sak ifé nout jordu ék nout demin

Lettre ouverte à J.C.F 1er...


Citoyen
Mercredi 2 Novembre 2016

Monsieur J.C.F 1er magistrat de ma petite ville de St Benoît et député de notre petite circonscription vous avez donc décidé de porter plainte contre moi pour injure publique envers un particulier par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique suite à une caricature faite par moi pour illustrer un article de la presse quotidienne évoquant le doublement des taux d’intérêts des emprunts toxiques de notre ville datant du 23/01/2015 .


Dans cette caricature (un cabri avec en vous en photo) avec le proverbe créole "pendant ce temps là cabri i mange salade" il n'y avait pourtant aucune intention de vous injurier mais d'illustrer cet état des finances par une caricature à la manière de Charlie Hebdo. En effet, resituant nous dans le contexte, car il faut le rappeler nous étions à peine plus de 15 jours après cette attaque terroriste.  

Ainsi alors que des millions de français et les hommes politiques nationaux et internationaux , vous y compris aussi il me semble sauf erreur de ma part, reconnait le droit à la caricature, à la liberté de la presse, à la défense de la république je me retrouve pour une caricature des plus banale poursuivi pour injure publique par vous presque 2 ans plus tard.
J'irai me présenter ce 14 novembre 2016 au tribunal de Grande instance pour ma probable mise en examen seul car je ne peux me prévaloir comme vous d'une protection juridique payée par les contribuables bénédictins. Ainsi donc le petit citoyen , opposant politique, blogueur, que je suis, je ne peux me prévaloir de pouvoir oser caricaturer un simple Député-Maire. Je peux caricaturer n'importe quels Dieu, n'importe quelle religion, n'importe quels hommes et femmes politiques d'envergure d'Etat ou internationaux, n'importe quel patron du CAC 40 mais vraisemblablement pas vous. 

Le Candide que je suis, terminera cette lettre en citant Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. »

Triste tropique, triste pensée, triste fin de règne politique aussi surement...

Bertrand Robert


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