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Permettre à la paysannerie malgache d'être plus productive


Politique
Mardi 26 Mars 2013

La réunion de la Commission de l’océan Indien (COI) sur la sécurité alimentaire "investir dans la production agricole", s’est ouverte hier matin, à Mahajanga, avec 175 participants. En présence de trois ministres du gouvernement malgache (Affaires étrangères, Agriculture, Commerce) et de trois chefs de région (Boeny, Sofia, Vakinankaratra), opérateurs économiques de Madagascar et de la région, représentants des organisations professionnelles et sectorielles, dont les agriculteurs malgaches, officiels et partenaires techniques et financiers, ont répondu à l’invitation de la COI. Cette affluence variée témoigne de l’intérêt autour du projet concret de production et de commercialisation de denrée alimentaires qu’initie la COI.


Cette rencontre se veut novatrice dans son approche : c’est une réunion de travail "comme une réunion d’un conseil d’administration pour étudier un projet d’investissement", a insisté le Secrétaire général de la COI, Jean-Claude de l’Estrac. En parallèle des sessions portant sur les opportunités d’investissement dans la production agricole à Madagascar, des rencontres B-2-B sont organisées pour faciliter les échanges et les partenariats. Des visites d’exploitations agricoles dans la région de Mahajanga (maïs, riz, légumes, élevage, lait) sont également prévues pour que les participants puissent évaluer le potentiel agricole malgache.

Et les attentes sont importantes. Pour les autorités malgaches, il s’agit de développer les filières agroalimentaires grâce à l’investissement régional pour que la Grande-Ile joue pleinement son rôle de "grenier de l’Indianocéanie". Les investisseurs de la région et représentants des associations professionnelles en ont conscience. Pour eux, les enjeux seront d’identifier les filières porteuses et plus encore les moyens nécessaires à la constitution de filières agroalimentaires compétitives.

Conscient de l’enjeu et de la portée du projet, le ministre malgache des Affaires étrangères, Pierrot Rajaonarivelo, s’est montré rassurant : "les Autorités malgaches, en tant que partie prenante et facilitatrice, apporteront tous les accompagnements souhaités et tous les soutiens nécessaires pour la réalisation de ce chantier d’envergure", a-t-il déclaré.

C’est peut-être du côté de la communauté des agriculteurs malgaches que les attentes sont les plus grandes. Radonanany Malala Randriamanjary, secrétaire générale de la plateforme des producteurs de haricots de la province du Menabe, l’une des trois régions identifiées par le COI pour son projet de sécurité alimentaire, l’explique : "cette réunion nous offre l’opportunité de rencontrer directement les investisseurs avec qui on pourra discuter concrètement de notre potentiel et des moyens de l’exploiter". Pour Mme Randriamanjary, il ne fait aucun doute que les synergies régionales "permettront à la paysannerie malgache d’être plus productive" et de participer ainsi "au développement du pays et de la région".

COI


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