition…), transmettre un patrimoine vivant aux générations futures, maîtriser les coûts.

Premier degré :
- Recruter dans les académies occitanes des professeurs des écoles compétents en langue occitane (le CRPE spécifique n’est pas organisé partout).
- Rétablir au concours de recrutement ordinaire des professeurs des écoles une option facultative de langue régionale.
- Permettre à tous les candidats de passer simultanément à la même session le concours spécifique et le concours ordinaire.
- Instituer une option de langue régionale dans tous les échelons de la formation des enseignants à commencer par les masters conduisant à cette profession.
- Sur les 5 ans qui viennent, dans chacun des 33 départements concernés, ouvrir chaque année 2 nouvelles écoles bilingues français/occitan à parité horaire, en visant une répartition géographique la plus efficace possible.
- Favoriser en outre la création d’écoles partiellement bilingues sur le modèle de certains départements (Bouches du Rhône par exemple).
- Mettre en place de grandes campagnes d’information des parents sur les bienfaits du bilinguisme.
- Permettre l’inscription des élèves hors périmètre scolaire dans les écoles où s’enseigne la langue régionale. Pour les communes ne proposant pas d’enseignement bilingue français/occitan sur leur territoire, rendre obligatoire le versement du forfait par élève scolarisé dans une école publique d’une autre commune pratiquant la langue régionale ou une école sous contrat pratiquant l’immersion en occitan (Calandreta).

Second degré :
- Assurer la continuité : proposer un parcours occitan en collège et lycée avec un cours de langue occitane plus un cours dans une autre des disciplines où l’oral et l’écrit sont utilisés conjointement.
- Création de CAPET bivalents occitan-enseignement professionnel pour créer ce même type de parcours en lycée pro.
- Mettre en place l’option occitan dans tous les établissements des académies concernées (ainsi que dans les zones périphériques).
- Majorer la dotation de l’état en nombre d’heures d’enseignement pour prendre en compte l’enseignement des langues régionales.
- Augmenter le nombre de postes ouverts au concours du CAPES d’occitan (seulement 4 postes actuellement).
- Limiter la nomination des professeurs à 3 établissements maximum.

Supérieur :
- Création d’une licence d’occitan dans les universités occitanes qui ne la proposent pas encore. Puis prolonger par un master.

RPS



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Les commentaires

1.Posté par TEGO le 17/01/2013 07:54
" les langues régionales ignorées ! " c'est tant mieux

2.Posté par Jordu le 17/01/2013 08:28
Aujourd'hui TEGO s'est levé du mauvais pieds, il a des commentaires dignes de Gunet de la Robe Lepréte…
Ou n'a pu de café out case ? Même pas une cigarette pour fumer ce matin, Bin oui, il y a des matins difficiles mon bon TEGO.

3.Posté par Aimé TECHER Réunionnais de souche et de KER.''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''' le 17/01/2013 09:09
Juste une information : la langue créole est enseignée en université . Il y a une licence de cette belle langue . Il y a la possibilité de choisir cette belle langue au baccalauréat.
Moi, je suis fier de parler ma langue Maternelle : le kozman de mon momon.

plus de 80 % des habitants de LA RÉUNION parlent cette langue . Record absolu .

Alors faut pas faire le ....

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