Rien d'étonnant à cela. La députée maire a grandi sans broncher au sein de l'appareil communiste et a fait toute sa carrière à l'ombre d'un parti totalitaire. Elle s'est dernièrement réfugiée sous la houlette de l'extrême gauche de Mélanchon. Comme tous les extrémistes de gauche, elle considère le parti socialiste comme un nid de déviationnistes de droite.
Comme les autres communistes, elle est incapable de voir les gens tels qu'ils sont, de lire correctement la société telle qu’elle est devenue. Elle en est restée à l'époque où les gens votaient pour quelqu’un qui parlerait et agirait à leur place. Elle croit que les Saint-Paulois forment encore une assemblée de citoyens misérables et craintifs, peu instruits et peu informés.
Elle est persuadée d'incarner cette avant-garde, cette élite éclairée, ce guide dont le peuple-troupeau a besoin pour le conduire, raisonner et agir en son nom.
Mais pour ceux qui vivent les yeux ouverts et sans les œillères marxistes, tout cela est bien fini. Le citoyen s’est emparé de son existence pour accéder à sa liberté, à sa vérité. La foule est devenue intelligente. Le développement du niveau de vie, de la formation, de l’information a produit des citoyens de plus en plus éclairés.
Les gens veulent désormais se gouverner eux-mêmes.
Dans ce contexte, la tâche d'un maire est d'abord de mettre en place les outils qui vont permettre de gérer le territoire avec la population et non plus sans elle, voire contre elle. La deuxième obligation du patron des services communaux est de faire fonctionner autrement l'appareil municipal pour que chaque employé se sente lui aussi reconnu, respecté et considéré.
La députée maire de Saint-Paul qui est une stalinienne dans l'âme, a incarné pendant ces six ans, le maire des années cinquante qui "coupe qui hache et qui tranche" dans sa tour d'ivoire. Bello n'a pas compris et ne comprendra sans doute jamais que si l'on veut être encore utile aujourd'hui, il faut voir et penser autrement la politique.
Les Saint-Paulois ne veulent plus entendre le maire leur dire : "vous avez tort parce que j’ai raison" !