Je viens d’une famille nombreuse, comme tant d’autres familles de La Réunion. Et,
comme elles, nous avons rencontré les difficultés sociales des années 70, ainsi que les
affronts d’une société encore figée dans ses représentations sociales archaïques : les
personnes issues des bidonvilles ne pouvaient pas réussir.
Née au Bas de la Rivière à Saint-Denis, nous avons ensuite déménagé aux Camélias en
1975. Dès l’adolescence, je prends conscience que les choses ne seront pas simples en
tant que Femme, mais que je peux faire ma place si je m’en donne vraiment les moyens.
........................................Les valeurs du sport
À 11 ans, je découvre le sport. Le sport et ses valeurs bâties sur le respect de soi, des
autres, sur la tolérance, la combativité et la volonté, entre autres.
Le sport qui me permet d’affirmer ma personnalité. Championne de La Réunion dans
trois disciplines, volley-ball, karaté et saut en hauteur, je deviens plus tard, à force de
persévérance, la première femme de l’île à obtenir un brevet d’État 2e degré karaté.
D’autres ont, depuis, suivi cette voie.
J’enseigne toujours cette discipline. Je suis fière de voir certains de mes élèves devenir
des habitués des rencontres internationales, à l’image de Florian Soret. D’autres sont
devenus professeurs et portent aujourd’hui la discipline au sein de leur association.
C’est cette transmission des valeurs, des savoirs et des compétences qui est primordiale
tant au niveau du sport que dans la vie quotidienne.
Je porte cette conviction au plus haut point et j’y suis attachée. C’est la raison de mon
engagement en politique. Je garde en effet intact l’espoir de pouvoir aider, au-delà de
mon implication au sein du mouvement associatif, les familles réunionnaises.
Depuis 2008, adjointe au Maire de Saint-Denis, je reçois dans mon quartier de
Montgaillard et celui des Camélias de nombreuses personnes rencontrant des difficultés
sociales, familiales ou d’insertion.
Je suis particulièrement touchée par la souffrance des femmes qui élèvent seules leurs
enfants, dans une île qui se distingue par une plus grande proportion de familles
monoparentales que dans l’Hexagone : 26 % pour La Réunion contre 16 % au niveau
national. Dans ces familles, presque la moitié des enfants de moins de 3 ans est
confrontée à la précarité.
Notre rôle d’élu est de ce fait primordial. Je m’attache à mieux accompagner les familles,
à mobiliser et rendre plus performant notre réseau d’aides (CCAS, assistance sociale,
organismes d’insertion, etc...).
Je souhaite témoigner d’un constat que je fais au quotidien : en dépit du regard social qui
pèse encore, malgré les souffrances liées à la précarité, les violences morales ou
physiques, les femmes de La Réunion restent dignes. Elles sont un phare pour notre
société.
..........................Pour une égalité femme-homme
C’est pour cela que la mise en œuvre d’une parité effective, une égalité femme-homme
réelle est indispensable.
Le droit de vote n’a été accordé aux femmes que depuis le 21 avril 1944. Il a ensuite
fallu attendre l’année 2000 pour le principe paritaire pour les élections, puis la loi du 17
mai 2013 qui instaure la parité aux futurs conseils départementaux et enfin en 2014, la
loi «pour l’égalité réelle entre les hommes et les femmes» pour voir des avancées
pour la place des femmes en politique. Ce travail est celui des gouvernements socialistes
et de l’Assemblée nationale actuelle dont fait partie notre camarade Éricka Bareigts.
Oui, aujourd’hui encore, il nous faut transformer la société, changer les représentations.
Cela s’inscrit dans le temps et passe inévitablement par l’éducation des jeunes
générations. Les changements seront longs, mais je crois qu’il est possible de réformer la
société. J’attends avec impatience le jour où nous n’aurons plus à réclamer les mêmes
droits que les hommes !
Oui, je suis convaincue que vivre en tant que femme aux Camélias, ou dans n’importe
quel quartier, n’est pas une fatalité. Je milite du reste pour que les plus anciens, comme
ma maman grâce à qui j’ai pu m’épanouir, les personnes ayant une expérience de vie
réussie, témoignent et transfèrent leur savoir-faire, leur énergie, auprès des plus jeunes
afin de favoriser leur réussite.
Bonne fête à toutes les femmes !
