En 2012, lors de la campagne, François Hollande s'est engagé à "un grand débat citoyen » devant aboutir à une « loi de programmation de transition énergétique" et, encore à "ouvrir une conférence environnementale qui prévoira un agenda, des priorités et des moyens".
Après 15 mois de mandat et un an après l'ouverture de la conférence environnementale l'heure des choix arrive et quatre ministres -deux écologistes et deux socialistes- dans une lettre ouverte demandaient, récemment une accélération de la transition écologique. Une « action qui doit s'articuler sur trois objectifs la prospérité, la soutenabilité et la solidarité ».
A la Réunion, les ambitions écologiques ont, clairement, décliné avec l'arrivée de la majorité UMP. Les choix opérés en matière de déplacement, l'absence d'avancée sur les énergies renouvelables, l'absence d'initiative sur des sujets essentiels comme l'agriculture, l'aménagement durable, la question de l'eau... enlèvent toute crédibilité à Didier Robert sur les questions écologiques.
1. Contribution Énergie Climat et fiscalité écologique. Comment rendre l’impôt intelligent ?
La mise en place de la contribution climat ne sera pas celle d'un impôt supplémentaire mais l’opportunité de corriger le système actuel notoirement inefficace, illisible et injuste
Les Françaises et les Français ont accepté et compris le système Bonus /Malus sur les automobiles. Il peut être étendu à d’autres produits. Utiliser des moyens de transport non polluants, habiter des logements mieux isolés, et faire baisser nos factures énergétiques, c’est possible.
La mise en place de la fiscalité écologiste s’accompagnera de la réduction de certaines taxes existantes et les députés EELV proposent de redistribuer l’intégralité de la taxe Contribution Climat sous forme de « chèque transition énergétique ». Les Réunionnaises et Réunionnais seront doublement gagnantEs , une île plus propre et un meilleur pouvoir d’achat.
La fiscalité écologiste se veut plus autonome, plus juste et plus efficace.
2. La transition écologique et justice sociale.
Il n'y a pas de transition écologique possible sans une forte exigence de solidarité.
La lutte contre les gaspillages de notre société ne doit pas faire oublier que pour beaucoup de réunionnais l'accès aux biens communs n'est pas garanti.
Les élus et militants écologistes défendent, par exemple, des tarifications sociales pour l'eau et l'énergie
Enfin, la transition écologique devant toucher tous les secteurs économiques, l'implication des partenaires sociaux doit être un enjeu fort. Le dialogue social et la recherche de consensus est une condition de la réussite.
3. Transition énergétique.
En matière énergétique, nous devons faire face à deux grands défis planétaires: le renchérissement du coût du pétrole lié à l'épuisement progressif des ressources et le changement climatique.
En décembre 2008, les 27 États de l'Union Européenne étaient parvenus à un accord sur le "paquet énergie-climat" visant d'ici à 2020 à réduire de 20 % nos émissions de gaz à effet de serre, à baisser de 20 % notre consommation d'énergie et de porter à 20 % la part des renouvelables dans la consommation énergétique (Les trois 20).
Le Schéma Régional Climat Air Énergie qui doit être voté par la région en octobre aurait dû s'inscrire dans cette objectif. Or, construire une nouvelle route ne peut que conduire à une aggravation de notre bilan énergétique. Dans le même temps, les ambitions de production d'énergies renouvelables ont été réduit à néant depuis 2010.
Sur ce dossier, il nous apparaît que la majorité régionale agit à l'encontre de l'histoire et portera une lourde responsabilité vis-à-vis des générations futures. Nous continuerons à nous opposer résolument à cette politique néfaste et à travailler à l'élaboration d'un projet régional alternatif.
4. Transition écologique et milieux naturels
Il nous faut retrouver une ambition écologique pour la Réunion et bénéficier des opportunités de la Transition écologique.
Dans l'agriculture, il reste des importantes marges de substitution à faire pour diminuer les produits importés. Nous devons changer de modèle agricole pour une transition vers une agriculture paysanne qui fournit en priorité notre marché intérieur et faire une place plus grande à l'agriculture biologique, ce qui aura des répercussions favorables sur les milieux naturels et notamment sur l’eau, élément indispensable à la vie, qui devra bénéficier de toutes nos attentions.
