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Joé Bédier/Eric Fruteau : l'heure des vérités (ou des règlements de comptes)


Politique
Vendredi 11 Octobre 2013

Le premier adjoint ne s'est pas écarté une seule fois de sa ligne de conduite depuis l'élection d'Eric Fruteau à la mairie de Saint-André. De "compagnon de route et de lutte" à sa "marginalisation", Joé Bédier a défendu "envers et contre tous", son "ami". Même lorsque la presse évoquait sa mise en l'écart, le conseiller municipal mettait en avant la solidarité de la majorité municipale. Jusqu'à hier matin 10h00. L'heure des "autres" vérités.


Morceaux choisis d'un discours où il a parlé de Saint-André, avec affection et amour. Et des "méthodes" et du "comportement" du maire Eric Fruteau, avec une colère toujours bien contenue. Et quand Joé Bédier lie St-André et la gestion d'Eric Fruteau, ça donne ça : "Nous savons d'où nous venons, cependant, il me semble que nous ne savons plus très bien dans quelle direction, nous allons".

"Saint-André, notre ville a-t-elle le rayonnement et la dynamique socio-économique qu'elle mérite ? Ma réponse est non. Cette énergie nous l'avons égarée. Comment voulez-vous que notre ville ait la dimension qui lui revient de droit, puisque des individus qui ne pensent qu'au pouvoir et au favoritisme, détenaient les clés de notre ville durant tant d'années". Joé Bédier place Eric Fruteau au même rang que Jean-Paul Virapoullé.

D'où "La conclusion de ces six années d'écoute, d'observation et d'analyse, est sans appel. Saint-André a besoin d'une autre vision, d'une autre politique, d'un autre projet de ville… Je ne peux pas me résigner à laisser notre ville aux mains de celui qui n'agit pas avec son cœur, mais uniquement sur des calculs électoraux".

Et Joé Bédier de pointer du doigt le comportement du maire Eric Fruteau : "Celui qui dirige notre cité saint-andréenne avec une vision totalitaire". Ça va crescendo. Eric Fruteau qui prend des décisions unilatérales et ignore l'esprit d'équipe. De tels comportements sont intolérables dans une démocratie". Le premier adjoint de taper là où ça fait mal : "Le Saint-André auquel j'aspire, ne laisse pas de place et aux favoritismes familiaux". En son temps, le maire de Saint-André avait dénoncé la "familiocratie" des Vergès. Fermer le ban...

Jismy Ramoudou


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