sak ifé nout jordu ék nout demin

"Le calendrier climatique dans l’œil du cyclone"


Dans la presse
Dimanche 13 Octobre 2013

"Il aura suffi de deux cyclones en ce début de période cyclonique pour que le débat sur le calendrier climatique soit relancé. Pourtant quoi de plus normal que d’essuyer des phénomènes météorologiques majeurs en cette période ? Quoi de plus banale que cette saison chaude 2013 ?"


"Le calendrier climatique dans l’œil du cyclone"
"Mais voilà l’ordinaire du calendrier réunionnais  n’a lui rien d’ordinaire il relève bien d’une aberration fondamentale, d’une hérésie  dont  plus de 200 000 jeunes en âge d’être scolarisés sont les victimes chaque année depuis maintenant plusieurs décennies. En effet, en quel pays, en quelle région accepterait-on une année coupée en deux par 6 semaines de vacances ?  

Découpage qui fait de cette année scolaire la seule à connaître dans les faits deux rentrées scolaires.  En quel pays préfère-t-on que les élèves travaillent durant les périodes les plus chaudes par des températures de 35°, par des taux d’humidité à plus de 80%, par des fortes pluies régulières alors que ces mêmes élèves sont libérés  durant des périodes clémentes, tempérées aux mois de juillet et août où il ferait bon étudier.

Les dégâts occasionnés par cette longue période chaude, par cette coupure de l’année en deux, par ces journées perdues pour cause d’intempéries qui ne relèvent pas des seuls cyclones, sont bien  connus sur les apprentissages en particulier pour les acquisitions fondamentales.  

Et les retards occasionnés se cumulent d’année en année puisque le calendrier est imperturbable. Imperturbable à quelques aménagements près  qui se jouent sur quelques jours sur  les vacances de mai par exemple, qui font les délices du rectorat et qui voudrait nous faire croire que ce calendrier est démocratiquement choisi.

Sur son découpage essentiel : calendrier climatique ou non, tous les tours de passe-passe ont été mis en place pour éviter de trancher (multiplication des choix de calendrier, vote en conseil d’école ou d’administration pour éviter le vote direct, manque de concertation sur les choix de calendrier etc…), jusqu’à des votes au Conseil de l’Education nationale (instance suprême) allant dans le sens du calendrier climatique non pris en compte (car indicatifs …).

Pourtant les sondages, dont nous connaissons les limites, ne manquent pas chaque année de confirmer la préférence des réunionnais pour le calendrier climatique. Alors faisons du calendrier climatique, un vrai débat démocratique, engageons un réel référendum populaire sur la question.

Qu’enfin les élus s’engagent au moins pour initier ce processus démocratique, soyons enfin responsables, évitons à l’administration rectorale d’user et d’abuser des arcanes dont elle a seule la maîtrise pour imposer des calendriers anti-pédagogiques mais qui semblent satisfaire davantage des intérêts d’ordre économique (transports aériens etc …), d’ordre administratif (mutations des personnels …) et surtout des préjugés d’ordre politique (syndrome du koupe pa nou).

Et arrêtons avec l’argument machiavélique qui, sous couvert de quelques départs en métropole pour poursuite d’études, sacrifie des milliers d’autres élèves, qui apprennent à La Réunion, sur l’ensemble de leurs scolarités. La FSU engage le débat sur cette proposition et appelle de ses vœux à la construction d’un collectif porteur d’un tel choix démocratique".

Christian Picard, SD FSU



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Les commentaires

1.Posté par Gérard Jeanneau le 12/02/2013 06:14
Deux malheureux cyclones ont mis en ébullition la FSU et quelques apôtres, apparemment sans grande attache avec la Métropole : pour La Réunion, en raison des fortes chaleurs de l'été austral, il faut impérativement un calendrier climatique, une année scolaire de mars à décembre avec un bac cocotier que l'on passerait fin novembre - osons le dire - un bac arrangé comme on le fait pour le rhum.

Le PDBS - Parti Du Bon Sens - s'oppose fermement à ce projet et avance froidement des arguments de poids :

Seule la côte réunionnaise est concernée par les fortes chaleurs. Sont à l'abri de la fournaise, imaginée par la FSU, les établissements scolaires du Tampon, de la Plaine des Cafres, de Salazie, de Cilaos, de la Montagne, de Dos d'Âne, de la Saline-les-Hauts, de Saint-Gilles-les-Hauts, de la Petite France, de Tan-Rouge, du Bernica, de Guillaume, de Bras-Canot, de Trois-Bassins, de la Chaloupe-Saint-Leu. Et la liste ne semble pas exhaustive ! Bref ! plus d'un établissement sur deux connaît un climat presque paradisiaque, bien adapté au calendrier scolaire actuel.

Sur la côte, pour atténuer la chaleur, il faut climatiser les écoles primaires et, d'urgence, les classes de CP et de Maternelles. La climatisation peut fonctionner de 10 heures à 15 heures.

Sur la côte, il faut aménager les fameuses dalles de béton qui servent de toit de façon qu'elles ne soient plus en contact avec les rayons du soleil. Claude Hoarau, Huguette Bello, Langenier ont du pain sur la planche. Ce n'est pas la peine de vociférer contre cette chaleur tropicale quand on l'entretient soi-même. On a, dans cette situation, une autre version du pyromane incendiaire. Que chaque parent recense les fameux toits en béton et on se rendra compte qu'ils font de la résistance, et bien longtemps après l'ère de Debré.
Des professeurs signalent que les élèves sont inattentifs et même indisciplinés à cause de la chaleur. Soit ! Mais le PDBS se demande sur un ton un brin dubitatif, si c'est bien à cause de la chaleur ou si c'est plutôt à cause de la qualité du cours qui laisse quelque peu à désirer. La parole est aux élèves sur ce point.

Les frais de climatisation ne devraient pas excéder ceux du chauffage des locaux métropolitains : les fortes chaleurs ne couvrent que trois mois de l'actuel calendrier, et le froid, dans l'autre hémisphère, sévit de novembre à mars et même avril en montagne. Que les maires, sous nos cocotiers, ne crient pas à l'assassin !

En voulant imposer le calendrier climatique, les côtiers, accrochés à leurs cocotiers, empêcheraient les élites de continuer à briller lors des prestigieux concours nationaux. Elles devraient attendre l'année suivante pour se présenter, et, alors, on ne peut mieux faire pour mettre sous le boisseau les bons cerveaux de La Réunion.

Le PDBS prie instamment le recteur de ne pas se mettre en ébullition sur ce sujet, comme le fait la bouillante FSU. Adopter le calendrier climatique, ce serait paradoxalement envoyer tous les élèves cuire au soleil, à la plage, pour y rencontrer leurs professeurs, se livrant tous aux douceurs du farniente.

Le chargé de COM du PDBS, Gérard Jeanneau

2.Posté par Moi Président, du Bon Sens le 12/02/2013 07:15
Je dis BRAVO, enfin une attitude de progrès…
qui mènera notre pays dans le Bon Sens…

Moi Président du PDBS
Le PDBS est pour toutes les actions qui vont dans le Bon Sens !

3.Posté par Gérard Jeanneau le 12/02/2013 13:18

Tout est exposé dans cet article; il suffit de cliquer sur le lien. L'argumentation est en béton !


4.Posté par Farces et Dindons le 12/02/2013 14:18
Je pense que le grand Gerard Janneau est une grosse farce pour son dindon de Parti Du Bon Sens…
On dit bien le dindon de la farce…

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