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QUAND LA CALOMNIE, L’HUMILIATION ET L’INDIFFERENCE CONDUISENT AU SUICIDE


Citoyen
Jeudi 26 Mars 2015

19 mois après avoir été « livré aux chiens » par quelques journalistes en mal d’inspiration dans ZINFOS 974 , IMAZ PRESS et Le JIR à la fin de sa grève de la faim qui a eu de graves conséquences sur le plan physique, morale et politique, pour Samuel Mouen, Radio Freedom annonce, ce jeudi dans son bulletin d’information de 06h30, que Samuel Mouen aurait été pris en charge par les secours et la police mardi 24 mars, dans la nuit… Il serait, actuellement, hospitalisé, selon les mêmes sources !


Question : Comment en est-on arrivé là ?

Qui est aujourd’hui, en mesure de déterminer les circonstances de cette « tentative de suicide » ?

Retrouvé par les secours sur le « Pont Nissan », ses proches affirment qu’il a été victime d’un traumatisme causé par le jugement rendu par le T.G.I de Saint Denis, l’humiliation, la calomnie, la xénophobie, voire, une certaine indifférence dont font l’objet, les causes qu’il a toujours défendu, sans compter.

Ses proches collaborateurs mettent en cause quelques médias, notamment, Zinfos 974, Imaz Press et Le JIR… Ce que confirment ceux qui le connaissent bien, et qui n’en doutent pas.

Ils le décrivent comme une personne qui a été particulièrement affectée, sonnée, après sa condamnation à 3 mois de prison avec sursis, par le T.G.I de Saint Denis, à la suite d’une manifestation devant le siège de La Cirest , et  la plainte déposée par un gendarme de Saint Benoit, qui voulait couvrir son mensonge, la faute professionnelle, et surtout, la brutalité de ses hommes, sur Samuel Mouen, le jour de la manifestation.  Les manifestants présents sur les lieux au jour dit, sont formels là-dessus : Il y a bien eu violence sur la personne de Samuel Mouen !

AUTRE QUESTION : LE COLLECTIF 974 NE MANIFESTAIT – IL- PAS DEVANT LES GRILLES DE LA CIREST POUR LE DROIT AU TRAVAIL DES REUNIONNAIS  ?

Dans l’entourage de Samuel Mouen, on soutient que pour toute décision importante, ce dernier réfléchissait longtemps, avant de prendre une option et, une fois son choix arrêté, il s’y tenait et allait jusqu’au bout : Telle semble aussi, avoir été le cas de la décision de manifester devant le siège de La Cirest, ou celle de tenter de mettre fin à sa vie !

LA RESPONSABILITE DU GOUVERNEMENT, DE LA SOCIETE POLITIQUE, DE CERTAINS JOURNALISTES EST GRANDE DANS LES CIRCONSTANCES QUI ONT CONDUIT Samuel Mouen à cette tentative de suicide.

C’est la conclusion unanime à laquelle sont arrivés les proches qui le fréquentent et qui l’accompagnent depuis 20 ans, dans son engagement en faveur des plus démunis.

Pour ma part, toutes les explications du Monde ne justifient pas l’acharnement, la calomnie et l’humiliation dont il est victime : Surtout, par un tel manquement  des médias en cause et de ses détracteurs, aux lois fondamentales de Notre République, celles qui protègent la dignité de chacun d’entre nous !

L’émotion, la colère, les réactions,  qui vont loin dans la conscience populaire depuis l’annonce de cette tentative de suicide sur Radio Freedom,  lanceraient – ils le signal à partir duquel il sera mis fin à cet acharnement ? Cette Calomnie ? Voire cette xénophobie ?

Je le demande, et je rends juges, Les Réunionnais en situation de pauvreté, de précarité, d’exclusion, Les Réunionnais au Chômage, les foyers à faibles revenus, pour lesquels, Samuel Mouen sacrifie sa vie !

Depuis les accusations non fondées, publiées sur Zinfos 974 et reprises par Imaz press et le journal de l’Ile, accusations selon lesquelles, Samuel Mouen aurait menacé Pierrot Dupuis de mort, « l’Indigné Péï » suit un chemin de croix épouvantable !

Si j’étais homme politique, journaliste, ou juge, je ne dormirais pas bien ce soir…

 

Une Réunionnaise indignée et révoltée,


Joséphine Doulla


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