Cette Réforme comporte trois axes :
- La création de l'échelon 7 La création de l'échelon 0 Bis
- La création des aides à l'autonomie
- La création de l'échelon 7 concerne les étudiants issus des familles les plus modestes dont les parents gagnent moins de 7 540 euros par an ce qui représente principalement les familles qui touchent le RSA à la Réunion. Ces étudiants toucheront désormais 5.500 euros par an soit 550 euros par mois. L'échelon 7 devient donc l'échelon maximum et remplace l'échelon 6 qui était de 4617euros par an ce qui revient donc à une augmentation d'environ 800 euros à l'année.
Ce nouvel échelon maximum est une très bonne nouvelle pour les étudiants réunionnais puisqu'il y a 50% d'étudiants boursiers à la Réunion, dont plus de 70% l'étaient à l'échelon maximum - échelon 6 à l'époque - . Selon les premières projection du CROUS, 50 % des échelons 6 de l'année dernière à la Réunion devraient percevoir l'échelon 7 à la rentrée prochaine.
La création de l'échelon 0 Bis concerne les boursiers actuellement à échelon 0 et dont les revenus fiscaux des parents sont inférieurs à 33.100 € par an. A la Réunion, nombreux sont les boursiers à échelon 0 et dont une grande partie passeront au nouvel échelon 0 bis. Ces étudiants bénéficieront de 1000 euros par an soit 100 euros par mois contrairement à l'année dernière où ils ne percevaient aucun versement et étaient uniquement exonérés des frais d'inscriptions et des frais de cotisation à la sécurité sociale.
Le dernier axe de la réforme consiste en la création d'une bourse dite d’ «aide à l'autonomie» qui s'élèvera entre 4.000 à 5.500 € à l'année. Elle serait déterminée indépendamment des ressources des parents et devrait concerner plusieurs centaines d' étudiants à la Réunion. Cette bourse veut venir en aide aux étudiants qui vivent "en situation d’autonomie avérée" ou qui sont dans une situation de rupture familiale. A cela il faut aujourd'hui ajouter l'augmentation des échelons 1 à 6, revalorisés en fonction de l'inflation.
Cette Réforme est avant tout le fruit des exigences de l'UNEF. L'état y investit environ 118 millions d’euros en 2013, et 210 millions d’euros en 2014. Ce sont des mesures qui représentent plus que l'ensemble des mesures étudiantes prises depuis les quinze dernières années etqui témoignent du fait que l'état reconnaisse que le montant des aides sociales est insuffisant par rapport aux besoins des étudiants, élément que l'UNEF Réunion n'a cessé de répéter depuis des années notamment dans son enquête régionale de 2011 où 66,58 % des étudiants estimaient que les aides sociales étaient insuffisantes.
L'UNEF salue cette Réforme et les changements qu'elle doit entrainer. Les revalorisations de Bourses aux Critères Sociaux et la création d'une bourse dite d’ "aide à l'autonomie" marquent un début d'émancipation du système de bourse actuel, entièrement calculé sur les critères familiaux et qui date de l'après-guerre.
De plus ces nouvelles aides à l'autonomie sont de grosses satisfactions car elles marquent aussi un premier pas vers une Rupture Historique avec un système entièrement basé sur la famille, rupture que l'UNEF appelle depuis des années par le biais de l'Allocation Autonomie. Nous estimons que la création de ces aides s’avère être la reconnaissance de l'étudiant comme un être à part entière et non plus comme une subordonnée de ses parents.
Bien que cette Réforme réponde à l'urgence car cela fait des années que nous n'avions pas connus de véritables plans d'actions envers les étudiants, elle n'est en aucun cas un luxecar elle ne fait que partiellement rattraper les années consécutives où les étudiants ont vu leur pouvoir d'achats diminuer de manière significative.
Les négociations avec le gouvernement ne sont pas terminées et nous posons maintenant deux exigences :
– L'augmentation du nombre de boursiers pour combattre la précarité étudiante
– Le redéploiement de la demi-part fiscale
Ces deux mesures nous permettrait d'obtenir une allocation d'autonomie universelle pour tout les étudiants. La promesse du candidat Hollande portait sur une Allocation d'Etudes, différente de l'Allocation Autonomie que nous demandons puisqu'elle serait toujours basée sur des critères de ressources, notre détermination et notre capacité à imposer un rapport de force nous permettra de changer un système d'aides sociales obsolète en un système calculé selon les besoins propres des jeunes du pays.
