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« Les planteurs tirent la langue »
Dans sa vidéo tournée depuis les allées de la foire, Jean-Jacques Morel rappelle une réalité économique devenue difficile à ignorer :
« Malgré toutes les aides, les planteurs de canne à sucre tirent la langue. »
Derrière les chiffres et les dispositifs publics, beaucoup d’exploitants dénoncent depuis plusieurs années une baisse de rentabilité, l’augmentation des charges, les difficultés climatiques et le sentiment d’être les derniers servis dans le partage de la valeur.
Pour l’opposant régional, l’ouverture du capital de Tereos représente donc une occasion rare de rééquilibrer les rapports économiques entre industriels et producteurs.
Il appelle directement la présidente de Région ainsi que les parlementaires réunionnais à ouvrir rapidement des négociations avec le groupe sucrier afin que les planteurs puissent devenir acteurs du capital des usines.
« Malgré toutes les aides, les planteurs de canne à sucre tirent la langue. »
Derrière les chiffres et les dispositifs publics, beaucoup d’exploitants dénoncent depuis plusieurs années une baisse de rentabilité, l’augmentation des charges, les difficultés climatiques et le sentiment d’être les derniers servis dans le partage de la valeur.
Pour l’opposant régional, l’ouverture du capital de Tereos représente donc une occasion rare de rééquilibrer les rapports économiques entre industriels et producteurs.
Il appelle directement la présidente de Région ainsi que les parlementaires réunionnais à ouvrir rapidement des négociations avec le groupe sucrier afin que les planteurs puissent devenir acteurs du capital des usines.
Une filière qui ne se résume plus au sucre
Au-delà du sucre, Jean-Jacques Morel insiste également sur l’importance stratégique de tous les produits dérivés de la canne.
La bagasse permet notamment la production d’énergie, tandis que la filière rhum continue de représenter un secteur d’excellence pour l’économie réunionnaise, avec une forte identité locale et un rayonnement international.
Lors de sa visite, il explique avoir échangé avec des producteurs de rhum et de produits transformés, aux côtés de Joseph Rivière.
Tous dressent le même constat : les normes administratives et réglementaires européennes deviennent de plus en plus difficiles à supporter pour les producteurs comme pour les transformateurs.
La bagasse permet notamment la production d’énergie, tandis que la filière rhum continue de représenter un secteur d’excellence pour l’économie réunionnaise, avec une forte identité locale et un rayonnement international.
Lors de sa visite, il explique avoir échangé avec des producteurs de rhum et de produits transformés, aux côtés de Joseph Rivière.
Tous dressent le même constat : les normes administratives et réglementaires européennes deviennent de plus en plus difficiles à supporter pour les producteurs comme pour les transformateurs.
« Redonner de l’oxygène aux outre-mers »
Pour Jean-Jacques Morel, le problème dépasse désormais la seule agriculture.
Il estime que l’empilement des textes, des normes et des contraintes administratives étouffe progressivement les capacités de production locales.
« Les agriculteurs perdent l’air. Les transformateurs aussi perdent l’air. »
Son message est clair : les outre-mers nécessitent des adaptations spécifiques, plus simples et plus réalistes, afin de préserver les filières locales face aux réalités économiques du territoire.
À travers cette prise de parole depuis la foire agricole de Bras-Panon, c’est finalement une vision plus large de l’avenir agricole réunionnais qui est posée : celle d’une économie où les producteurs locaux retrouveraient davantage de maîtrise, de rentabilité et de pouvoir dans les grandes filières historiques de l’île.
Il estime que l’empilement des textes, des normes et des contraintes administratives étouffe progressivement les capacités de production locales.
« Les agriculteurs perdent l’air. Les transformateurs aussi perdent l’air. »
Son message est clair : les outre-mers nécessitent des adaptations spécifiques, plus simples et plus réalistes, afin de préserver les filières locales face aux réalités économiques du territoire.
À travers cette prise de parole depuis la foire agricole de Bras-Panon, c’est finalement une vision plus large de l’avenir agricole réunionnais qui est posée : celle d’une économie où les producteurs locaux retrouveraient davantage de maîtrise, de rentabilité et de pouvoir dans les grandes filières historiques de l’île.