Les parlementaires socialistes de La Réunion, surtout Jean-Claude Fruteau, co-auteur avec le député UMP Patrick Ollier d'un rapport sur la Défiscalisation Outre-mer, ont pesé de tout leur poids pour le maintien des dispositifs actuels de la "Défisc". Hier à Fort-de-France en Martinique, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a entendu leurs doléances. Comme annoncé la veille, sont concernés le logement social, petites et moyennes entreprises, organismes de logements sociaux.
Le chef du gouvernement a même ajouté l'expérimentation d'un crédit d'impôt dont l'articulation n'a pas été dévoilé. Le plafond non plus. Globalement, ces annonces rassurent d'abord les politiques socialistes ultra-marins, et ce à neuf mois des Municipales 2014. Ce n'est pas le cas des acteurs socio-économiques. Car si le dispositif avantage - encore plus ! - et surtout le logement social, la Défiscalisation concentre sur les bailleurs sociaux, l'essentiel des moyens.
Et une fois encore l'économie des Outre-mer se retrouve enfermé dans la santé économique très aléatoire du BTP. Surtout les petites et moyennes entreprises sous-traitant avec les "mastodontes" du logement social, socle idéal pour de la surenchère et d'opérations immobilières et financières bien dissimulées sous le label "mixité sociale". Le maintien de la Défiscalisation va surtout servir aux promoteurs privés très présents dans les organismes de logements sociaux.
Même si on ne peut mettre en doute la volonté du gouvernement de créer un "dispositif plus juste, plus pratique et plus efficace dans la relance économique dans les Outre-mer", les ultramarins sont en droit de se demander, comment le Premier ministre va s'y prendre pour atteindre son objectif d'optimiser un dispositif qui perd chaque année, un peu plus de ses moyens et de sa crédibilité.
Le chef du gouvernement a même ajouté l'expérimentation d'un crédit d'impôt dont l'articulation n'a pas été dévoilé. Le plafond non plus. Globalement, ces annonces rassurent d'abord les politiques socialistes ultra-marins, et ce à neuf mois des Municipales 2014. Ce n'est pas le cas des acteurs socio-économiques. Car si le dispositif avantage - encore plus ! - et surtout le logement social, la Défiscalisation concentre sur les bailleurs sociaux, l'essentiel des moyens.
Et une fois encore l'économie des Outre-mer se retrouve enfermé dans la santé économique très aléatoire du BTP. Surtout les petites et moyennes entreprises sous-traitant avec les "mastodontes" du logement social, socle idéal pour de la surenchère et d'opérations immobilières et financières bien dissimulées sous le label "mixité sociale". Le maintien de la Défiscalisation va surtout servir aux promoteurs privés très présents dans les organismes de logements sociaux.
Même si on ne peut mettre en doute la volonté du gouvernement de créer un "dispositif plus juste, plus pratique et plus efficace dans la relance économique dans les Outre-mer", les ultramarins sont en droit de se demander, comment le Premier ministre va s'y prendre pour atteindre son objectif d'optimiser un dispositif qui perd chaque année, un peu plus de ses moyens et de sa crédibilité.