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Lettre ouverte aux inspecteurs de l'Éducation Nationale du 1er degré


Invité(e)
Vendredi 6 Décembre 2013

Le CEN va étudier le 6 décembre 2013 les différentes propositions faites par les communes concernant l’organisation du temps scolaire à la rentrée 2014. Les conseils d’écoles ont été traités avec mépris.


Au mois d’octobre, ils n’ont même pas été consultés par les mairies.
Dans la plupart des communes, il n’y a même pas eu d’information apportée aux parents et aux enseignants ; ne parlons même pas de la possibilité d’un dialogue qui aurait pourtant permis des réajustements.

Les enseignants — surtout les syndicalistes — sont toujours accusés de ne prendre en compte que leurs intérêts personnels. Il ne restait pour défendre l’intérêt des élèves que le corps des inspecteurs dans les différentes circonscriptions.
Plus particulièrement là où la volonté des mairies bafouait l’intérêt des élèves.

En effet, de manière objective et juste il vous appartenait de ne pas accepter certains projets comme ceux qui font intervenir les TAP avant d’entrer en classe : vous seuls savez que les élèves ne seront plus réceptifs après avoir passé 45 minutes à jouer au ballon dans la cour.

Dans le meilleur des cas, ils seront amorphes et, dans le cas le plus probable, surexcités.
Au final, peu disposés aux apprentissages.

De même, la proposition d’organiser l’APC en maternelle de 13 h à 13 h 20 consistera à réveiller les élèves en dépit des recommandations faites par le ministère.

Certaines circonscriptions comme celle de Saint-André seront à cheval entre le mercredi et le samedi.

Cela générera inévitablement une inefficacité, à moins que la commune de Saint-André — en dépit des souhaits émis par certaines écoles — ne bascule au final sur le samedi pour des raisons pratiques et économiques évidentes.

Un des rôles premiers des inspecteurs devrait être la défense de l’intérêt des élèves et non pas d’accepter tous les projets des mairies — faits par manque de connaissance dans le domaine pédagogique — dans le seul but de faire passer une réforme aussi aberrante soit-elle.

Les résultats de la France à l’enquête PISA ne sont sans doute pas étrangers à cette attitude.

Peut-être pouvons-nous encore espérer un changement d’attitude de votre part, au vu de la présence de l’inspecteur de la circonscription, à la manifestation ce matin à Saint-Benoit ? 

 
POUR LE SAIPER PAS 974

Sonia DELRIEU


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