La politique des déchets est actuellement un vrai gâchis combinant gaspillage de matières utiles, pollution de l’environnement et charge financière croissante. Il ne s'agit pas seulement de choisir les techniques de traitement les plus acceptables, et elles sont nombreuses, mais d’avoir enfin une véritable analyse de la filière s’attaquant réellement aux causes, ce qui implique des choix politiques clairs par les citoyens enfin informés.
Part variable, méthanisation, réduction à la source... Beaucoup de pistes n'ont pas été explorées.
5. La transition écologique est l'affaire de tous
Les politiques ont à démontrer qu'ils sont conscients de la nécessité d'aller vers d'autres modèles en faisant systématiquement et courageusement le choix d'un développement durable pour une prospérité soutenable et solidaire.
Mais cette transition écologique est aussi l'affaire de l'ensemble des réunionnais. Quel modèle de société souhaitent-ils ? Nous pouvons tous, par nos choix, notamment en matière de consommation, participer à créer le type de société à laquelle nous aspirons.
De nombreux réunionnais l'ont déjà compris et sont à l'initiative de projets (jardins partagés, covoiturage, circuits courts, ressourceries, trocs...) qui témoignent de l'envie d'évoluer vers un modèle plus respectueux de l'humain et de son environnement.
Toutes ces initiatives individuelles sont autant de témoignages des réponses que chacun souhaite apporter à la question de l'urgence environnementale et sociale.
Cette transition écologique, bien que très lente, est en marche. Aux élus de l'encourager et de l'accélérer, à nous tous d'y participer !
Conclusion
Les écologistes, au gouvernement et dans les collectivités, demain dans les mairies réunionnaises ou à la Région, assument leur volonté de prendre leurs responsabilités pour influer sur les politiques publiques, tout en gardant un rôle d'aiguillon et de dire inlassablement que nous devons aller plus loin pour une transition forte dans la justice sociale.
Pour la Réunion, la période qui s'ouvre est cruciale. La Région, nous l'avons rappelé, n'a pas pris la mesure de l'urgence écologique et sociale. Fort de ce constat, nous avons un devoir d'alerter la population et de proposer un changement radical d'orientation.
La transition écologique qui s'annonce est une chance dont la Réunion doit se saisir.
Après 15 mois de mandat et un an après l'ouverture de la conférence environnementale l'heure des choix arrive et quatre ministres -deux écologistes et deux socialistes- dans une lettre ouverte demandaient, récemment une accélération de la transition écologique. Une « action qui doit s'articuler sur trois objectifs la prospérité, la soutenabilité et la solidarité ».
A la Réunion, les ambitions écologiques ont, clairement, décliné avec l'arrivée de la majorité UMP. Les choix opérés en matière de déplacement, l'absence d'avancée sur les énergies renouvelables, l'absence d'initiative sur des sujets essentiels comme l'agriculture, l'aménagement durable, la question de l'eau... enlèvent toute crédibilité à Didier Robert sur les questions écologiques.
1. Contribution Énergie Climat et fiscalité écologique. Comment rendre l’impôt intelligent ?
La mise en place de la contribution climat ne sera pas celle d'un impôt supplémentaire mais l’opportunité de corriger le système actuel notoirement inefficace, illisible et injuste
Les Françaises et les Français ont accepté et compris le système Bonus /Malus sur les automobiles. Il peut être étendu à d’autres produits. Utiliser des moyens de transport non polluants, habiter des logements mieux isolés, et faire baisser nos factures énergétiques, c’est possible.
La mise en place de la fiscalité écologiste s’accompagnera de la réduction de certaines taxes existantes et les députés EELV proposent de redistribuer l’intégralité de la taxe Contribution Climat sous forme de « chèque transition énergétique ». Les Réunionnaises et Réunionnais seront doublement gagnantEs , une île plus propre et un meilleur pouvoir d’achat.
La fiscalité écologiste se veut plus autonome, plus juste et plus efficace.
2. La transition écologique et justice sociale.
Il n'y a pas de transition écologique possible sans une forte exigence de solidarité.
La lutte contre les gaspillages de notre société ne doit pas faire oublier que pour beaucoup de réunionnais l'accès aux biens communs n'est pas garanti.
