Paul Vergès a placé la barre haute, dès vendredi, premier jour du 8e Congrès du parti communiste réunionnais. Son discours, à l'unanimité des observateurs politiques, a été "très bon". Moins tourné vers le passé, plus axé sur le contexte réunionnais et son environnement régional, le chef historique s'adresse aujourd'hui à un public, d'accord avec lui sur le fond, mais méfiant de ses desseins économiques et politiques. Il est vrai que sa carrière ne plaide pas toujours en sa faveur. L'homme conserve malgré tout sa grande dimension. Et sa vision est reconnue.
Le sénateur de La Réunion, c'est indéniable, demeure le baobab qui porte le PCR depuis 54 ans. Mais si l'arbre a des racines profondes, les branches sont moins nombreuses. Les élus communistes, les électeurs et les délégués aussi. Le parti communiste a perdu des élections importantes, et avec les moyens de consolider le parti. Beaucoup d'électeurs ont quitté le parti avec Huguette Bello. Les délégués, plus d'un millier il y a moins d'un an à Saint-Louis, n'étaient plus que 354, ce week-end au Bocage à Sainte-Suzanne. C'est modeste pour un parti qui en revendiquait entre 1.500 et 2.000 délégués à son apogée.
L'échec de l'assemblée extraordinaire du parti en septembre 2012 à La Rivière Saint-Louis, divergences politiques surtout sur la restructuration de la direction, a eu pour effet, "d'écarter" (retrait volontaire) certains membres de la génération des aînés. Plusieurs éléments, travailleurs de l'ombre, ont émergé lors des rencontres régulières du Conseil de reconstruction. Avec le soutien et l'appui surtout d'Elie Hoarau alors secrétaire général, ils ont alors posé des jalons et ont peu à peu imposé les contours du parti dans lequel ils voulaient assumer des responsabilités.
Le 8e Congrès du PCR, ce week-end au Bocage Sainte-Suzanne, a consacré le travail d'une nouvelle génération de cadres, quadragénaire ou quinquagénaire, plus cadres dynamiques que responsables politiques obéissants, disciplinés et éduqués pour la plupart par la classe Paul Vergès. L'équation ne peut être que complexe pour des nouveaux dirigeants qui n'ont pas encore toutes les rênes du parti, et qui doivent réussir dès les Municipales 2014. Surtout que la refondation pyramidale du PCR propose un fonctionnement très encadré, et une prise de décisions procédurière complexe. Et très surveillée. Ce que ne voulait pas entre autres Pierre Vergès.
Ce compromis trouvé pour réussir l'union des générations, peut se révéler pratique et efficace dans le temps. A neuf mois des Municipales 2014, le bébé aura-t-il le temps suffisant pour apprendre à marcher ? Oui, si cela implique un engagement fort, une détermination sans faille, un travail collectif solidaire, une gestion et une direction verticales hiérarchisées, et le retrait subtil des aînés pour laisser la place et le temps à la nouvelle génération. Pour l'apprentissage, les erreurs et les corrections. Avec humilité. Et sans jamais oublier l'objectif principa : toujours être au service de la population. Un défi qu'aucun parti n'a réussi à relever à ce jour. Y compris les aînés du PCR...
Le sénateur de La Réunion, c'est indéniable, demeure le baobab qui porte le PCR depuis 54 ans. Mais si l'arbre a des racines profondes, les branches sont moins nombreuses. Les élus communistes, les électeurs et les délégués aussi. Le parti communiste a perdu des élections importantes, et avec les moyens de consolider le parti. Beaucoup d'électeurs ont quitté le parti avec Huguette Bello. Les délégués, plus d'un millier il y a moins d'un an à Saint-Louis, n'étaient plus que 354, ce week-end au Bocage à Sainte-Suzanne. C'est modeste pour un parti qui en revendiquait entre 1.500 et 2.000 délégués à son apogée.
L'échec de l'assemblée extraordinaire du parti en septembre 2012 à La Rivière Saint-Louis, divergences politiques surtout sur la restructuration de la direction, a eu pour effet, "d'écarter" (retrait volontaire) certains membres de la génération des aînés. Plusieurs éléments, travailleurs de l'ombre, ont émergé lors des rencontres régulières du Conseil de reconstruction. Avec le soutien et l'appui surtout d'Elie Hoarau alors secrétaire général, ils ont alors posé des jalons et ont peu à peu imposé les contours du parti dans lequel ils voulaient assumer des responsabilités.
Le 8e Congrès du PCR, ce week-end au Bocage Sainte-Suzanne, a consacré le travail d'une nouvelle génération de cadres, quadragénaire ou quinquagénaire, plus cadres dynamiques que responsables politiques obéissants, disciplinés et éduqués pour la plupart par la classe Paul Vergès. L'équation ne peut être que complexe pour des nouveaux dirigeants qui n'ont pas encore toutes les rênes du parti, et qui doivent réussir dès les Municipales 2014. Surtout que la refondation pyramidale du PCR propose un fonctionnement très encadré, et une prise de décisions procédurière complexe. Et très surveillée. Ce que ne voulait pas entre autres Pierre Vergès.
Ce compromis trouvé pour réussir l'union des générations, peut se révéler pratique et efficace dans le temps. A neuf mois des Municipales 2014, le bébé aura-t-il le temps suffisant pour apprendre à marcher ? Oui, si cela implique un engagement fort, une détermination sans faille, un travail collectif solidaire, une gestion et une direction verticales hiérarchisées, et le retrait subtil des aînés pour laisser la place et le temps à la nouvelle génération. Pour l'apprentissage, les erreurs et les corrections. Avec humilité. Et sans jamais oublier l'objectif principa : toujours être au service de la population. Un défi qu'aucun parti n'a réussi à relever à ce jour. Y compris les aînés du PCR...