- La création de l'échelon 7 La création de l'échelon 0 Bis
- La création des aides à l'autonomie
- La création de l'échelon 7 concerne les étudiants issus des familles les plus modestes dont les parents gagnent moins de 7 540 euros par an ce qui représente principalement les familles qui touchent le RSA à la Réunion. Ces étudiants toucheront désormais 5.500 euros par an soit 550 euros par mois. L'échelon 7 devient donc l'échelon maximum et remplace l'échelon 6 qui était de 4617euros par an ce qui revient donc à une augmentation d'environ 800 euros à l'année.
Ce nouvel échelon maximum est une très bonne nouvelle pour les étudiants réunionnais puisqu'il y a 50% d'étudiants boursiers à la Réunion, dont plus de 70% l'étaient à l'échelon maximum - échelon 6 à l'époque - . Selon les premières projection du CROUS, 50 % des échelons 6 de l'année dernière à la Réunion devraient percevoir l'échelon 7 à la rentrée prochaine.
La création de l'échelon 0 Bis concerne les boursiers actuellement à échelon 0 et dont les revenus fiscaux des parents sont inférieurs à 33.100 € par an. A la Réunion, nombreux sont les boursiers à échelon 0 et dont une grande partie passeront au nouvel échelon 0 bis. Ces étudiants bénéficieront de 1000 euros par an soit 100 euros par mois contrairement à l'année dernière où ils ne percevaient aucun versement et étaient uniquement exonérés des frais d'inscriptions et des frais de cotisation à la sécurité sociale.
Le dernier axe de la réforme consiste en la création d'une bourse dite d’ «aide à l'autonomie» qui s'élèvera entre 4.000 à 5.500 € à l'année. Elle serait déterminée indépendamment des ressources des parents et devrait concerner plusieurs centaines d' étudiants à la Réunion. Cette bourse veut venir en aide aux étudiants qui vivent "en situation d’autonomie avérée" ou qui sont dans une situation de rupture familiale. A cela il faut aujourd'hui ajouter l'augmentation des échelons 1 à 6, revalorisés en fonction de l'inflation.
Cette Réforme est avant tout le fruit des exigences de l'UNEF. L'état y investit environ 118 millions d’euros en 2013, et 210 millions d’euros en 2014. Ce sont des mesures qui représentent plus que l'ensemble des mesures étudiantes prises depuis les quinze dernières années etqui témoignent du fait que l'état reconnaisse que le montant des aides sociales est insuffisant par rapport aux besoins des étudiants, élément que l'UNEF Réunion n'a cessé de répéter depuis des années notamment dans son enquête régionale de 2011 où 66,58 % des étudiants estimaient que les aides sociales étaient insuffisantes.
L'UNEF salue cette Réforme et les changements qu'elle doit entrainer. Les revalorisations de Bourses aux Critères Sociaux et la création d'une bourse dite d’ "aide à l'autonomie" marquent un début d'émancipation du système de bourse actuel, entièrement calculé sur les critères familiaux et qui date de l'après-guerre.
De plus ces nouvelles aides à l'autonomie sont de grosses satisfactions car elles marquent aussi un premier pas vers une Rupture Historique avec un système entièrement basé sur la famille, rupture que l'UNEF appelle depuis des années par le biais de l'Allocation Autonomie. Nous estimons que la création de ces aides s’avère être la reconnaissance de l'étudiant comme un être à part entière et non plus comme une subordonnée de ses parents.
Bien que cette Réforme réponde à l'urgence car cela fait des années que nous n'avions pas connus de véritables plans d'actions envers les étudiants, elle n'est en aucun cas un luxecar elle ne fait que partiellement rattraper les années consécutives où les étudiants ont vu leur pouvoir d'achats diminuer de manière significative.
Les négociations avec le gouvernement ne sont pas terminées et nous posons maintenant deux exigences :
– L'augmentation du nombre de boursiers pour combattre la précarité étudiante
– Le redéploiement de la demi-part fiscale
Ces deux mesures nous permettrait d'obtenir une allocation d'autonomie universelle pour tout les étudiants. La promesse du candidat Hollande portait sur une Allocation d'Etudes, différente de l'Allocation Autonomie que nous demandons puisqu'elle serait toujours basée sur des critères de ressources, notre détermination et notre capacité à imposer un rapport de force nous permettra de changer un système d'aides sociales obsolète en un système calculé selon les besoins propres des jeunes du pays.