Les élus et militants écologistes défendent, par exemple, des tarifications sociales pour l'eau et l'énergie
Enfin, la transition écologique devant toucher tous les secteurs économiques, l'implication des partenaires sociaux doit être un enjeu fort. Le dialogue social et la recherche de consensus est une condition de la réussite.
3. Transition énergétique.
En matière énergétique, nous devons faire face à deux grands défis planétaires: le renchérissement du coût du pétrole lié à l'épuisement progressif des ressources et le changement climatique.
En décembre 2008, les 27 États de l'Union Européenne étaient parvenus à un accord sur le "paquet énergie-climat" visant d'ici à 2020 à réduire de 20 % nos émissions de gaz à effet de serre, à baisser de 20 % notre consommation d'énergie et de porter à 20 % la part des renouvelables dans la consommation énergétique (Les trois 20).
Le Schéma Régional Climat Air Énergie qui doit être voté par la région en octobre aurait dû s'inscrire dans cette objectif. Or, construire une nouvelle route ne peut que conduire à une aggravation de notre bilan énergétique. Dans le même temps, les ambitions de production d'énergies renouvelables ont été réduit à néant depuis 2010.
Sur ce dossier, il nous apparaît que la majorité régionale agit à l'encontre de l'histoire et portera une lourde responsabilité vis-à-vis des générations futures. Nous continuerons à nous opposer résolument à cette politique néfaste et à travailler à l'élaboration d'un projet régional alternatif.
4. Transition écologique et milieux naturels
Il nous faut retrouver une ambition écologique pour la Réunion et bénéficier des opportunités de la Transition écologique.
Dans l'agriculture, il reste des importantes marges de substitution à faire pour diminuer les produits importés. Nous devons changer de modèle agricole pour une transition vers une agriculture paysanne qui fournit en priorité notre marché intérieur et faire une place plus grande à l'agriculture biologique, ce qui aura des répercussions favorables sur les milieux naturels et notamment sur l’eau, élément indispensable à la vie, qui devra bénéficier de toutes nos attentions.
La politique des déchets est actuellement un vrai gâchis combinant gaspillage de matières utiles, pollution de l’environnement et charge financière croissante. Il ne s'agit pas seulement de choisir les techniques de traitement les plus acceptables, et elles sont nombreuses, mais d’avoir enfin une véritable analyse de la filière s’attaquant réellement aux causes, ce qui implique des choix politiques clairs par les citoyens enfin informés.
Part variable, méthanisation, réduction à la source... Beaucoup de pistes n'ont pas été explorées.
5. La transition écologique est l'affaire de tous
Les politiques ont à démontrer qu'ils sont conscients de la nécessité d'aller vers d'autres modèles en faisant systématiquement et courageusement le choix d'un développement durable pour une prospérité soutenable et solidaire.
Mais cette transition écologique est aussi l'affaire de l'ensemble des réunionnais. Quel modèle de société souhaitent-ils ? Nous pouvons tous, par nos choix, notamment en matière de consommation, participer à créer le type de société à laquelle nous aspirons.
De nombreux réunionnais l'ont déjà compris et sont à l'initiative de projets (jardins partagés, covoiturage, circuits courts, ressourceries, trocs...) qui témoignent de l'envie d'évoluer vers un modèle plus respectueux de l'humain et de son environnement.
Toutes ces initiatives individuelles sont autant de témoignages des réponses que chacun souhaite apporter à la question de l'urgence environnementale et sociale.
Cette transition écologique, bien que très lente, est en marche. Aux élus de l'encourager et de l'accélérer, à nous tous d'y participer !
Conclusion
Les écologistes, au gouvernement et dans les collectivités, demain dans les mairies réunionnaises ou à la Région, assument leur volonté de prendre leurs responsabilités pour influer sur les politiques publiques, tout en gardant un rôle d'aiguillon et de dire inlassablement que nous devons aller plus loin pour une transition forte dans la justice sociale.
Pour la Réunion, la période qui s'ouvre est cruciale. La Région, nous l'avons rappelé, n'a pas pris la mesure de l'urgence écologique et sociale. Fort de ce constat, nous avons un devoir d'alerter la population et de proposer un changement radical d'orientation.
La transition écologique qui s'annonce est une chance dont la Réunion doit se saisir.