"Une fois de plus, la Réunion s’embrase. Hausse du prix des carburants, manifestations contre la vie chère, violences, désolation. Ce scénario aurait pu être évité.
Semaine après semaine, nous avons alerté le gouvernement sur l’abîme de difficultés où s’enfonce la Réunion.
À nos interpellations sur la vie chère, la ministre de l’Outre-mer répond que "la peur du gendarme a été suffisante pour faire baisser les prix". Déjà très élevés, les prix, dans l’alimentation, ont augmenté cette année de 4,4%.
Contre les monopoles, pourtant au cœur du problème, rien n’a été entrepris. Plus grave : la réglementation a été modifiée et la concentration a été rendue plus facile dans la grande distribution.
Aux angoisses des Réunionnais face au chômage, le gouvernement n’a répondu que par l’application ambigüe du développement endogène. En outre, il a démantelé l’économie solidaire. En cinq ans, l’Outre-mer a perdu plus de 100 millions d’euros de crédits sur les contrats aidés et l’insertion. Résultat : 60% des jeunes Réunionnais sont au chômage. Ce record, aucune autre région européenne ne le partage avec nous, pas même la Grèce.
La crise actuelle n’a rien changé à cette politique. Toutes les solutions avancées ces jours-ci sont en effet financées par les collectivités locales, c’est-à-dire par les Réunionnais eux-mêmes. Quand il s’agit de l’Outre-mer, la sortie de crise elle-même doit être endogène.
Au lieu de répéter, au risque de l'indécence, que « jamais aucun gouvernement n’avait tant fait pour l’Outre-mer », il est urgent d'initier trois actions :
- Rétablir les contrats aidés car ce que les jeunes veulent avant tout, c’est travailler.
- Appliquer la procédure qui permet de réglementer vraiment les prix des produits de première nécessité.
- Enclencher le processus qui remette enfin en cause les situations de monopole et d'oligopole".
Semaine après semaine, nous avons alerté le gouvernement sur l’abîme de difficultés où s’enfonce la Réunion.
À nos interpellations sur la vie chère, la ministre de l’Outre-mer répond que "la peur du gendarme a été suffisante pour faire baisser les prix". Déjà très élevés, les prix, dans l’alimentation, ont augmenté cette année de 4,4%.
Contre les monopoles, pourtant au cœur du problème, rien n’a été entrepris. Plus grave : la réglementation a été modifiée et la concentration a été rendue plus facile dans la grande distribution.
Aux angoisses des Réunionnais face au chômage, le gouvernement n’a répondu que par l’application ambigüe du développement endogène. En outre, il a démantelé l’économie solidaire. En cinq ans, l’Outre-mer a perdu plus de 100 millions d’euros de crédits sur les contrats aidés et l’insertion. Résultat : 60% des jeunes Réunionnais sont au chômage. Ce record, aucune autre région européenne ne le partage avec nous, pas même la Grèce.
La crise actuelle n’a rien changé à cette politique. Toutes les solutions avancées ces jours-ci sont en effet financées par les collectivités locales, c’est-à-dire par les Réunionnais eux-mêmes. Quand il s’agit de l’Outre-mer, la sortie de crise elle-même doit être endogène.
Au lieu de répéter, au risque de l'indécence, que « jamais aucun gouvernement n’avait tant fait pour l’Outre-mer », il est urgent d'initier trois actions :
- Rétablir les contrats aidés car ce que les jeunes veulent avant tout, c’est travailler.
- Appliquer la procédure qui permet de réglementer vraiment les prix des produits de première nécessité.
- Enclencher le processus qui remette enfin en cause les situations de monopole et d'oligopole".