Pour une info de qualité…

Incinérateurs : Et si on faisait tout simplement un référendum ?


Politique
Mardi 11 Septembre 2012

Il y a le constat que tout le monde connaît : les politiques n'osent pas prendre de décisions car ils ont peur la réaction de leur électorat à un an et demi des Municipales de 2014 et des Cantonales et des Régionales de 2015. Comme il est quasi impossible d'avoir l'unanimité des politiques, encore moins une vraie solidarité, et si on demandait à la population, son avis.


Le Plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA), est d'une manière générale, un échec. Peu adapté aux exigences de notre île, incomplet surtout sur le volet "élimination", et trop politisé depuis 2002 puis 2006, le PDEDMA montre depuis longtemps ses limites. Le rejet de l'incinérateur en 2002 puis en 2006 puis devenu un enjeu électoral lors des Municipales et des Cantonales de 2008, l'incinération est devenu un mot tabou. Presqu'une insulte.

A  tort ou à raison, les anti-incinérateur mettent sans cesse en avant les aspects négatifs pour la santé et pour l'environnement de cette méthode d'élimination des déchets. Alors quelles sont les solutions pratiques, efficaces et écologiques pour remplacer l'incinération ? C'est un fait. Rares sont les protocoles proposés et discutés. Ce qui a conduit au statu quo suivant : d'un côté, les anti-incinérateur qui ne cessent de diaboliser ce moyen d'élimination des déchets, de l'autre, des élus tellement effrayés, tétanisés par l'enjeu électoral qu'ils ne prennent aucune décision.

L'appel lancé par Michel Fontaine, président de la Civis, samedi dernier sur le site de l'ISDND (Installation de stockage de déchets non dangereux de la rivière St-Etienne), est en ce sens. Le sénateur-maire de Saint-Pierre incite l'ensemble des élus à plus de solidarité et à une position unanime sur la méthode pour éliminer une partie des 500.000 tonnes de déchets produits à La Réunion. Cette unanimité est nécessaire surtout pour le choix des sites d'implantation des deux incinérateurs.

Le Conseil général a aussi l'opportunité de consulter la population lors d'un référendum. Car, la population réunionnaise est sans doute la plus concernée par cette question d'environnement. D'une part, parce que aucun(e) concitoyen(ne) ne voudra d'un incinérateur sur le territoire de sa commune, d'autre part, lui indiquer ce que chaque protocole coûtera aux contribuables. Puisque les élus n'ont pas le courage de décider, autant que ce soit les Réunionnais qui prennent leur destin en mains...

Jismy Ramoudou


Dans la même rubrique :