Une Dionysienne engagée
comme elles, nous avons rencontré les difficultés sociales des années 70, ainsi que les
affronts d’une société encore figée dans ses représentations sociales archaïques : les
personnes issues des bidonvilles ne pouvaient pas réussir.
Née au Bas de la Rivière à Saint-Denis, nous avons ensuite déménagé aux Camélias en
1975. Dès l’adolescence, je prends conscience que les choses ne seront pas simples en
tant que Femme, mais que je peux faire ma place si je m’en donne vraiment les moyens.
........................................Les valeurs du sport
À 11 ans, je découvre le sport. Le sport et ses valeurs bâties sur le respect de soi, des
autres, sur la tolérance, la combativité et la volonté, entre autres.
Le sport qui me permet d’affirmer ma personnalité. Championne de La Réunion dans
trois disciplines, volley-ball, karaté et saut en hauteur, je deviens plus tard, à force de
persévérance, la première femme de l’île à obtenir un brevet d’État 2e degré karaté.
D’autres ont, depuis, suivi cette voie.
J’enseigne toujours cette discipline. Je suis fière de voir certains de mes élèves devenir
des habitués des rencontres internationales, à l’image de Florian Soret. D’autres sont
devenus professeurs et portent aujourd’hui la discipline au sein de leur association.
C’est cette transmission des valeurs, des savoirs et des compétences qui est primordiale
tant au niveau du sport que dans la vie quotidienne.
Je porte cette conviction au plus haut point et j’y suis attachée. C’est la raison de mon
engagement en politique. Je garde en effet intact l’espoir de pouvoir aider, au-delà de
mon implication au sein du mouvement associatif, les familles réunionnaises.
Depuis 2008, adjointe au Maire de Saint-Denis, je reçois dans mon quartier de
Montgaillard et celui des Camélias de nombreuses personnes rencontrant des difficultés
sociales, familiales ou d’insertion.
Je suis particulièrement touchée par la souffrance des femmes qui élèvent seules leurs
enfants, dans une île qui se distingue par une plus grande proportion de familles
monoparentales que dans l’Hexagone : 26 % pour La Réunion contre 16 % au niveau
national. Dans ces familles, presque la moitié des enfants de moins de 3 ans est
confrontée à la précarité.
Notre rôle d’élu est de ce fait primordial. Je m’attache à mieux accompagner les familles,
à mobiliser et rendre plus performant notre réseau d’aides (CCAS, assistance sociale,
organismes d’insertion, etc...).
Je souhaite témoigner d’un constat que je fais au quotidien : en dépit du regard social qui
pèse encore, malgré les souffrances liées à la précarité, les violences morales ou
physiques, les femmes de La Réunion restent dignes. Elles sont un phare pour notre
société.
..........................Pour une égalité femme-homme
C’est pour cela que la mise en œuvre d’une parité effective, une égalité femme-homme
réelle est indispensable.
Le droit de vote n’a été accordé aux femmes que depuis le 21 avril 1944. Il a ensuite
fallu attendre l’année 2000 pour le principe paritaire pour les élections, puis la loi du 17
mai 2013 qui instaure la parité aux futurs conseils départementaux et enfin en 2014, la
loi «pour l’égalité réelle entre les hommes et les femmes» pour voir des avancées
pour la place des femmes en politique. Ce travail est celui des gouvernements socialistes
et de l’Assemblée nationale actuelle dont fait partie notre camarade Éricka Bareigts.
Oui, aujourd’hui encore, il nous faut transformer la société, changer les représentations.
Cela s’inscrit dans le temps et passe inévitablement par l’éducation des jeunes
générations. Les changements seront longs, mais je crois qu’il est possible de réformer la
société. J’attends avec impatience le jour où nous n’aurons plus à réclamer les mêmes
droits que les hommes !
Oui, je suis convaincue que vivre en tant que femme aux Camélias, ou dans n’importe
quel quartier, n’est pas une fatalité. Je milite du reste pour que les plus anciens, comme
ma maman grâce à qui j’ai pu m’épanouir, les personnes ayant une expérience de vie
réussie, témoignent et transfèrent leur savoir-faire, leur énergie, auprès des plus jeunes
afin de favoriser leur réussite.
Bonne fête à toutes les femmes !
Une Dionysienne engagée