Par la suite, nous avions été trainées devant les tribunaux par des élus qui se déclaraient victimes de propos offensant leur honneur. C'était le monde à l'envers. Ils pensaient nous faire taire. Mais, par 2 fois, nous avons eu gain de cause. Là, encore, aucune solidarité féminine. Et, comme toujours, les femmes victimes du pouvoir étaient salies par toutes sortes de propos ignobles et d'inscriptions injurieuses.
Au bout de cette expérience, les femmes concernées ont compris qu'il ne fallait rien attendre de celles qui sont déjà bien placées. Par conséquent, il fallait poser le vrai problème qui est l'emploi.
“Femmes solidaires pour l'emploi” appelle à la création massive d'emplois durables. Le modèle actuel qui repose sur la concurrence entre femmes, d'une part, et entre femmes et hommes d'autre part, est un piège. Une minorité de femmes ont plus qu'il n'en faut. La majorité des femmes ont des difficultés pour terminer le mois. Beaucoup sont très endettées.
Nous avons tous besoin de travailler. Le travail libère la femme, lui assure une identité sociale, lui procure un revenu et la dignité. C'est possible dans une société qui repose sur la solidarité.
A l'occasion du 8 mars, Journée Internationale consacrée, cette année, à la question de “l'Autonomie” des Femmes, par l'ONU, notre association “Femmes solidaires pour l'emploi” dénonce l'hypocrisie des Député(e)s qui réclament aux travailleuses et travailleurs 42 annuités de cotisation pour avoir la retraite mais ne créent aucune condition pour avoir des emplois.
Dans quinze ans, La Réunion aura 1 million d'habitants. Si dans cette courte période, le chômage actuel n'est pas traité en urgence (173 000 inscrits), la situation sera invivable.
C’est pourquoi, en ce 8 mars 2015, nous disons que toute l'attention doit être centrée sur la création d'emploi pour les Réunionnaises et Réunionnais.
Présidente de « Femmes Solidaires Pour l’Emploi »