"La Réunion glisse vers le chaos depuis deux nuits.
Celle d'hier a vu les violences urbaines commises dans 3 villes monter d’un cran encore.
La Réunion s’enflamme, s’embrase, brûle hélas une fois de plus!
La nuit dernière, la contestation contre la vie chère et le racket des monopoles a atteint un niveau grave et alarmant.
Cette situation est le résultat d'une politique d'abandon et de mépris, conduite par votre gouvernement depuis 2007.
Les injustices sont devenues de plus en plus inacceptables car définitivement insupportables pour les ultramarins frappés par des taux de chômage comme aucune région de l’hexagone ne pourrait supporter.
Depuis 2007, le chômage a explosé comme jamais :
- + 37 % dans l'ensemble des outremers,
- + 49 % chez les jeunes de moins de 25 ans.
A La Réunion :
• + de 10 % de la population est au RSA (2% dans l’hexagone)
• + de 30 % est au chômage
• près de 60 % de la jeunesse réunionnaise n’a aucun rendez-vous utile le matin au réveil :
Vous les avez exclus du travail !!! :
• en leur imposant « développement endogène » ! c’est à dire débrouillez-vous vous-même !
• en les culpabilisant « contrats aidés », c’est de l’assistanat !
La révolte gronde parce que le sentiment d’abandon généralisé est bien réel.
A aucun moment, je n’ai cru ces dernières semaines, que La Réunion se trouvait en récréation dont il fallait siffler la fin, selon votre représentant, alors que le mal-être montait.
Ceux qui sont aujourd’hui victimes des exactions condamnables en sont hélas doublement victimes :
Victimes tout d’abord de la politique de votre gouvernement et de ses conséquences sur la baisse du pouvoir d’achat,
et victimes aussi des dégradations consécutives à ces mêmes violences.
Le gouvernement doit assumer ses responsabilités et sans tarder renouer un dialogue véritablement respectueux et responsable devant déboucher sur du concret sur les questions des carburants et de la vie chère.
Il doit aussi faire cesser les désordres !
Monsieur le Premier Ministre, au delà des forces de l’ordre envoyées déjà en renfort, que préconisez-vous pour répondre aux angoisses et à la désespérance de tout un peuple d’une région partie intégrante de la Nation française ?"
Celle d'hier a vu les violences urbaines commises dans 3 villes monter d’un cran encore.
La Réunion s’enflamme, s’embrase, brûle hélas une fois de plus!
La nuit dernière, la contestation contre la vie chère et le racket des monopoles a atteint un niveau grave et alarmant.
Cette situation est le résultat d'une politique d'abandon et de mépris, conduite par votre gouvernement depuis 2007.
Les injustices sont devenues de plus en plus inacceptables car définitivement insupportables pour les ultramarins frappés par des taux de chômage comme aucune région de l’hexagone ne pourrait supporter.
Depuis 2007, le chômage a explosé comme jamais :
- + 37 % dans l'ensemble des outremers,
- + 49 % chez les jeunes de moins de 25 ans.
A La Réunion :
• + de 10 % de la population est au RSA (2% dans l’hexagone)
• + de 30 % est au chômage
• près de 60 % de la jeunesse réunionnaise n’a aucun rendez-vous utile le matin au réveil :
Vous les avez exclus du travail !!! :
• en leur imposant « développement endogène » ! c’est à dire débrouillez-vous vous-même !
• en les culpabilisant « contrats aidés », c’est de l’assistanat !
La révolte gronde parce que le sentiment d’abandon généralisé est bien réel.
A aucun moment, je n’ai cru ces dernières semaines, que La Réunion se trouvait en récréation dont il fallait siffler la fin, selon votre représentant, alors que le mal-être montait.
Ceux qui sont aujourd’hui victimes des exactions condamnables en sont hélas doublement victimes :
Victimes tout d’abord de la politique de votre gouvernement et de ses conséquences sur la baisse du pouvoir d’achat,
et victimes aussi des dégradations consécutives à ces mêmes violences.
Le gouvernement doit assumer ses responsabilités et sans tarder renouer un dialogue véritablement respectueux et responsable devant déboucher sur du concret sur les questions des carburants et de la vie chère.
Il doit aussi faire cesser les désordres !
Monsieur le Premier Ministre, au delà des forces de l’ordre envoyées déjà en renfort, que préconisez-vous pour répondre aux angoisses et à la désespérance de tout un peuple d’une région partie intégrante de la Nation française ?"