sak ifé nout jordu ék nout demin

L’autre « économie souterraine » de La Réunion……


Courrier des Lecteurs
Lundi 27 Juin 2011

Valérie Bègue, notre Miss France à nous, a mis son doigt, non dans un pot de yaourt, mais bel et bien, dans un pot de colle : celui de cette fameuse « économie souterraine » qui sévit aussi bien à la Réunion qu’en métropole ou ailleurs.


Qu’a dit notre miss ? Que « le Réunionnais n’est pas paresseux, qu’il est  travailleur et pas toujours déclaré peut être ». Donc qui travaille « au noir », noir comme le charbon, noir comme ces esclaves venus d’Afrique que nos négriers traitaient si humainement…. Ce travail « au noir » qui permet à certains, noirs, blancs, métis, de vivre ou plutôt de survivre dans ce monde de consommation et de bling bling. La pauvreté ne connaît pas la couleur de la peau, mais frappe indistinctement celles et ceux qui n’ont pas la chance d’être bien-nés, de se trouver du bon côté de la route. 
Et qui travaillent « au noir ». 

Parallèlement à cette « économie souterraine au noir », il existe aussi l’autre « économie souterraine », en col blanc…  Celle qui ne se situe pas dans les bas fonds d’un quelconque trou bébête, mais bien dans les salons feutrés de nos nombreux hauts lieux de pouvoir économique et politique, les lieux de prise de décision. Là où l’on décide d’octroyer un permis de lotir, un permis de construire, une subvention, un salaire pour un emploi fictif ou pas, une indemnité pour des missions impossibles, entre autres ! Là où se vautrent ceux qui, pour le bien des Réunionnais évidemment, n’hésitent pas à allonger l’âge de la retraite. Suivez mon regard……

Cette économie souterraine en col blanc qui permet à certains de s’enrichir vite et bien sans noircir leurs mains tout en leur assurant une place au soleil qui brille, en principe, pour tout le monde, mais qui ne profite finalement qu’à certains. Nombre de nos compatriotes vivent en dessous du seuil de pauvreté ; certains vivent, eux, en dessus de leurs revenus grâce au dessous de table (généralement des enveloppes bien garnies) qui leur sont généreusement octroyés. Pour services rendus….

Monsieur le vice-procureur Dominique Auter, en personne, reconnaît que « le travail au noir est une délinquance de la pauvreté permettant à certains de joindre les deux bouts ». Et de déclarer que « l’agriculture sera la prochaine cible des contrôles contre le travail au noir ». Et si lui et ses collègues du parquet se décidaient, enfin, à contrôler plutôt l’économie souterraine en col blanc…..

Philippe Lew, La Possession



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