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Le Front national 974 et la vie chère


Politique
Mercredi 17 Juillet 2013

L’Atelier créé en décembre 2012 au FNR-974, sous la Direction de notre Technicien Supérieur en Bureau d’étude, nous a permis de recenser, classifier et quantifier les principales causes de la vie chère à la Réunion.


Nous vous livrons ici une synthèse succincte des différents éléments retenus par ces travaux, suivie des préconisations du Secrétaire Départemental.

L’octroi de mer, taxe coloniale, est l’élément majeur du coût de la vie chère.
Il est par ailleurs injuste et illégal et surtout il n’est pas utilisé à bon escient, à savoir principalement dans un but de clientélisme électoral et de pression sur la misère (petits boulots précaires).

Tous les politiques en sont de farouches défenseurs car l’enjeu pour verrouiller leurs sièges est majeur… Il n’en va pas de même pour les consommateurs évidemment (est-ce leur souci ?).

Les situations de monopoles détenus par cinq ou six familles à la Réunion pèsent aussi lourdement dans la balance.

On peut y rajouter, bien sûr, les ententes parfaitement illicites pour faire grimper les prix.

A la Réunion tout ce beau monde se fréquente, se connaît bien et s’enrichit démesurément sur le dos des consommateurs.

Les transports aériens restent encore relativement élevés, tant pour les personnes que pour le fret. Ainsi, une part importante des surcoûts fret est répercutée directement sur les biens de consommation, de même pour les déplacements professionnels vers l’Europe (et ailleurs) des cadres et gérants d’entreprises. Ces coûts élevés sont répercutés sur ces-dits biens.

La rareté du foncier.
Considérant que la Réunion est de plus en plus peuplée et que le foncier n’est pas extensible, il s’en suit une élévation du coût du foncier. Cette élévation se répercute sur tous les prix, que ce soit concernant l’agriculture, les parcelles à vocation artisanales, commerciales, industrielles ou les logements et leurs loyers, dont la cherté se retrouve sur les produits finis.

Les pots de vins auxquels il y a lieu de rajouter le travail dissimulé ont encore une part de responsabilité dans la vie chère.

Tous les travaux publics (sans exception) sont soumis à rétro-commissions, cadeaux, avantages en nature, voyages, etc.

Au final c’est le contribuable qui paye. De même concernant l’économie parallèle, qui génère des surtaxes pour financer un « faux social » !

Les sur-rémunérations contribuent elles aussi à l’augmentation du coût de la vie, par le simple levier de l’offre et de la demande.

A partir du moment où on se permet de ne plus regarder à la dépense, les vendeurs et les prestataires montent leurs prix, suive qui peut.

Les transports maritimes, bien plus nombreux que dans l’aérien, pèsent d’une manière notable, mais moindre que les éléments précédents.

Divers paramètres pesant moins lourdement sur la cherté de la vie, tels les frais annexes dûs à l’éloignement, les courriers, le téléphone, Internet, l’imprimerie, les publicités, etc.
Le surcoût est présent mais reste tout de même mineur.

Préconisations du FNR 974

L’Octroi de mer (O.M.) doit être définitivement supprimé et compensé par une dotation d’Etat, comme dans tous les départements de la République Française et comme Marine Le Pen l’avait préconisé dans son programme Présidentiel 2012.
La TVA sera réévaluée, mais peut provisoirement rester à un niveau inférieur à celui de la métropole, dans l’attente d’un rattrapage des indices sociétaux (taux de chômage, vie chère, pauvreté, bas salaires, précarité…).

Pour rappel, la TVA reste récupérable pour les entreprises, à l’inverse de l’OM non récupérable. Stop au clientélisme électoral de l'OM financé difficilement par le petit peuple.

Concernant les monopoles, c’est à l’Etat qu’il faut demander l’effort de régulation des partenariats commerciaux et de contrôle des ententes illicites (à sanctionner sévèrement). Nos politiques locaux font trop de copinage (au travers des fraternelles maçonniques) et sont souvent complices de ces manipulations, aussi il n’est pas souhaitable de leur confier cette mission délicate.

Pour les transports aériens ou maritimes, une seule solution déjà soutenue dans le programme présidentiel de Marine Le Pen : mise en place du «Couloir Economique Prioritaire» (CEP). Autrement dit, pas de douane avec la France et libre circulation des biens et des personnes à tarifs réduits, subventionnés par l’Etat, comme cela existe déjà pour la Corse.

La rareté du foncier, qui en fait sa cherté est difficile à maîtriser pour les particuliers, car fluctuant en fonction de l’inévitable offre et demande. Néanmoins, concernant les logements sociaux, les zones artisanales, commerciales ou industrielles, les politiques n’ont pas su (ou pas voulu ?) anticiper des réserves suffisantes pour le développement économique à prix réduits du monde du travail et de l’habitat.

Aujourd’hui le rattrapage peut encore se faire, à condition de subventionner ou de défiscaliser de nouvelles zones. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Concernant les pots de vin, la responsabilité incombe avant tout à une certaine immoralité de nos politiques (que l’on retrouve du sommet de l’Etat jusqu’à nos petits élus de terrain, en passant par la Préfecture et le monde Judiciaire).
Là encore, les sociétés secrètes sont montrées du doigt avec leurs « fraternités » douteuses qui, au final, coûtent très cher aux contribuables. Quand obligera-t-on les franc-maçons à se dévoiler, comme cela existe dans d’autres pays européens ?

