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Pierre Vergès face à son heritage


Politique
Lundi 21 Mars 2011

Un constat : il n'est pas facile d'être le fils de Paul Vergès. Chaque action amène la comparaison. Et qui peut se comparer à Paul Vergès au sein du microcosme local ? Personne. Et surtout pas Pierre Vergès, son fils. Hier, l'ancien président de la SR 21 et de l'IRT, s'est rendu compte des choix qu'il doit faire s'il veut assumer son héritage.


Pierre Vergès face à son heritage
Pierre Vergès n'est pas responsable de tout ce qui va mal au PCR. C'est un fait. Le fils de Paul Vergès focalise sur sa personne, un certain nombre de ressentiments et d'antagonismes. Il s'agit entre autres des stratégies définies par son père pour lui permettre d'accéder à des fonctions politiques importantes.

C'était le cas en 1998. Et à partir de 2004, Pierre Vergès est devenu troisième vice-président du Conseil régional, président de la SR21 et président de l'IRT. Ce schéma n'aurait pas dû se briser. Paul Vergès était sûr de la victoire de l'Alliance aux Régionales de 2010. “Seule incertitude, l'ampleur de notre victoire".

Cette certitude s'est transformée en arrogance. Paul Vergès "a planqué son fils en 21e position sur la liste de l'Alliance", avait ironisé à l'époque Jean-Paul Virapoullé, tant le patron de l'Alliance était sûr de son fait. Malheureusement pour lui, il s'est trompé. Et Pierre Vergès s'est retrouvé SDF politique. Il n'avait
que le choix du porte-à-porte pour obtenir un siège.

Et là encore, la stratégie du parti ou plutôt celui de Paul Vergès a trahi le népotisme du père. Jean-Yves Langenier a laissé son canton à Pierre Vergès pour ces cantonales. Ce changement, quelles que soient les conditions dans lesquelles elles se sont déroulées, ont été mal perçues. Très mal perçues.

Autre ressentiment : Pierre Vergès ne se présentait pas dans le "Port 1" pour devenir conseiller général du canton, mais pour accéder à la fonction de premier vice-président au Département. Une partie de la population fidèle à Paul Vergès, a vécu "cette stratégie" comme un affront.

Hier, elle n'a pas voté comme cela a été le cas de 40.000 électeurs favorables à l'Alliance en 2010. Pierre Vergès est donc en ballottage très favorable parce qu'il n'est pas parvenu à faire 25 % des inscrits, au premier tour.

A qui la faute ? Sans doute à l'entêtement de Paul Vergès de vouloir imposer son fils à tout prix. Et à l'erreur de Pierre Vergès de rester enfermer dans le confort proposé par son père, loin de la population en l'occurrence celle du Port.

Comment Pierre Vergès peut se défaire de cet héritage ? La décision lui appartient, et aussi à la population du Port. Et ce dès dimanche prochain et puis en 2014…

Jismy Ramoudou



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Les commentaires

1.Posté par PASTORE René le 22/03/2011 08:49
L'héritage du pouvoir était l'apanage des rois. Donc cet héritage moderne ressemble plus à une féodalité qu'à une démocratie.

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