Stratégie à géométries variables. De l'union "rêvée" de la Droite à l'union "sacrée" de Didier Robert. Il y a une constance. L'union de la Droite dans toute sa dimension, n'a jamais été réalisée. Celle de la Gauche, non plus. Et, Didier Robert ne réussira pas en 2014 et en 2015, ce qu'il n'a pas fait en 2010 : rassembler la Droite. Toute la Droite. Cet objectif est encore plus mal engagé pour 2014 et 2015. Une question se pose : Didier Robert a-t-il vraiment l'obligation ou le devoir d'unir toute la Droite pour gagner aux Municipales 2014 et Cantonales et Régionales 2015 ?
La réponse était "non" pour 2010. Elle est "oui" pour 2014 et 2015. C'est même devenue une absolue nécessité, s'il veut conserver son fauteuil de président de la Région Réunion, une présidence d'EPCI, celle du Conseil de surveillance d'Air Austral et celle de la SPLA. Et ainsi toutes les indemnités et les avantages qui vont avec. Il dira sans doute que ce ne sont pas ses priorités. C'est possible ! Mais qu'est-ce qui explique autant d'erreurs de jugement dans la mise en place dans sa stratégie d'union.
C'est un fait. Cette union de la Droite, c'est avant tout celle voulue par Didier Robert. "Cette liste d'union se fait sans nous", entend-on de l'Est au Sud. Un paradoxe lorsque l'on sait que plusieurs élus ont été désignés pour rencontrer les postulant(e)s à la candidature : Didier Robert, Michel Fontaine, Cyrille Melchior, Cyrille Hamilcaro, Stéphane Fouassin, Ibrahim Dindar… La rencontre de Didier Robert et Sylvie Moutoucomorapoullé, a provoqué des "incompréhensions" dans son camp. "Ce n'était pas à lui de discuter avec elle".
Dans cette stratégie de conquête, Didier Robert pèche sur deux points : la dimension humaine de son entourage et sa communication personnelle et politique. Son rendez-vous manqué à Saint-André où Serge Camatchy avait réuni près d'une centaine de personnes pour sa venue, n'est pas un comportement isolé. Rappelons que le président prenait au même moment, un café avec Jean-Paul Virapoullé à Boucan-Canot.
Certains élus de Droite ne supportent plus d'avoir à attendre son bon vouloir pour agir ou avancer. "Nous avons l'impression qu'il n'y a que lui qui compte. Hormis, les réunions mensuelles, il n'y a aucune communication. Nous ne savons pas qui fait quoi et où en est la liste d'union".
La grogne d'une partie de la Droite a aussi pour origine, un membre de l'entourage proche du président de la Région. "Personne n'osera dire à Didier Robert, ce que nous pensons aujourd'hui de sa communication politique". C'est un autre paradoxe. En aparté, ces critiques alimentent les discussions, mais aucun ne veut pointer du doigt, en public, ce qui ne va pas. Et ce, pour ne pas avoir à affronter Didier Robert. L'autre partie de la Droite, est-elle dans l'attente d'une explosion de cette union bancale de la Droite ? Sans aucun doute. Mais, le plus tard possible, car, en ces temps difficiles, les subventions de la Région sont indispensables.
C'est une certitude, l'union de la Droite à terme ne sera que l'union voulue par Didier Robert. Est-ce qu'elle sera pour autant peu performante et peu convaincante ? La réponse viendra sans doute de l'autre partie de la Droite qui prépare elle aussi sa stratégie et sa liste...
La liste provisoire : 25 communes, 25 candidats
Bras-Panon : Daniel Gonthier (maire sortant)
Cilaos : Paul Técher (maire sortant)
Entre-Deux : Bachil Valy (maire sortant)
Etang-Salé : Jean-Claude Lacouture (maire sortant)
La Possession : Jérôme Testan
Le Port : Valérie Auber
Les Avirons : Daniel Dennemont
La Rivière Saint-Louis : Patrick Malet
Petite-Ile : Brigitte Hoarau
Plaine des Palmistes : Marco Boyer (ex-maire)
Salazie : Stéphane Fouassin (maire sortant)
Tampon : Nathalie Bassire (conseillère générale et municipale)
Trois-Bassins : Guillaume Elisabeth
Saint-André : Sylvie Moutoucomorapoullé
Saint-Benoît : Valérie Gangnant ou Tarek Dallel
Saint-Denis : Didier Robert ou Michel Lagourgue
Saint-Joseph : ?