Quant au travail dissimulé, bien sûr les contrôles et la répression doivent perdurer, mais l’essentiel n’est pas là !

Il y a lieu de favoriser l’insertion de ces travailleurs dans la légalité (aujourd’hui on voit de plus en plus d’artisans sortir de cette légalité pour s’installer dans l’économie parallèle… et nous ne les blâmons pas.

Tout se passe en France comme dans l’ex-URSS où les paysans qui étaient propriétaires d’une infime parcelle de terre sur une grande propriété d’Etat à cultiver au bénéfice du peuple, voyaient le rendement de leur petite parcelle dix fois supérieur à celle de l’Etat… cherchez l’erreur ! (Ce système s’est effondré naturellement).

A la Réunion, nos artisans, commerçants et paysans n’ont aucune protection juridique et sont tondus jusqu’à l’os. Commençons par réduire leurs charges, puis garantissons-leur un revenu humain non saisissable, soit au moins trois fois le SMIC (compte tenu de leurs horaires de travail excessifs, de leur créativité, du risque encouru par le financement de leur entreprise, de la non-possibilité d’être malade, pas le droit au chômage…) et l’insaisissabilité de leurs biens personnels (résidence principale, meubles, véhicules…) en cas de cessation d’activité.

Les sur-rémunérations sont aussi un facteur de vie chère (pour ceux qui n’en bénéficient pas) non négligeable.

J’entends déjà les sirènes : «oui mais les sur-rémunérés participent au développement de la Réunion»… certes, mais avec leur profit personnel. Et les autres alors ? Ils n’y ont pas droit ?

C’est cela la «Justice sociale» ?

L’Egalité, la Fraternité ? Vous pensez que si on leur donne davantage de salaire ils ne feront pas aussi développer l’économie locale ?

Un peu de sérieux je vous prie. Alors au FNR-974 nous disons : non pas le « mariage pour tous » ni « un compte en banque en Suisse pour tous », mais la «sur-rémunération pour tous», d’Etat évidemment ! (à l’inverse de la position des gauchistes « PCR/PS/UMP » qui veulent la supprimer sans contrepartie) ; c’est cela l’Egalité et la Justice sociale ! (idem pour la sur-rémunération des retraites pour tous).

Déjà il faut m’expliquer les 3 taux de sur-rémunérations :
- 30% pour les fonctionnaires territoriaux,
- 54% pour les fonctionnaires d’Etat,
- 73% pour les fonctionnaires des médias d’Etat.

Les calculs de vie chère sont-ils différents en fonction des métiers ?
Le RSTA rééquilibrait un peu cette injustice et Marine Le Pen proposait mieux dans son programme Présidentiel, ne l’oubliez pas (+200 € sur tous les bas salaires jusqu’à 1,4 fois le SMIC, et je ne parle pas du salaire parental), mais malheureusement 70% des électeurs Réunionnais ont préféré Hollande…
Et si on rabotait un peu les hautes sur-rémunérations pour donner à tous 35% supplémentaires par exemple (public et privé) ?

Dans l’attente, bien sûr, de la mise en application des préconisations ci-dessus et du rattrapage du coût de la vie par rapport à la métropole… ce qui induirait bien évidemment une réduction progressive, voire l’annulation des surrémunérations d’ici environ 5 ans! Tout le monde serait gagnant, y compris l’Etat.

Ah ! mais suis-je bête, j’oubliais une chose importante : 73% de nos élus étant des fonctionnaires (donc bien favorisés), accepteront-ils que le petit peuple prenne aussi de la hauteur ? (l’erreur des populations maintenues dans la souffrance étant de voter à gauche).

Enfin je ne m’attarderai pas sur les divers paramètres mineurs dont l’Etat devra prendre les mesures nécessaires vis-à-vis des multinationales qui en sont essentiellement responsables.

Conclusion
Il faut que les politiques aient l’honnêteté de traiter le problème de la vie chère dans sa  globalité , on ne bouge pas les pions sur l’échiquier sans contrepartie « toute action entraine une réaction ». Les paramètres de la vie chère sont interdépendants et l’instabilité sociale que nous subissons depuis la départementalisation de la Réunion est due aux graves négligences de nos élus (volontaires ou pas ?)…diviser pour mieux régner, telle était peut-être la devise de monsieur Vergès ?

Toujours est-il qu’on ne pouvait pas appliquer à la Réunion les mêmes paramètres sociaux qu’en métropole compte tenu du coût de la vie différent. Ainsi, par exemple, il serait urgent que le SMIC-Réunion soit réajusté à la cherté de la vie (+ 35%) car, que se passe-t-il aujourd’hui ?

Beaucoup préfèrent vivre des minimas sociaux et se la  «couler douce», plutôt que se lever tôt et aller travailler pour le SMIC sachant que leur niveau de vie n’est pas meilleur que celui des précédents…voire inférieur ! L’erreur étant d’appliquer à la Réunion la même base de calcul que celle définie en métropole pour un coût de la vie totalement différent. La moralité et finalité de ces propos me fait dire qu’il est urgent de rétablir l’égalité du niveau de vie entre la Réunion et la métropole, stop aux injustices sociales !

Jean-Claude Otto-Bruc, secrétaire départemental FNR 974


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