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La Rivière St-Louis, Ste-Anne, la Plaine des Cafres, St-Gilles/La Saline… des communes à venir ?


Édito
Lundi 25 Juillet 2011

Claude Hoarau (PCR), maire, et Cyrille Hamilcaro et Patrick Malet (Nouveau centre), conseillers généraux, tous de Saint-Louis, sont désormais d'accord pour faire du quartier de La Rivière St-Louis, la 25e commune de La Réunion. Qu'en est-il pour Ste-Anne, la Plaine des Cafres, St-Gilles/La Saline ou Piton St-Leu ?


La Rivière St-Louis, Ste-Anne, la Plaine des Cafres, St-Gilles/La Saline… des communes à venir ?
Le Chaudron/La Bretagne/Ste-Clotilde (St-Denis) serait-elle mieux administrée, si elle était une commune ? Difficile d'être affirmatif, car il est quasiment impossible de détailler tous les avantages et tous les inconvénients d'une tel scénario. Toutefois, la question mérite d'être posée. "Il faut qu'il y ait une véritable aspiration", explique Claude Hoarau, maire de Saint-Louis.

Cette aspiration, seule La Rivière St-Louis semble l'avoir si l'on en croit les élus des deux camps politiques. Il est vrai que la question de la transformation de La Rivière en une commune, a été posée pour la première fois en 1972, selon Claude Hoarau. Et depuis 40 ans, cette interrogation récurrente a plus suscité et déclenché des débats passionnés que des réflexions, propositions et solutions politiques, économiques et administratives.

Ce n'est pas le cas à Sainte-Anne, quartier de Saint-Benoît. Mais si le débat ne déchaîne pas les passions, la question est posée depuis des années déjà. "Il y a une grande majorité de la population de Sainte-Anne qui veut voir le canton devenir une commune", affirme Patricia Pilorget, conseillère municipale d'opposition de Saint-Benoît, et conseillère régionale". "Avec plus de 8.000 habitants, nous avons déjà les structures nécessaires pour accéder au statut de commune".

La concentration du développement économique sur la seule zone de Bras-Fusil, n'est-elle pas un obstacle essentiel à cette évolution administrative et à terme à son autonomie financière. Cette situation s'inverserait à Saint-Paul si demain Saint-Gilles/La Saline devenait une commune. Selon Gérald Incana, conseiller municipal de la majorité et conseiller général de La Saline, "cette séparation administrative placerait la municipalité saint-pauloise dans une position délicate".

"Ce serait privé Saint-Paul d'au moins 70 % de son potentiel économique", explique le vice-président du Conseil général. Saint-Denis connaîtrait sans doute les mêmes soucis financiers sans les zones économiques du Chaudron/Sainte-Clotilde/La Bretagne, alors que "la Plaine des Cafres, zone essentiellement agricole, n'a pas les recettes suffisantes pour se séparer du Tampon et devenir une commune", précise André Thien-Ah-Koon, conseiller général de la Plaine des Cafres, et ancien maire du Tampon.

Si l'obstacle des moyens est réel dans bien des cas, en terme d'évolution administrative de plusieurs villes, cela ne doit pas occulter pour autant la question essentielle : la création de nouvelles communes à La Réunion, répond elle oui ou non, à un besoin (ou nécessité) de mieux gérer, et ce pour donner à la population de chaque ville ou village, tous les moyens adéquats pour mieux vivre…




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