Saint-Leu : Jean-Luc Poudroux (ex-maire) ou Jean-Louis Maillot
Saint-Louis : Cyrille Hamilcaro
Saint-Paul : Didier Robert ou Gérald Incana
Saint-Philippe : Olivier Rivière (maire sortant)
Saint-Pierre : Michel Fontaine (maire sortant)
Sainte-Marie : Jean-Louis Lagourgue (maire sortant)
Sainte-Rose : Benjamin Elma (fils d'un ex-maire)
Sainte-Suzanne : ?
La réponse était "non" pour 2010. Elle est "oui" pour 2014 et 2015. C'est même devenue une absolue nécessité, s'il veut conserver son fauteuil de président de la Région Réunion, une présidence d'EPCI, celle du Conseil de surveillance d'Air Austral et celle de la SPLA. Et ainsi toutes les indemnités et les avantages qui vont avec. Il dira sans doute que ce ne sont pas ses priorités. C'est possible ! Mais qu'est-ce qui explique autant d'erreurs de jugement dans la mise en place dans sa stratégie d'union.
C'est un fait. Cette union de la Droite, c'est avant tout celle voulue par Didier Robert. "Cette liste d'union se fait sans nous", entend-on de l'Est au Sud. Un paradoxe lorsque l'on sait que plusieurs élus ont été désignés pour rencontrer les postulant(e)s à la candidature : Didier Robert, Michel Fontaine, Cyrille Melchior, Cyrille Hamilcaro, Stéphane Fouassin, Ibrahim Dindar… La rencontre de Didier Robert et Sylvie Moutoucomorapoullé, a provoqué des "incompréhensions" dans son camp. "Ce n'était pas à lui de discuter avec elle".
Dans cette stratégie de conquête, Didier Robert pèche sur deux points : la dimension humaine de son entourage et sa communication personnelle et politique. Son rendez-vous manqué à Saint-André où Serge Camatchy avait réuni près d'une centaine de personnes pour sa venue, n'est pas un comportement isolé. Rappelons que le président prenait au même moment, un café avec Jean-Paul Virapoullé à Boucan-Canot.
Certains élus de Droite ne supportent plus d'avoir à attendre son bon vouloir pour agir ou avancer. "Nous avons l'impression qu'il n'y a que lui qui compte. Hormis, les réunions mensuelles, il n'y a aucune communication. Nous ne savons pas qui fait quoi et où en est la liste d'union".
La grogne d'une partie de la Droite a aussi pour origine, un membre de l'entourage proche du président de la Région. "Personne n'osera dire à Didier Robert, ce que nous pensons aujourd'hui de sa communication politique". C'est un autre paradoxe. En aparté, ces critiques alimentent les discussions, mais aucun ne veut pointer du doigt, en public, ce qui ne va pas. Et ce, pour ne pas avoir à affronter Didier Robert. L'autre partie de la Droite, est-elle dans l'attente d'une explosion de cette union bancale de la Droite ? Sans aucun doute. Mais, le plus tard possible, car, en ces temps difficiles, les subventions de la Région sont indispensables.
C'est une certitude, l'union de la Droite à terme ne sera que l'union voulue par Didier Robert. Est-ce qu'elle sera pour autant peu performante et peu convaincante ? La réponse viendra sans doute de l'autre partie de la Droite qui prépare elle aussi sa stratégie et sa liste...
La liste provisoire : 25 communes, 25 candidats
Bras-Panon : Daniel Gonthier (maire sortant)
Cilaos : Paul Técher (maire sortant)
Entre-Deux : Bachil Valy (maire sortant)
Etang-Salé : Jean-Claude Lacouture (maire sortant)
La Possession : Jérôme Testan
Le Port : Valérie Auber
Les Avirons : Daniel Dennemont
La Rivière Saint-Louis : Patrick Malet
Petite-Ile : Brigitte Hoarau
Plaine des Palmistes : Marco Boyer (ex-maire)
Salazie : Stéphane Fouassin (maire sortant)
Tampon : Nathalie Bassire (conseillère générale et municipale)
Trois-Bassins : Guillaume Elisabeth
Saint-André : Sylvie Moutoucomorapoullé
Saint-Benoît : Valérie Gangnant ou Tarek Dallel
Saint-Denis : Didier Robert ou Michel Lagourgue
Saint-Joseph : ?
Saint-Leu : Jean-Luc Poudroux (ex-maire) ou Jean-Louis Maillot
Saint-Louis : Cyrille Hamilcaro
Saint-Paul : Didier Robert ou Gérald Incana
Saint-Philippe : Olivier Rivière (maire sortant)
Saint-Pierre : Michel Fontaine (maire sortant)
Sainte-Marie : Jean-Louis Lagourgue (maire sortant)
Sainte-Rose : Benjamin Elma (fils d'un ex-maire)
Sainte-Suzanne : ?