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Nasion Rénioné commémore la révolte des esclaves de Saint-Leu


Édito
Vendredi 4 Novembre 2011

En novembre 1811, Bourbon est sous occupation anglaise depuis un peu plus d’un an, quand éclate la révolte des esclaves de Saint-Leu.


Nasion Rénioné commémore la révolte des esclaves de Saint-Leu
Du 5 au 11 novembre 1811, Bourbon va connaître sa plus grande révolte d'esclaves ... tout est parti des hauteurs de Saint-Leu sur les sommets du Piton Rouge (Le Plate). Dans la nuit du 5 novembre 1811, un groupe d'une soixantaine d'esclaves, décident de se réunir à la Ravine du Trou et prennent ensuite la direction de Saint-Leu.

Trahis et dénoncés par d'autres esclaves, ils sont stoppés peu avant d'arriver à Saint-Leu, au lieu dit Le Portail (Piton Saint-Leu) beaucoup furent tués et les autres arrêtés. Le 11 février 1812, le Tribunal de Saint-Denis, siègeant en la Cathédrale de la ville prononcera la peine de mort contre les principaux responsables, ils furent exécutés aux quatre coins de l'île.

Elie le chef des rebelles fût condamné à la déportation en Inde, par les forces anglaises (l’île étant à cette époque sous occupation anglaise, c’est Sir Robert Townsend Farquhar gouverneur des Mascareignes qui instruira lui même le procès des insurgés). A cette époque les Anglais avaient aboli l’esclavage dans toutes leurs colonies ... sauf à l’île    Bourbon.

Depuis quelques années, à l’initiative d’associations culturelles, la date du 5 novembre sortie du "fénoir" de l’histoire, fait l’objet d’une commémoration populaire, à Saint-Leu. En dehors de la révolte de Saint-Leu, la période de l’esclavage a été fortement marquée par le "maronaz", véritable soif de liberté et de révolte, des milliers d’esclaves s’enfuyèrent sur les hauteurs de l’île, dans des zones difficiles d’accès et prirent le maquis.

Ainsi naissait la légende des "maron" des hommes libres. Les hauts et l’intérieur de l’île, font encore référence aujourd’hui à cette période importante de l’histoire, avec des noms comme, Mafate, Cilaos, Tévelave (Tous des noms d’origine malgache) ou encore le Piton Anchaing à Salazie.

Aujourd'hui 200 ans après la révolte des esclaves de Saint-Leu, contre le système esclavagiste, les nationalistes et indépendantistes appellent les réunionnais à briser les chaînes du colonialisme, pour plus de justice et de liberté ... pour la libération totale de notre pays.

Communiqué



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