Qu'est-ce qui a conduit à cet article publié lundi sur votre blog ?
Eric Fruteau était candidat du PCR aux Législatives 2012, une candidature qui a conduit à la situation que tout le monde connaît aujourd'hui. C'était aussi pour moi l'occasion d'exposer mon point de vue.
Dans cet article, entre les lignes, il y a aussi la remise en cause de certaines décisions et positions du PCR ?
Il y a un moment où le constat s'impose et l'analyse est une évidence. Dans le constat, il faut se rappeler de tous ceux qui ont accepté, au nom du PCR, de s'effacer, de laisser la place, au prix parfois d'une humiliation certaine. Tous n'ont pas eu à vivre ces instants. Tous n'ont pas eu à les accompagner. Comme tous les communistes et les Réunionnais, ils méritent d'être éclairés.
Le Conseil de reconstruction va-t-elle apporter les précisions que vous et eux attendent ?
Les instances que sont le Conseil de reconstruction et la Direction collégiale, ont cet objectif de clarification. En ce qui me concerne, il y a un certain nombre de positions qui ne sont pas pour l'heure, précises.
Par exemple, la position de PCR vis-à-vis du PLR ?
Pour moi, aucun lien, aucun partenariat, aucune alliance n'est possible aujourd'hui avec un parti dont les responsables ont profité de l'étiquette du PCR. Et tout ce que je découvre en plus aujourd'hui, ne peut qu'alimenter des ressentiments.
La priorité reste de renforcer l'image et les valeurs du PCR ?
Cela ne peut se faire à travers d'un débat biaisé. D'accord pour un renouvellement de style, mais surtout en tenant compte de l'évolution de la situation économique, sociale, culturelle et sociétale. Cela ne nous empêchera pas d'avoir le même impact qui a conduit à l'autorité de ce parti.
C'est-à-dire ?
Un certain nombre de nos valeurs n'ont pas été maintenues, elles ont été dévoyées. Il n'y a pas eu de transmission de ces règles et de ces valeurs. Auparavant, les cadres et les militants se disaient les choses pour trouver un accord. Pendant une période, on a préservé des équilibres instables. On voit les résultats aujourd'hui.
Quel est le rôle de Pierre Vergès dans cette reconstruction ?
Je ne sais pas ce qui sortira du Congrès. Avec la clarification que j'espère, je rêve d'un parti réunionnais. Partout, tout le temps. Où chaque militant fera de l'amitié et de la fraternité du terreau. Partout, tout le temps. Il se sentira chez lui comme avant. Alors je serai présent.
Faut-il renouveler ou rajeunir les cadres, les méthodes et/ou les stratégies ?
J'avais préconisé un secrétariat général à direction collégiale, encouragé et non pas critiqué par un conseil des sages. Le vieux/jeune grand-père de 55 ans que je suis, veut bien apporter sa contribution, là où on a besoin de lui.
Eric Fruteau était candidat du PCR aux Législatives 2012, une candidature qui a conduit à la situation que tout le monde connaît aujourd'hui. C'était aussi pour moi l'occasion d'exposer mon point de vue.
Dans cet article, entre les lignes, il y a aussi la remise en cause de certaines décisions et positions du PCR ?
Il y a un moment où le constat s'impose et l'analyse est une évidence. Dans le constat, il faut se rappeler de tous ceux qui ont accepté, au nom du PCR, de s'effacer, de laisser la place, au prix parfois d'une humiliation certaine. Tous n'ont pas eu à vivre ces instants. Tous n'ont pas eu à les accompagner. Comme tous les communistes et les Réunionnais, ils méritent d'être éclairés.
Le Conseil de reconstruction va-t-elle apporter les précisions que vous et eux attendent ?
Les instances que sont le Conseil de reconstruction et la Direction collégiale, ont cet objectif de clarification. En ce qui me concerne, il y a un certain nombre de positions qui ne sont pas pour l'heure, précises.
Par exemple, la position de PCR vis-à-vis du PLR ?
Pour moi, aucun lien, aucun partenariat, aucune alliance n'est possible aujourd'hui avec un parti dont les responsables ont profité de l'étiquette du PCR. Et tout ce que je découvre en plus aujourd'hui, ne peut qu'alimenter des ressentiments.
La priorité reste de renforcer l'image et les valeurs du PCR ?
Cela ne peut se faire à travers d'un débat biaisé. D'accord pour un renouvellement de style, mais surtout en tenant compte de l'évolution de la situation économique, sociale, culturelle et sociétale. Cela ne nous empêchera pas d'avoir le même impact qui a conduit à l'autorité de ce parti.
C'est-à-dire ?
Un certain nombre de nos valeurs n'ont pas été maintenues, elles ont été dévoyées. Il n'y a pas eu de transmission de ces règles et de ces valeurs. Auparavant, les cadres et les militants se disaient les choses pour trouver un accord. Pendant une période, on a préservé des équilibres instables. On voit les résultats aujourd'hui.
Quel est le rôle de Pierre Vergès dans cette reconstruction ?
Je ne sais pas ce qui sortira du Congrès. Avec la clarification que j'espère, je rêve d'un parti réunionnais. Partout, tout le temps. Où chaque militant fera de l'amitié et de la fraternité du terreau. Partout, tout le temps. Il se sentira chez lui comme avant. Alors je serai présent.
Faut-il renouveler ou rajeunir les cadres, les méthodes et/ou les stratégies ?
J'avais préconisé un secrétariat général à direction collégiale, encouragé et non pas critiqué par un conseil des sages. Le vieux/jeune grand-père de 55 ans que je suis, veut bien apporter sa contribution, là où on a besoin de lui.